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26 mai 2017    /    

Instantané : monter les marches à Cannes-

La semaine dernière, j’ai réalisé un des fantasmes de toute méridionale manucurée qui se respecte : me la péter gravement en montant les vingt-quatre « marches de la gloire » à Cannes. Bien que n’ayant pas accédé soudainement à la célébrité intergalactique (pardon), j’ai adoré ce bref aperçu d’un des évènements les plus courus et mondains de la planète. Cela valait bien un petit article de blog en forme de carte postale – un instantané du royaume des palmiers et des robes longues. Garez votre yacht ici, c’est parti.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

2017, le 70e. Ca, c’est la super photo faite à l’Iphone en haut des marches.

Le festival de Cannes est une fabuleuse bizarrerie. Chaque année, les plus grandes stars, les producteurs les plus puissants, les couturiers les plus courus, les mystérieux marionnettistes qui gouvernent en sous-main les mondes du cinéma, de la mode et de la presse, se parent d’or et de lumière pour aller assister tous en chœur à des films russes, turcs ou coréens en VO qui durent 2h30 et parlent généralement de désespoir existentiel, d’exil et d’avortement clandestin.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Cannes, plein de fontaines dans lesquelles aller se noyer après la projection.

La sélection est exigeante : du cinéma d’auteur, faisant la part belle aux films du quatre coins du monde, refusant de céder à la facilité (c’est le moins qu’on puisse dire). Vous n’y verrez jamais les blockbusters qui font du chiffre, ni des comédies : pas de Pirates des Caraïbes ou de Bienvenue chez les Chtis à Cannes…même si leurs producteurs, leurs réalisateurs et leurs vedettes ont tous affûté nœuds papillons et stilettos et sont au rendez-vous sur la Croisette. Parallèlement au tapis rouge et à la compétition pour la palme d’or, le festival de Cannes est devenu incontournable pour son Marché du film, et c’est ici qu’on monte des projets, négocie des contrats, trouve des investisseurs. Nombreuses sont les boîtes de production qui louent des appartements sur la Croisette à cent mille euros la semaine, et affichent aux balcons des banderoles à leurs couleurs, pour montrer qu’ils sont là, qu’ils comptent, parce que Cannes est the place to be quand on veut exister dans ce milieu.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Le village international, un des hauts lieux business à Cannes. Tu n’entres pas sans badge.

Certains regrettent une certaine forme d’hypocrisie : on ne projette que des films durs, sombres et exigeants, on rejette le rire et le tyrannosaure mutant qui se bat contre un robot, mais à demi-mot beaucoup confient être là précisément pour financer ce type de films dont chacun se délecte chez soi, loin des regards du bon goût. On projette des chefs d’œuvre obscurs, mais on habille le Carlton aux couleurs de Transformers, Cars et le Crime de l’Orient Express. Mais on peut aussi dire que Cannes est le dernier endroit où le cinéma d’auteur prend la lumière des flashs, où on célèbre une créativité sans concession et le risque commercial de porter « un certain regard » sur le monde. Sanctuaire de la faune menacée, Cannes préserve des espèces en grave danger d’extinction, comme les plans fixes de deux minutes trente sur une cuisine moscovite.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Le genre de films qui ne seront jamais présentés ici dans la sélection.

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Carlton décoré

Et puis, c’est l’ascenseur émotionnel. On se démène pour obtenir le saint Graal : une invitation à la projection, qui donne droit à un tour de manège sur le tapis rouge magique. N’importe quelle date, n’importe quel film, l’important c’est d’y être, tout soir fera l’affaire. Munie du précieux sésame, la gentille cagole se maquille et se coiffe pendant plus de deux heures, se brûle le crâne au fer à friser, se colle le mascara dans l’œil, déploie des trésors d’ingéniosité pour éviter que ses seins viennent faire coucou à la caméra (un classique de Cannes, avec les décolletés plongeants qui ne permettent pas le port du soutien-gorge). Cannes, ce n’est pas qu’un festival du film, c’est un défilé de mode à ciel ouvert. Une fois sur le tapis rouge, cernée par deux murailles de flashs crépitants au milieu des stars du cinéma, de la chanson et de la téléréalité, elle fait tout pour prolonger ce moment et résister aux cerbères qui lui disent « hop hop hop on avance, arrête de faire ta belle et de te prendre pour Marilyn Monroe, tu montes gentiment ton escalier, tu vas t’asseoir dans la salle et tu arrêtes de faire ton cinéma ». Elle résiste aux injonctions et prend la pose devant les photographes, qui la mitraillent malgré tout parce que 1) il y a quelqu’un de vachement plus célèbre à côté d’elle 2) ils ne sont pas certains qu’elle ne soit pas éventuellement célèbre elle aussi et se disent qu’ils trieront tranquillou après entre le gratin et le fond de tarte 3) ils savent que même si personne ne s’intéresse aux œillades de Miss Cagole, elle va venir le lendemain acheter sa photo souvenir de la montée des marches. (Ce que j’ai bien évidemment fait.)

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte. Ariane Fornia Cannes

Mon souvenir de la montée des marches

L’anecdote de ma montée des marches, c’est ça. Ceux qui me suivent sur Twitter (@itinera_magica) savent que je suis une fan absolue de Notre Dame de Paris et que fin avril, j’étais allée voir le spectacle à Nice. C’était aussi magique qu’il y a vingt ans, avec vitraux, gargouilles et prêtre libidineux. Et surtout, avec la chanteuse libanaise Hiba Tawaji à la voix d’or, qui est une merveilleuse Esmeralda. Je lui avais fait une déclaration d’amour sur Twitter après le spectacle, elle l’avait retweetée et m’avait remerciée, bref, mon petit cœur de midinette avait battu très fort. A Cannes, je monte les marches, éblouie par les flashs et très concentrée sur le fait de ne pas me prendre les pieds dans ma belle robe blanche. Une semaine plus tard, une amie m’envoie une photo qu’elle a repérée sur internet : Hiba Tawaji sur le tapis rouge, et à un mètre, moi, de dos. J’étais juste à côté d’elle et je n’ai même pas saisi l’occasion de glapir « oh Hiba je suis grave fan vas-y faisons un selfie » et de crâner avec sur Instagram. Dans la vie, il y a des occasions en or qui ne se représentent pas. #tragique, mais moins que ce qui va suivre.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Hiba Tawaji en robe violette. A gauche : moi, n’ayant rien capté. (Image de presse.)

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

La même version face (et Iphone). Avec Chien Lee, le nouveau propriétaire du club de foot de Nice.

Une fois nos deux minutes de gloire terminées, on arrive en haut des marches, on commence à s’intéresser au film qu’on s’apprête à voir, et on découvre que c’est une histoire glauquissime de divorce et de disparition d’enfant en Russie. En haut des marches, c’est un remue-ménage assez comique : certains s’éclipsent discrètement et redescendent par les côtés, parce que tout ce qui comptait, c’était le tapis rouge, et qu’ils ne veulent surtout pas voir le film. D’autres n’osent pas se barrer (c’est Cannes, quand même), mais dégainent leur portable, font une recherche Google du nom inscrit sur l’invitation, et échangent des regards de terreur et des « ah ouais quand même, 5h12 de projection ».

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

« Sa mère c’est ça que je vais voir, sérieux ? »

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

« Vazy je me tire en loucedé ». #inspirationfontaine

Sincèrement ? Je ne serais jamais allée voir Faute d’amour d’Andreï Zviaguintsev si je n’étais pas venue à Cannes. C’est un film oppressant sur un couple qui divorce, et projette d’abandonner son enfant car il entrave leurs nouvelles vies respectives. Le gosse entend tout, et disparaît… s’ensuivent deux heures de recherche en apnée, de déchirements et de grosse déprime à la russe, le tout dans l’exubérance visuelle de l’hiver en banlieue moscovite. Niveau indice UV, on pourrait croire que ça a été tourné dans un sous-marin nucléaire. C’est guilleret, c’est désopilant. Bref, je ne serais jamais allée voir ce film, et je suis ravie de l’avoir vu. C’est un film qui m’a remuée et touchée, auquel j’ai repensé pendant plusieurs jours, et qui m’a fait remercier Cannes de me sortir un peu de mon confort culturel et me faire regarder ce vers quoi je ne vais pas spontanément. Le festival se veut la vitrine d’un cinéma mondial ambitieux et j’ai aimé son caractère unique. (Bon, et n’exagérons pas : il y avait quand même toute la team Twilight, avec un film avec Robert Pattison et un court-métrage dirigé par Kirsten Stewart. Je ne suis juste pas tombée dessus.) Après tout, vous connaissez beaucoup d’endroits où Kendall Jenner se met sur son 31 pour aller rendre hommage au cinéma japonais ? Moi non plus.

Ariane Fornia Cannes

A la fin de la projection, ravie de retrouver l’oxygène.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Une façade du vieux Cannes. La ville est devenue mondialement célèbre pour son festival unique.

Après ces émotions slaves, j’ai passé une très belle soirée au restaurant du Majestic, La petite maison (je vous conseille tellement leur méli-mélo de mezze, j’ai employé toute ma volonté de fer pour ne pas lécher l’assiette de la brouillade aux truffes, parce qu’on était pas chez McDo), en compagnie de producteurs, réalisateurs et investisseurs passionnants et passionnés. Derrière les paillettes, le défilé de mode, le bling bling, on mesure à Cannes que des milliers de gens s’ingénient dans l’ombre à nos rêves. Des milliers de projets, d’idées, d’envies et de labeur pour ces 24 morceaux d’éternité par seconde qui feront trembler le projecteur. Je me suis souvenue d’à quel point j’aimais le cinéma, moi qui étais en option audiovisuel au lycée, moi qui ai longtemps rêvé d’être réalisatrice (afin de réaliser que je perdais patience au bout de deux heures de montage, et que j’étais bien plus faite pour l’écriture, où il n’y a ni cameraman, ni éclairage, ni financement entre toi et ton idée). J’ai donc le plaisir de me la péter en disant que j’ai appris des infos exclusives sur des films géniaux et excitants qui sont en train de se monter, et que Cannes m’a donné envie de retourner au ciné toutes les semaines. (Après, pendant les deux ans qui viennent, dès qu’un film sortira je rejetterai ma crinière en arrière, je prendrai un air blasé et je dirai « ouais j’en ai entendu parler à Cannes, ça a l’air pas mal »).

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Le Majestic

Il paraît qu’à Cannes, il y a aussi des soirées démentielles, où on fait des feux d’artifice sur des yachts et des smoothies à la cocaïne, et qu’après les critiques physiquement démolis utilisent les projections pour dormir et dissertent sur des films qu’ils n’ont qu’entraperçus entre deux ronflements, mais malheureusement personne ne m’a invitée à ça. Ils ne savent pas ce qu’ils manquent. J’ai un karma d’animateur de club de vacances et la danse ringarde dans le sang, moi. Invitez-moi à une soirée et je monte sur la table pour danser la Macarena, conviez-moi s’il vous plaît.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Ceci n’est pas une soirée démentielle. Ceci est l’expo alu et néons consacrée au cinéma italien, dans l’hôtel Majestic. Quand la lumière était rose, c’était le monde de Barbie.

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Visages stroboscopiques

Comme personne n’a sollicité mes talents de GO vitaminé, je suis allée me coucher à 1h du mat avec les poules et j’étais fraîche comme une pivoine le lendemain matin pour profiter d’une longue journée à Cannes. En faisant mon jogging sur la Croisette à 7h30 du mat, parce que je suis super healthy comme fille, j’ai croisé les mecs qui revenaient de soirée avec la tronche d’un meuble Ikea qu’on a monté à l’envers, et les zombies qui pérégrinaient vers les projections du matin en dégainant leur sacro-saint badge. A Cannes, le badge, c’est l’accessoire mode ultime. Et si t’en as pas, tu fais comme si. Que ton badge mentionne « régie Canal + » ou « technicien France Telecom », tu t’en fous, tu l’enlèves jamais. Tu vas au petit déj avec ton badge, tu prends ta douche avec ton badge, tu arpentes la croisette d’un air affairé avec ton badge, tu le colles sous le nez de toute personne qui ose te dévisager.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Même quand tu fais ton yoga post défonce sur la plage, tu gardes ton badge, ok ?

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

En face du palais des festivals, le Majestic

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Plages privées sur la Croisette

Du coup, j’ai pris le temps de regarder un peu les gens à Cannes. Les jeunes Asiatiques ravissantes qui se croient dans un casting géant et se trimballent en talons aiguilles à 9h du matin sur la plage en espérant qu’un producteur les repère. Les vieilles Cannoises qui n’en ont rien à taper du festival et qui se font bronzer seins nus sur la Croisette, l’air de dire « venez pas m’emmerder avec vos films, ici on est dans le Sud ». Les gens qui déchaînent toute leur créativité à Cannes et se trimballent avec une iroquoise multicolore et un pyjama licorne.  Les paparazzis qui se cachent derrière les haies et poubelles et braquent leurs téléobjectifs sur les balcons des palaces. Les gens ravagés par la chirurgie esthétique, tellement défigurés et déformés par les injections et les implants qu’ils n’ont plus d’apparence humaine, mais ressemblent à des pastèques tombées du camion et piétinées par un hippopotame. Les gens qui espèrent une invitation et brandissent un carton avec le nom du film dont ils rêvent (il y aurait donc des gens qui viennent pour voir les films).  (Pardon de ne pas avoir immortalisé tout ça, je n’aime pas photographier les gens, je préfère les paysages – ils ne risquent pas de te casser la gueule. J’ai aussi très peu de photos des évènements mondains à Cannes, montée des marches, soirée, etc, car c’est le genre de milieu où il est mal vu de te trimballer avec ton reflex et d’être le paparazzo infiltré). Et toute la sécurité hallucinante – encore renforcée en période Vigipirate –, la Croisette bouclée, le ballet des policiers et des voitures à vitres fumées.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Cactus aux couleurs du cinéma

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

La Croisette fermée à la circulation. (Conseil : si vous voulez venir à Cannes pendant le festival, venez tôt le matin pour espérer vous garer…)

J’ai aussi vu qu’il y avait aussi une vie en dehors de la Croisette, une vieille ville cannoise typique de la Côte d’Azur, toute en églises sur les hauteurs, en calades pavées, bougainvilliers et points de vue sur la Méditerranée éblouissante. J’étais en haut de la colline du Suquet, je voyais les flashs crépiter au loin au Palais des festivals, et je regardais la mer et les îles de Lérins sous les oliviers verts. J’assumais plutôt bien ma non-célébrité, en fait. Je me disais que les beautiful people venaient tous ici pour quinze jours sur la Côte d’Azur, et que moi j’y vivais toute l’année, et qu’un jour moi aussi je serai une vieille parcheminée par les UV à qui on la fait pas, dépoitraillée sur la Croisette au milieu du tourbillon des badges, immunisée par le soleil contre toute forme de mondanité. Que la vie dans le Sud était bien douce.

Gardez Hollywood, I keep PACA.

Mais quand même, si vous voulez m’inviter à danser jusqu’au bout de la nuit sur un yacht, ne vous gênez pas.

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Vieille ville : colline du Suquet

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Au sommet de la colline du Suquet

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Le port de Cannes, non pas côté yacht, mais côté tradi

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Au pied du Suquet, les orangers du sud

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Sur le port

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Vue mer…

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Tour du Suquet

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Au loin, la Croisette

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Devant la mairie de Cannes

 

Festival de Cannes : j'ai monté les marches et je vous raconte.

Cactus party

Promis, j’arrête mes bêtises, je range mon décolleté et je vous sors très vite les articles sur Cabourg et Jersey. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter si vous voulez suivre ça.

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22 commentaires pour
“Instantané : monter les marches à Cannes”

  • Moi qui ai adoré ce papier enfin décalé sur les magies de Cannes, j’ai une question super super importante : POURQUOI LES ROBES SONT-ELLES SI MOCHES – excepté la tienne- ET SI PEU SEYANTES ? vert moisi cacaboudin, tulles vaporeux qui donnent aux filles les plus belles de la terre l’air d’un emballage de poulet, formes abracadabrantes dont jaillit toujours un sein refait ou une culotte pas refaite (c’est fait exprès ou c’est juste une erreur de conception ?). Pourquoi les stars sont-elles toujours fagotées des prototypes ratés de modèles de grand couturier ? Est-ce qu’ils se disent que là ils peuvent tenter le coup : même horrible leur robe sera toujours exhibée parce qu’elle est prêtée et que les nénettes doivent de toute façon en trouver une différente tous les jours ? pourquoi pourquoi pourquoi tant d’abominations visuelles sur ce tapis rouge d’un mauvais goût clinquant ? pourquoi accepter tant de souffrances et de ridicules tandis que les magazines people s’évertuent-ils en plus à nous faire croire que la belle était ravissante bien qu’elle se soit pris les pieds dans sa montgolfière ou qu’elle ait manqué mourir asphyxiée ? Éclaire nous, Ariane, toi qui es entrée dans l’aquarium du factice surfacturé ?

  • Tes métaphores sont toujours excessivement savoureuses ! Le Festival de Cannes ne m’a jamais intéressé, je ne suis pas très strass/paillettes, surtout que tout ça c’est du paraître au max de ses capacités 🙂 Mais j’ai adoré percer le mystère du pourquoi tu étais sur le tapis rouge (et je ne savais pas qu’on pouvait avoir des invitations !)

  • Explosion de rire, et en même temps on se dit wouaaa la lucky woman !
    Sérieux star & Paulette la face À du décor nous a toutes fait rêvé un jour au l’autre, même si on dit toutes le contraire.
    Nous sommes allés, il y a plusieurs années à Cannes (festival), j’ai pas accrochée, je préfère de loin l’arrière pays, les cigales & la tranquillité de cette belle région.

  • Mais quelle classe ! Merci pour ces belles impressions, à la lecture de tes mots nous pensions y être 🙂

  • Comme toujours, qu’est-ce que j’aime te lire! Et bon sang que tu es belle dans cette robe!! Elle te met tellement en valeur, tu es sublime!!
    J’ai adoré ta description des gens croisés au festival, de l’asiatique pomponnée à la vieille parcheminée, hahaha excellent!!! XD Et moi aussi je suis la reine de la danse sur chanson ringarde, on se tape l’incruste ensemble à un pariage? XD

  • T’es la boss de la blogo maintenant c’est sur….les blogueusez lifestyle veulent aller enfiler un jogging, c’est fini même pour elles ! Sinon, et bien je crois que je retiendrai de cet article …. le mec à la gueule de meuble ikea monté à l’envers ….car je suis horriblement jalouse de ne pas être l’auteure de cette métaphore 🙂

  • Mais comme tu m’as fait mourir de rire!!
    J’ai adoré ton article! Et tu es TROP belle dans cette robe! Plus belle que certaines qui veulent sortir avec des robes sorties de je ne sais où!!
    En tous cas, tu gère le steak! félicitation pour ta première montée des marches! L’année prochaine je suis sûre que tu seras invitée pour jouer les GO sur yatch!! Haha!

  • J’adore !!!!
    Tu as réalisé ton rêve, et c’est chouette…
    L’anecdote de l’une de tes stars préférées que tu n’as même pas vue est à la fois super drôle et super triste… C’est fou comme dès fois on est tellement concentré sur une action que l’on en oublie de profiter de l’instant et de juste ouvrir les yeux !

    Encore une fois, un superbe article 🙂
    Des bises

  • Ha ça fait plaisir de revenir faire un tour sur ton blogue! Depuis 2 mois qu’on est parti en voyage pas vraiment eu le temps de suivre les articles et péripéties de chacun.
    Ton article est trop bon comme toujours! C’est une sacrée expérience, sous les paillettes et projecteur. Mais surtout d’avoir découvert un film fascinant/angoissant. C’est bien de sortir de sa zone de confort et de découvrir de nouvelles choses comme tu le dis. Que ce soit en voyage ou en cinéma!
    Bon maintenant j’attend l’épisode 2 : La cagole aux Oscars 😉

  • Tellement bien écrit ! Tellement vrai ! Si j’avais lu ton article il y a quelques jours, j’aurais pu te faire entrer en soirée… et pas n’importe lesquelles (cf. ma dernière photo sur Facebook).

    En tout cas, sur la photo de Hiba Tawaji où on te voit de dos, j’allais te dire que tu ratais aussi Chien Lee… jusqu’à ce que je découvre la photo suivante ! Mais comment le connais-tu !?

  • Cela fait du bien de lire un billet décalé sur the place to be en ce moment, enfin demain soir c’est terminé… tout passe…
    Tu as bien de la chance d’habiter là-bas, je jalouse toutes les filles du Sud ! 🙂

  • Bravo et merci pour ta verve et ton humour : on s’y croirait !
    J’en atteste d’autant mieux que, plusieurs années de suite, nous foulé avec mon épouse ce fameux tapis rouge elle en robe de soirée et moi en costume de pinguin (c’était il y a plus de 15 ans, mais c’était déjà comme ça !).
    Il m’en quelques beaux souvenirs de films et d’acteurs magnifiques … mais aussi celui d’avoir monté les marches avec Nicole Kidman … enfin, au même moment.
    J’aime beaucoup ton style.

  • Ahah ! Beaucoup d’humour j’ai adoré ! Mais quand même se mater un film tchèque de 4h37 en VO avec un smoothie à la cocaïne, ça doit être une expérience inégalable et c’est surement ce qui fait la magie de ce festival !

  • Ton article m’a comme souvent bien fait rire, merci pour cette savoureuse tranche de vie, pour un peu je m’y serais crue avec toi 🙂 Et question pratique, comment ça se récupère une invitation pour une projection ? ça s’achète ? faut un piston ? Non parce que bon, monter les marches une fois, cela ne me déplairait pas… 😉

  • Nous on aime bien le cinéma qui parle de gens vivant dans des conteneurs ou dans des huttes à l’orée du bois. Pas tout le temps, mais au moins parfois. Par contre les strass et paillettes… On se range du côté des mémés provençales. Ça doit valoir l’expérience quand même, le tapis rouge. Peut-être un jour. Et bel article au fait !

  • Nan mais c’est énorme pour la chanteuse! C’est toujours comme ça remarque … lol ! Y’a quelques années on a croisé Alan Rickman sur un passage piétons, on a failli pas le voir, une seule sur les 5 l’a repéré et nous l’a dit 😀 (et purée que j’ai aimé NDP aussi O_O j’en suis ressortie des étoiles dans les yeux, pour pas dire « les larmes aux yeux » parce que ça fait trop midinette qui chiale pour rien, ce que je suis en réalité).

    Sinon cette vision de Cannes en cette période de festival est plutôt intéressante. Je ne suis pas non plus très strass et paillettes mais pour une soirée j’aurai bien aimé voir ce qu’on ne voit pas dans les pages des magazines. Et toi tu nous l’as dit, c’est ça que j’aime bien 😉
    Et ta robe whoua les autres devraient s’en inspirer, je crois que beaucoup oublient ce que c’est la classe ces derniers temps …

  • Chère Ariane,
    j’ai découvert ton blog il y a quelques mois et me délecte à chaque nouvel article ! J’aime ton humour, ton style est à la fois riche et humble, tu me fais rêver avec tes articles aux envolées lyriques et pourtant si vrais. Ton blog dégage une énergie si positive et cet article reportage entre humour et tendresse m’a beaucoup touché. Merci pour le travail que tu fournis sur ce blog 🙂

  • génial cet article toujours rempli d’humour je men lasse pas ! Je te souhaite un joli mariage car il me semble que le grand jour était aujourd’hui! a très vite 🙂

  • Les strass, les paillettes, les gens partout, et les flashs des appareils photos, … Ça me fait un peu peur tout ça. Pas faite pour être célèbre moi, haha !
    Par contre, les photos où il n’y a personne… Là, oui ! (quoi ? agoraphobe, moi ? un peu…)

    En plus, je suis tellement maladroite… J’aurais marché sur un bout de robe, je serai tombée à la renverse, entraînant tout le monde dans les escaliers avec moi… Une vraie comédie. (Ah, le cinéma, on y revient !)

  • J’ai adoré ton article !! Je m’y retrouve tout à fait en tant que niçoise qui cherche depuis des années le saint graal badge ! Les films deprimants, les pseudo stars qui se font voir puis vont boire un coup en zappant la projection.. tu résumes tout si bien ! Et pour les personnes que tu as croisé sur la Croisette elles y sont toutes l’année … elles ne savent pas que les paparazzi n’y sont que quinze jours en Mai par contre ! C’est pour ça que je n’aime pas trop cette ville mais tu le dis bien… Cannes on adore détester mais si vous m’offrez une place j’y cours faire ma belle aussi !

  • Mais quelle plume !!! Je dévore tes articles comme des bons films, tu as le sens de la répartie, de l’humour, cet article est mythique!!!!! Et quelle robe digne des plus grandes stars ma chéééwiiiiie !!!! Bon, je crois que je suis démasquée, oui je portais un pyjamas Lykorne à Cannes, et aloooooors !!! Si on ne peut même plus se promener incognito, alors tout se perd !!!!! Très chouette cet article miss paillettes Cannoise !!!! Bisous

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