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27 octobre 2016    /    

J’ai grandi dans une maison hantée-

D’où venez-vous ? La question est trompeuse. On peut naître quelque part par hasard, par un caprice du destin, et ne jamais y prendre racine. On peut passer toute sa vie dans un endroit sans jamais le faire sien, et toujours aspirer à autre chose, à un ailleurs qui nous ouvrirait les bras. J’ai longtemps cru que j’étais une fille de l’air, toujours à la poursuite du soleil, heureuse partout, chez moi nulle part. Mais je sais aujourd’hui que j’avais tort. Le lieu où je suis née est un sortilège auquel ma vie n’échappera pas. Où que j’aille, où que je m’enfuie – je suis condamnée à n’être chez moi qu’ici, au sud de la Drôme. Et tous les voyages me ramènent toujours à la maison.  Aujourd’hui, je vous révèle d’où je viens. Le défilé de Donzère, des archanges un peu maléfiques et des fantômes mangeurs de produits laitiers sont inclus.

Connaissez-vous le défilé de Donzère, en Drôme provençale? Voici le pont du Robinet, les falaises du Rhône, et ma maison hantée. Histoires de fantômes.

Chat noir sous la porte de l’Argentière, à Donzère…

 

Connaissez-vous le défilé de Donzère, en Drôme provençale? Voici le pont du Robinet, les falaises du Rhône, et ma maison hantée. Histoires de fantômes.

Coucher de soleil sur le défilé de Donzère

 

Le défilé de Donzère, en Drôme provençale

J’ai grandi à Donzère, une petite ville du sud de la Drôme provençale, sur les bords du Rhône. Dans les vieux manuels de géographie, Donzère s’illustrait par le défilé auquel elle a donné son nom : ici, le fleuve se resserre, pris en étau entre de hautes falaises de calcaire, et devient plus profond, plus rapide et dangereux qu’ailleurs. C’est un peu l’équivalent provençal du rocher de la Lorelei sur le Rhin – le lieu périlleux où l’eau se fait sournoise et où l’écho des voix sur le rocher joue des tours aux marins. Au cœur du défilé de Donzère, le pont du Robinet, superbe pont suspendu du début du 19e, a été trois fois reconstruit après avoir succombé aux colères du fleuve.

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Le Pont du Robinet

 

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Moi au sommet des falaises, au dessus du défilé

 

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Suspendu au dessus du Rhône profond, le pont du Robinet

 

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Les falaises surplombant le Rhône

 

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Le défilé vu depuis l’archange, à Viviers

Les rives du Rhône, ici, sont sauvages et labyrinthiques, traversée par mille canaux bordés de figuiers, de sanguines et de ronces. Ce sont des paysages dont l’envergure poétique est méconnue : souvent les gens filent sur l’A7, vers la Méditerranée, et ignorent tout de nos falaises vertigineuses, de nos rives enchevêtrées, de nos reliefs ciselés par le calcaire.

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Sur les rives du Rhône

Le cœur de Donzère est un petit village provençal datant du XIe siècle, avec un dédale de rues voûtées et enjambées par des arches de pierre, une église romane remarquable, une imposante tour de l’horloge et de petites places où on imagine un vieux bal populaire. Les remparts d’une forteresse médiévale en ruines la surplombent, et portent le regard jusqu’au Rhône et aux collines d’Ardèche.

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Au sommet des remparts de Donzère.

 

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Dans les rues de Donzère, en Drôme provençale

Mais quand je dis Donzère, à vrai dire, je pense moins à la ville qu’à la maison. J’entends les italiques. Mon frère et ma sœur aussi. Où que nos vies nous mènent, quelques soient les étapes du parcours, quand nous disons « la maison », nous ne pensons qu’à celle de Donzère.

Dans les rues de Donzère

Dans les rues de Donzère

La maison du destin

Mes parents ont acheté cette maison alors que j’étais dans le ventre de ma mère. Pourtant, aucun des deux ne venait d’ici. Mon père avait grandi de l’autre côté de la mer, au Maroc, et ma mère au pied des hauts beffrois du Nord. Tous les deux avaient quitté leur pays natal. Leurs maisons d’enfance avaient été vendues, confiées à d’autres mains, et ils ne pouvaient répondre à la question « tu viens d’où ? » que par un temps du passé. C’est quelque chose que j’ai du mal à imaginer, et qui m’effraie : devoir dire un jour « j’ai grandi en Drôme provençale », sans que plus rien n’ancre dans le présent ce pan tellement essentiel de ma personnalité et de ma vie.
Pourtant, c’est un concours de circonstances qui m’a fait naître à Montélimar, le 6 septembre 1989. Une série de hasards à qui rien ne prédestine. Alors que ma mère touchait au terme de sa grossesse, elle a entendu parler d’une maison à vendre que personne ne voulait acheter.
Une maison complètement paumée, loin de tout, au bout d’un chemin cahoteux qui défonçait les voitures basses. Une maison perchée sur un éperon rocheux, au-dessus des falaises surplombant le Rhône, seule comme un phare sur une île perdue.

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Vue sur le Rhône depuis la maison.

Une très vieille maison, dont les anciens cadastres attestaient les traces dès le XVIe siècle, qui avait été au XIXe une magnanerie – une manufacture où on tissait la soie à partir des cocons des vers du mûrier. Une maison à moitié en ruine, « inhabitable ».
Une maison entourée de forêts, de puits et de bassins de pierre, des voûtes souterraines où se réfugient les salamandres, tout un réseau hydraulique complexe et infiniment ancien, dont les ruines d’un vieil aqueduc qu’on prétend gallo-romain. Quelqu’un m’a dit un jour que « Donzère » venait de « Duzéra », que ce nom ancien signifiait « forteresse de la montagne », et qu’il y a une infinité de siècles, le premier village avait été fondé ici, là où se dresse aujourd’hui la maison. Tout autour de nous, sur les pentes qui mènent au Rhône, nous trouvons les ruines de très vieilles habitations, pierres disjointes, routes oubliées, et la question reste en suspens – quand… ?

Ma mère a eu le coup de foudre pour cette maison de conte de fées. Un morceau de bout du monde, des hectares et des hectares de forêt, tout cela pour une bouchée de pain – elle a senti qu’une telle occasion ne se reproduirait pas. Elle savait que le monde rapetissait d’année en année, que les solitudes étaient mitées par l’urbanisation et la flambée des prix, et que c’était sans doute la seule chance de devenir propriétaire du château de la Belle et la Bête. Même déglingué, même en vrac.

La maison labyrinthe

Les travaux ont duré dix ans, petit morceau par petit morceau. Nous avions pris l’habitude de vivre dans le provisoire. Pendant très longtemps, nous n’avions pas l’eau de la ville, et vivions de citernes tout l’été. Quand j’étais petite, il y avait des portes qui donnaient sur le vide, et des escaliers qui ne menaient nulle part. Mais nous ne voulions pas détruire. C’était presque de la superstition : ma mère avait lu les livres, vu les films d’horreur. Dans une vieille maison où tant de gens sont nés et morts, on ne rase rien, on ne remue pas le sol riche en squelettes, on ne chamboule pas les esprits du lieu. On transforme peu à peu, sans perturber les fantômes. La maison est restée bizarre. L’ancien et le neuf s’emboîtent comme dans un château de cartes, les visiteurs se perdent toujours les premiers jours. Il y a plusieurs tableaux électriques, plusieurs systèmes d’approvisionnement en eau, le dédale des vannes et des conduits envoie tout électricien et tout plombier en cure de repos. Il y a des alarmes vicieuses qui vrillent les oreilles et manquent d’électrocuter l’imprudent qui met ses doigts au mauvais endroit. On compte mille clefs et autant de verrous compliqués. Il fait un froid glacial l’hiver, malgré tous nos efforts d’isolation et de rénovation, mais frais l’été. La partie la plus ancienne, la cave voûtée, est si épaisse et opaque qu’on pourrait sans doute y survivre à un accident nucléaire.

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Quand j’étais ado, la maison m’inspirait pas mal d’images gothiques.

Une maison de film d’horreur

La maison parle, la maison vit. La nuit ici est pleine de murmures. Les grands cyprès ont quelque chose de mortuaire, les chênes jettent des ombres grinçantes sur les vieux carrelages. Les sangliers font bouger les arbres comme des marionnettes, le crépuscule est rempli de chauve-souris. Sans même parler de nos animaux à nous, dont l’œil ne se ferme pas quand le soir descend. La nuit, on entend les chiens attaquer des spectres cachés dans les buissons et l’échine des chats se hérisse quand ils fixent un ennemi invisible sorti des placards. Mon frère, ma sœur et moi, nous le savons : la maison est vivante. C’est un grand cœur qui bat dans le noir, et qui nous dit : reviens.

A un moment de ma vie, j’ai voulu fuir Donzère, et j’ai cru pouvoir y échapper. J’ai fait mes études loin, et j’ai eu la chance inouïe de faire le tour du monde, d’aller dans des endroits dont le simple nom fait rêver, comme l’Australie, les Seychelles ou Hawaï. Je partage ma vie entre plusieurs endroits, Aix-en-Provence, Munich, et tous les lieux où une coïncidence ou un désir m’appellent. Mais je sens, je sais que je ne serai jamais chez moi ailleurs. Ailleurs qu’en Provence. Ailleurs qu’à la maison. C’est comme une ancre qui ferait le tour du globe et me ramènerait toujours sur les plateaux calcaires, sous les chênes verts et les pins, au creux du défilé de Donzère.

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Vue sur les falaises hérissées de pins foudroyés, depuis la maison.

Dans les livres, les gens hantés par une maison l’ont reçue en héritage depuis les plus hautes branches de l’arbre généalogique. Leur trisaïeul y est mort, le blason de leur famille orne la cheminée depuis mille ans. Je n’ai pas ce privilège aristocratique, mes ancêtres étaient des paysans et des artisans. La maison a été achetée l’année de ma naissance. Mes morts ne dorment pas ici. Mais c’est comme si, depuis les limbes amniotiques, j’avais reçu un écho venu du fond des âges. Comme si la maison m’avait donné les clefs du caveau. « Ce sont tes légendes, désormais ». Les salamandres, les aqueducs, les vers à soie, les murs de pierres sèches, les sarments biscornus, les douves, les caves profondes, les chênes tricentenaires, les chemins secrets. Mon trésor et mon sacerdoce. La maison habite mes rêves. Ma plus grande crainte, c’est d’en être un jour bannie. Je ne peux imaginer repasser à Donzère sans pouvoir rentrer à la maison.

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Tant qu’une racine s’enfonce dans cette terre, l’arbre vivra…

C’est à cause d’elle que j’ai toujours aimé les histoires de château hanté, de malédiction ancienne, de secret dormant. A cause d’elle que mon imaginaire est gothique en diable, que je crois aux fantômes quand le soir tombe, et aux murs qui gardent l’empreinte des voix éteintes.

L’archange de Viviers et les donzelles de Donzère

Depuis les pièces les plus hautes de la maison, on aperçoit, sur l’autre rive du Rhône, la statue la plus saisissante que je connaisse : l’archange Saint Michel terrassant le démon, au-dessus de la ville de Viviers. Au pied de la statue se trouve une petite pièce grise, aux murs épais. Un cachot. Au Moyen-Âge, lors des grandes épidémies de lèpre et de peste, on y parquait les condamnés, emmurés de leur vivant. Vertu et sadisme se confondent parfois étrangement, quand le soleil se couche sous les ailes de l’archange. Dans la lumière du soir, le bien et le mal se livrent à la lutte éternelle, et la nuit semble sceller la victoire de la bête. Quand le noir et la brume nimbent le Rhône d’un épais linceul, je ne sais si je dors sous l’œil de l’archange, ou du démon tordu à ses pieds.

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Viviers, vue depuis la maison.

 

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L’archange et son démon

 

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Panorama au pied de la staute

 

L'archange St Michel à Viviers

L’archange et sa ville.

 

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Viviers, vue depuis la statue

Et sur la colline qui fait face à la maison, sur le versant drômois du défilé de Donzère ? A demi dissimulés par la végétation se dressent trois rochers aux formes hâves et mélancoliques, qu’on appelle les « trois donzelles de Donzère » : trois jeunes filles changées en pierre à force d’attendre leur fiancé parti sur le Rhône. La patine des averses sur le calcaire tendre leur a dessiné des voiles de veuve. Depuis combien de siècles espèrent-elles le retour qui ne viendra jamais ?

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Les Donzelles de Donzère

Histoires de fantômes et de yaourts

J’ai déjà eu des amies venues dormir qui m’ont réveillée au milieu de la nuit, paniquées. Il y a quelqu’un. Il se passe quelque chose. La maison nous taquine. Dans la famille, nous avons tous des histoires.
Un jour, un miroir énorme, hérité de mon arrière-grand-mère, s’est renversé dans une pièce vide, nous condamnant à sept ans de malheur et nous plongeant dans la terreur : comment ce miroir avait-il pu s’écraser sans que personne y touche ? La vérité était velue : un chat avait réussi, on ne sait comment, à se faufiler dans cette chambre inhabitée sous les combles, et avait précipité la chute de la glace.
Souvent dans la maison, les animaux sont la clef des histoires de fantômes. Un hibou grand-duc s’est un jour engouffré par la cheminée – vous imaginez ce que c’est de rentrer chez soi et de découvrir un oiseau paniqué de deux mètres d’envergure en train de refaire la déco avec méthode et goût. Petite, j’ai eu droit à la visite d’une chauve-souris dans ma chambre, ainsi que d’une énoooorme araignée tombée sur ma tête en plein sommeil.

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Les chats, à l’origine d’un certain nombre de phénomènes paranormaux

Mais les bestioles n’expliquent pas tout. Ma mère a eu un jour ce rêve étrange, alors que commençaient les plus gros travaux. Des esprits sont venus la voir en songe et lui ont dit « Ne touche pas à la tour centrale. » C’était un avertissement. Ma mère est athée, rationnelle, pas du tout versée dans le paranormal… mais nous n’avons pas touché à la tour centrale. On n’énerve pas les morts. Mon histoire à moi est moins solennelle : un jour, j’ai rêvé que le fantôme des roches allait dans le frigo piquer le dernier yaourt à la fraise, jalousement gardé depuis des jours et soigneusement planqué derrière les mal-aimés yaourts à la cerise, que j’abhorrais. (Parenthèse produits laitiers : sérieusement, y a-t-il quelqu’un parmi vous qui aime les yaourts à la cerise ? Je ne dis pas tolérer, mais aimer, vous savez comme dans la chanson « aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau, c’est monter si haut, toucher les ailes des oiseaux », tout ça. J’ai l’impression que les yaourts à la cerise sont toujours les rebuts, les pestiférés, ceux qu’on mange à contrecœur en ravalant un haut-le-cœur. Pourquoi les fabricants continuent-ils d’en mettre dans les paquets ?!) Revenons à nos fantômes. Au petit matin, le yaourt à la fraise avait disparu. La poubelle ne contenait aucun emballage. Toute la famille a clamé son innocence. Je ne saurai jamais s’il s’agissait d’une fringale ectoplasmique ou d’un larcin fraternel.

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Donzère, la ville où les yaourts disparaissent

Mais la maison ne m’a jamais fait peur. On m’a dit plusieurs fois que c’était une maison de film d’épouvante. On m’a demandée si elle était hantée. « Bien sûr », ai-je répondu. Comment pourrait-il en être autrement, dans une maison vieille de quatre siècles, où chaque pierre cache un mur effondré, chaque talus, un squelette, chaque porte, un secret ? Il y a un tunnel sous la maison, que nous n’avons jamais exploré jusqu’au bout, par peur de l’effondrement. Il y a quelque part, sur les hauteurs, des grottes où des randonneurs nous ont dit avoir vu des ossements. Bien sûr qu’il y a des fantômes. Mais ils ne m’en veulent pas. Ils savent qu’un jour, je serai l’un d’eux. Que je mourrai ici, qu’on jettera mes cendres au pied d’un chêne, et que je me joindrai à leur chœur silencieux. Ils savent que je suis acquise à leur cause. Pourquoi se hâteraient-ils ? Je serai un jour à eux. Et je piquerai tous les yaourts à la fraise, nuit après nuit, jusqu’à la fin des temps.

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Sur les falaises, où je compte squatter pour l’éternité.

 

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Salut, futurs habitants de la maison. Voici votre fantôme

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32 commentaires pour
“J’ai grandi dans une maison hantée”

  • Un article magnifique. C’est étonnant comme certains lieux nous colle à la peau et je pense que des lieux chargés d’histoire le sont encore plus. Moi j’ai grandi dans une banlieue moche d’île de France à laquelle je n’est aucune attache malgré mes 20 années passées la bas. Par contre je suis très attachée à la maison de ma grand-mère dans le Maine et Loire. Une très vieille bâtisse chargée d’un long passé. J’y ai passé grand nombre d’été et c’est indéniablement un lieu qui me colle à la peau.

  • Merci, Cécile, pour ce beau commentaire ! J’ai souvent entendu des témoignages comme cela : des gens qui ont déménagé beaucoup petit, ou ont vécu, à cause du travail de leurs parents par exemple, dans des lieux sans grande identité et auxquels ils ne sont pas attachés, mais ont choisi comme patrie de coeur et de mémoire une maison de famille, celle d’un grand-parent, d’une tante, etc, qui avait la magie et la poésie manquant à leur domicile habituel. Le Maine et Loire, c’est une région sublime, en plus !

  • Alors, au risque de te décevoir et de paraître bizarre, moi j’aime bien les yaourts à la cerise 😀 Quand j’étais plus jeune et que mes parents voulaient savoir quels yaourts acheter, je leur demandais les paniers de Yoplait à la cerise… alors que je déteste ceux à la fraise hihi
    En tout cas très chouette article qui, comme d’habitude, donne envie de plier bagage et de venir découvrir ce petit coin de France.
    Mes grands parents avaient une vieille ferme perdue dans la campagne du Haut Doubs. Quand j’étais petit, j’y allais pour les vacances, on dormait mon cousin et moi dans une chambre dont une porte donnait directement sur la grange à foin, il y avait toujours des bruits bizarres, le parquet grinçait, le vent s’infiltrait à travers les volets ou les fenêtres mal isolées et ça sifflait, les chauves souris tournaient juste devant notre fenêtre… On flippait toute la nuit ^^ On avait la trouille que des fantômes ouvre la porte de la grange et viennent dans dans notre chambre. Parce qu’évidemment, à part du foin, qu’est ce qu’il y a dans la grande à foin d’une vieille ferme de campagne ? Des fantômes forcément… Je passais mes nuits la tête sous le drap ^^ Ça faisait beaucoup rire mon grand père d’ailleurs… Bien sûr, le plus souvent, les bruits venaient… des chats dans la grange qui couraient après les souris. Ou qui couraient tous seuls 🙂

  • Non, je suis désespérée, je croyais rallier du monde pour ma révolution anti yaourts à la cerise, je nous voyais déjà envoyer une pétition collective à Paniers de Yoplait, et je vois qu’ils ont plein d’adeptes ! Bande de traîtres 😀
    J’adore ta description de la grange aux fantômes – c’était exactement comme ça chez nous à Donzère quand j’étais petite ! depuis, ça s’est un peu civilisé, travaux obligent, mais on a toujours les chauve souris et les fantômes, évidemment !

  • Quelle histoire trépidante !!!! J’entendais les rideaux se soulever, les portes grincer, j’ai même vu le fantôme en question te voler ton yaourt 😀 😀 😀 !!!! Je ne connais pas Donzère, et je comprends ton attachement (euh par contre, le pont du robinet ;D ;D, c’est sérieux ? J’aime bien le Pont de l’évier et du bidet mais ça fait longtemps que je ne les ai pas vus…) ça a l’air super beau !!! Et la vue de ta maison, c’est un truc de fou furieux, c’est magnifique !!!! Bon, et bien si j’ai bien compris, j’apporte mes bagages très vite, hihi. Alors juste une chose, quitte à te chiffonner…. La lykorne fantômatique adore les yaourts à la Cerise : j’en rajoute même une couche, quitte à ce que ce soit notre première querelle de couple (la couple est pleine…), ce sont mes préférés !!! Dans ma maison d’enfance, ce sont les yaourts à la fraise et à l’abricot qui restaient toujours à la fin…. Donc mauvaise nouvelle, tu ne pourras plus cacher tes yaourts à la fraise derrière ceux à la cerise… Je les aurai tous mangés (mouahahahahahahah, rire sadique)…. Superbe article gothique, bonne journée !!!

  • Merci belle et chatoyante licorne !
    Roh on ne se moque pas du pont du Robinet, comment oses tu ! sinon j’enverrai tous mes fantômes chez toi démonter la tuyauterie 😛 non sérieusement, c’est vrai que c’est un peu incongru, mais on s’habitue quand on est donzérois, je pense.
    Tu sais que je te fais découvrir la maison hantée en live quand tu veux. Mais les yaourts à la cerise ! Notre couple est en péril ! A moins que… au moins, personne ne me les piquera.
    Je fais un compromis : j’adore les cerises. Les vraies. Entières. Pas en yaourt. Je veux même bien te faire un clafoutis. A très vite !

  • J’aime les yaourts à la cerise !!!!

  • C’est normal, t’es Ardéchoise, tu peux pas comprendre 😛

  • Très jolie l’histoire de cette maison ! J’aime beaucoup ta façon d ‘écrire.
    Ma maman adore les yahourts à la cerise et déteste ceux à la fraise, comme quoi il faut de tout pour faire un monde ! :p

  • Merci Lucie pour ta visite ! Je vois (en lisant les commentaires ici et sur FB) que je n’ai pas réussi à rallier du monde à ma cause pour l’insurrection contre la carise, je suis toute dépitée 😉

  • What a beautiful narrative post! Haunted or not , I have to say that view that you had from your home…. wow! No wonder your mom fell in love with it! Hahah … and yes pets are usually guilty of most ghost stories..

  • Thank you dear Claudia, you’re so kind! Yes, this house has magical views on the river, it’s a very special place… I can live with the ghosts or pet ghosts 😉

  • Je tombe sur ton blog par hasard et je vois le titre de l’article… original je me dis ! Amazing! Tu racontes bien, les mots sont bien choisis et au travers d’anecdotes tu me fais découvrir un peu de ta région, ton village et de ta maison. L’endroit est superbe malgré le spectre de tomber sur un fantôme. Je promets que je ne filerait plus sur l’A7 la prochaine fois.

  • Merci Phil, ça me fait vraiment plaisir d’avoir pu attirer ton attention avec ce titre… sans te décevoir après 😉 Si tu passes par la Drôme, fais moi signe, je te donnerai tous les bons plans ! Et je file découvrirà mon tour ton univers.

  • J’adore toujours autant lire tes articles. Ta plume est tellement belle. ♥

    J’aimerais aussi avoir une “maison”. Mais je sais que mon cœur en a une, quelque part en Grande-Bretagne. 🙂

    Oh, et puis la vue depuis ta maison. Whoa ! Magique !
    Mes parents aussi aiment les endroits paumés. On râlait, mes frères et moi quand on était petits. Mais finalement, ça offre des aventures géniales. 🙂 (bon, okay, pas tout le temps haha)

    Gros, gros bisous. ♥ xx

    PS : un jour, j’ai mangé un yaourt à la cerise avec de vrais morceaux dedans. Le premier, le SEUL, yaourt à la cerise que j’ai apprécié manger. Sinon, je suis bien d’accord avec toi… Beurk ! Haha.

  • Merci Clémentine, ça me touche vraiment beaucoup, je suis heureuse de savoir que cet article et ma façon d’écrire ont su te parler.
    J’adore suivre tes aventures en Grande-Bretagne, et je t’imagine tellement bien dans une “MAISON”, quelque part dans la campagne écossaise ou anglaise, pleine de fantômes, d’animaux, de musique, de fruits et de fleurs… et de cerises, des vraies 😉 merci de me soutenir dans ma quête ! Je t’embrasse, au plaisir de te lire très vite

  • Ben moi j’aime autant ceux à la fraise qu’à la cerise!!!! 😉 Une nouvelle fois, et au risque de me rererererererépéter, un superbe article! Quelle plume… mais quelle plume!!!

  • Anne-Lise, tu es un amour ! même si tu refuses de prendre parti 😀

  • Quel article ! Je ne connaissais pas ce coin de France. Je dois avouer honteusement que nous avons beaucoup de retard en ce qui concerne la découverte de notre beau pays… “D’où tu viens ?” La question à laquelle je ne sais jamais répondre… “Euuh bah où je suis née, à Paris… Où j’ai vécu le plus longtemps ? Dans les Pyréenées orientales… Chez moi ? Partout je crois…”
    Fille de militaire nous avons toujours beaucoup bougé, et c’est vrai que je crois que je n’ai pas de chez moi. Nous n’avons aucune maison familiale, rien ne reste. Peut-être que nous ne croyons pas en la pierre ? Je ne sais pas… Je ne compte plus le nombre de déménagements, que ce soit moi ou ma famille. Alors je crois qu’au fond je me sens comme chez moi partout… même si inlassablement le sud semble toujours me rappeler à lui…
    (Eloïse)

  • Je comprends, j’ai beaucoup d’amis dans ce cas, qui ont pas mal déménagé, bougé, et n’ont jamais eu le temps de développer des racines. C’est une liberté aussi, je pense, tu ne risques pas le mal du pays, la douleur de perdre ta maison d’enfance, la nostalgie, etc, tu es libre, caméléon. Chez toi partout !

  • L’introduction m’emporte déjà, et je me reconnais à travers ces mots. J’ai renié Dionay toute mon adolescence, et puis j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en la quittant. Je sais que je viens de là-bas, et que j’y reviendrais toujours.
    “e fleuve se resserre, pris en étau entre de hautes falaises de calcaire, et devient plus profond, plus rapide et dangereux qu’ailleurs” : je me souviens, tu me l’avais expliqué! Et le pont du Robinet, ce pont où l’on est passé à cheval et qui n’est en rien rassurant! Je suis ramené des semaines en arrière, et je suis de nouveau à cheval avec Toscane, Priam et toi… Quelle belle journée!
    Je comprends ta maman ! Quand j’ai vu ta maison, au fond des bois, au bout du chemin que ma kangoo a courageusement descendu, moi aussi je suis tombée amoureuse. Un deuxième paradis, jumeau du premier, petit frère de Dionay! 🙂
    Les coïncidences ne font qu’augmenter : comme toi, mes parents ont acheté la maison l’année de ma naissance, une vieille ferme rénovée qui maintenant compte deux maisons, un petit appartement, des box, des balcons, des garages, un atelier… J’ai vécu deux mois dans une caravane, à ma naissance, puis j’ai pris des bains dans l’évier parce que nous n’avions pas de douche fonctionnel, et petit à petit, la maison a pris la forme qu’elle a aujourd’hui. Quand tu parles des travaux de rénovations, des anciens habitants, je revois les vieilles photos de la ferme que mes parents ont acheté moins chère que la cheminée, et je me dit que tu as raison. Mes parents n’ont plus, n’ont pas voulu balayé l’âme de ce qui est progressivement devenu chez nous.
    J’ai ri, en ce qui concerne les phénomènes paranormaux… Et paranormalement venus des bestioles que l’on aime plus que tout. Nous aussi, chat, chien, chauve souris, petits oiseaux et grosses araignées (que ma mère protège corps et âme) nous ont joué des tours.
    La parenthèse yaourt m’a fait mourir de rire. Pour ma part, les rebuts sont ceux à la fraise 😉 mais je n’aime pas particulièrement ceux à la cerise non plus. En tout cas, je comprends que parfois, on ne puisse croire au hasard.

    La première photo de la porte de Donzère est superbe ! La compo, le sujet, les lignes… et puis, cette rue ressemble de près à celle dans laquelle Justine vit! Je me demande si c’est la même ?!
    “Moi au sommet des falaises, au dessus du défilé” : l’image est vertigineuse ! Est-ce la vue dont tu me parlais, du fond du près de Priam ? En tout cas, j’aime la photo : toi, ton Rhône, ta Drôme, tes chats. Ta vie quoi!
    “Suspendu au dessus du Rhône profond, le pont du Robinet” : L’une des plus belles photos de cet article. Quelle incroyable pose longue, tellement mystique, tellement bien maîtrisé ! Le Rhône et les falaises paraissent tellement puissant, tellement menaçant… Superbe, vraiment! (un peu trop de vignettage, peut-être ? 🙂 )
    “Le défilé vu depuis l’archange, à Viviers” : tu m’avais dit que j’adorerais y monter… Et quand je vois cette photo, je comprends pourquoi!
    Oh, les photos de l’archange et du démon! Quand je suis venue, tu n’as cessé de me décrire cette statue, et je la vois enfin de plus près. Je comprends mieux quand tu le disais qu’il y avait qqc de mystique là haut, quelque chose de poignant et de dérangeant, comme si le mal y avait réellement régné.
    “Donzère, la ville où les yaourts disparaissent” : j’adore cette photo, elle représente tout ce que je connais de Donzère : ciel bleu et maisons de pierres. Très belle composition ici aussi, j’aime la géométrie ! et les lignes de fuite!

    La conclusion de ton article est belle, pleine d’émotion et de poésie. Je n’avais jamais vu les choses ainsi, mais tu as raison : j’hanterai Dionay aussi!

    A très bientôt! Je t’embrasse

  • Merci Marion pour ton commentaire, je t’avoue que j’avais hâte que tu lises cet article, parce que je savais que tu serais sans doute celle qui me comprendrait le mieux, et je pense que sur ce point, on se ressemble énormément toi et moi, on a vécu la même évolution : gamine et ado un peu rebelle qui rêve de se barrer de son trou paumé, et adulte qui prend la mesure du trésor qui a été le sien, qui le chérit et ne veut pas le perdre ! Dès que je reviens en France après mon long séjour bavarois, je te fais signe pour venir te voir à Dionay, j’ai vraiment, vraiment envie de découvrir cet endroit magique – j’ai eu tellement de bonheur à te montrer Donzère, j’ai envie de voir maintenant Dionay avec toi !
    Oui, la vue dont je te parlais, c’était derrière le parc des chevaux du bas, à gauche en arrivant, c’est exactement cette photo – je t’y emmènerai avec plaisir la prochaine fois que tu viens !
    Pour la pose longue, merci beaucoup, et oui pour le vignettage : c’est une photo de l’an dernier, à l’époque j’utilisais un filtre pas cher trouvé sur Amazon (j’ai oublié la marque, un truc du genre KFCpro mais pas exactement ça, je vérifierai), et il me faisait vraiment beaucoup de vignettage. J’ai moins ce souci avec mes filtres Hoya (sauf sur le grand angle, mais je pense que c’est difficile à éviter avec un grand angle…)
    L’archange, je suis contente d’y être retournée et d’avoir pu te montrer la photo, pour moi c’est un lieu presque terrifiant tellement il est mystique !
    merci pour ton amitié et merci de me comprendre si bien ! A bientôt, j’ai hâte qu’on puisse se revoir !

  • Bonjour. Plus grand chose à ajouter après les contributeurs précédents. Oui, très beau texte, notes d’humour, belles photos. Je ne connaissais pas le défilé de Donzère sous ce bel aspect sauvage et mystérieux, bien que j’habite pas bien loin. Donc j’en ai appris pas mal. La vue depuis l’archange est magnifique, il faudra que je découvre cela. Sinon j’ai été élevé en ville, au 5ème étage, c’est beaucoup moins romantique. Trop haut pour planter des racines, mais j’envie ceux qui en ont. Merci pour ce beau partage. HT

  • “Trop haut pour planter des racines” – cette phrase est magnifique ! merci pour ce commentaire qui me va droit au coeur, je suis touchée.

  • Incroyable puissance d’évocation qui mêle le passé et l’avenir avec magie… se pressentir le futur fantôme d’une maison, quel destin ! Bravo pour ce magnifique hommage au pays d’enfance, dont on ne revient jamais.

  • Tu m’as vraiment fait rêver avec cet article Itineramagica…
    Tu as un véritable don pour conter et émerveiller !
    Et ça a dut être fabuleux de vivre dans une telle maison, emplie de secret !

  • […] La ville d’où je viens, c’est Donzère en Drôme provençale, et je lui ai déjà consacré un article passionné, qui est à mes yeux un des plus personnels et les plus beaux de mon blog : je vous parle de la […]

  • […] vous le savez peut-être, je suis Provençale, Monsieur est Bavarois, et notre cœur est partagé entre ces deux régions sublimes. Me demander […]

  • Merci, cela est magnifiquement écris. De la poésie , de la beauté. C’est vraie que Donzère est un magnifique village. La drome provençale est chargé d’histoire de vie , de rêves. Merci encore et bonne continuation de la part d’un autre Drômois.
    Gilles

  • Bonjour, nous venons de lire ton témoignage. Très enrichissant. Toi qui ressent ces choses là nous regrettons que tu ne puisses pas venir chez nous sur Malataverne. Nous sommes les gardiens d’un vieux mas que ton papa connaît bien puisqu’il y passait souvent pour aller au colombier. A l’époque j’avais rencontré ta maman et je lui avais demandé si un jour elle avait la possibilité de passer nous voir de s’arrêter. Justement pour lui parler de ce qui se passe dans cette maison qui a été exorcisé. Elle aussi une ancienne magnanerie. C’est surtout mon mari qui a des contact très puissant avec les entités.Les gens le prennent pour un fou. J”aurai aimé que tu puisses visiter cette maison pour voir si tu pouvais ressentir quelque chose. Mais les choses ont changés, les propriétaires sont souvent là . Dommage.

  • Belle plume, lecture très agréable, bravo ! j’ai vécu dans une ferme hantée avec la présence de phénomènes très impressionnants, mais sans ressenti de malignité.
    J’ai vraiment apprécié votre texte mais ne comptez pas sur moi pour pétitionner contre les yaourts à la cerise, ah ça non !
    Bon dimanche.

  • Merci pour ce commentaire qui me touche beaucoup !

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