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29 mars 2017    /    

Ma vie semi-nomade : stop ou encore ?-

Blogueuse de voyage et freelanceuse, pour toujours ? Dans mon dernier article, Peut-on vivre de son blog de voyage ?, j’évoquais le succès actuel des blogs de voyage, les limites du modèle, et les défis que peut représenter la vie nomade. Contre les discours un peu simplistes du type « quitte ton job, lâche tout, vis tes rêves et sois payé pour ça », j’essayais d’engager la discussion sur les limites du rêve. Le débat qui a suivi est passionnant. Vos commentaires sont très nombreux, et vous êtes nombreux à avoir parlé de vous, ce dont je vous remercie : j’ai lu vos témoignages avec énormément d’intérêt. Après vous avoir fait parler de vous – merci d’avoir répondu présents ! -, j’ai envie de vous parler de moi, de mon parcours, et d’où j’en suis aujourd’hui.

Je crois qu’un blog est intrinsèquement personnel et subjectif, et que c’est bien pour ça qu’on le lit. Je ne lis pas ou peu de blogs qui essaient de se dissimuler derrière un format « magazine », où on ignore qui écrit, où la personnalité de l’auteur, son originalité et son authenticité ne transparaissent pas. Je défends l’idée du blog associé à une voix, un visage, une histoire. Et c’est pour ça que je vais maintenant vous parler de moi. Vivre de son blog ? Etre free-lanceuse ? Voilà où j’en suis.

L’écriture pour premier moteur

Tenir un blog, c’est répondre à une passion, un besoin. J’aime par-dessus tout écrire, sur tous les supports et dans des genres différents. Trois exercices font mon bonheur : le carnet de voyage, la chronique humoristique, et la nouvelle gothique.
J’ai commencé à tenir des carnets de voyage quand j’avais sept ans, en Guadeloupe. J’ai publié mon premier recueil de chroniques, Dieu est une femme, à l’âge de quatorze ans. J’ai aussi commencé à cette époque à contribuer de façon irrégulière à différents médias (presse et télévision), et à tenir des blogs consacrés aux livres et à la musique. J’ai eu plusieurs blogs, j’ai publié d’autres livres. Le voyage a toujours été le fil rouge, le lien constant entre tous mes projets épars. Mais à vrai dire, quand je réfléchissais à ma trajectoire, je n’envisageais pas une vie de free-lanceuse. Je me voyais prof et écrivain, comme ma mère.

Peut-on vraiment vivre de son blog de voyage ? Etre payé pour voyager ? Devenir un blogueur à succès ?

En train d’écrire mon premier carnet de voyage, en Guadeloupe.

Le grand saut par accident : la bonne élève devenue nomade

Par ma famille, j’ai hérité de l’obsession du voyage : mes parents étaient acharnés à parcourir le globe en long en large et en travers, et ils nous emmenaient partout avec eux.

Peut-on vraiment vivre de son blog de voyage ? Etre payé pour voyager ? Devenir un blogueur à succès ?

J’ai eu l’immense chance d’avoir des parents fous de voyage. En Australie, à 15 ans, lors de notre tour du monde en famille – une expérience fondatrice pour moi.

Mais j’avais autant de plaisir à partir qu’à revenir chez nous, en Provence. L’évasion se conjugait à toutes les distances. A une époque de ma vie, ado, j’ai rêvé d’être cinéaste et de partir en école de cinéma en Californie. Mais je n’ai pas eu le cran de quitter ma vie française, à laquelle j’étais (et je reste) très attachée. Après le bac, j’ai renoncé à traverser l’océan à la recherche de l’or hollywoodien, et j’ai pris une décision beaucoup plus conventionnelle : une prépa littéraire dans un grand lycée parisien.

J’ai toujours été une bonne élève, et une angoissée en quête de structure. J’ai naïvement cru que l’excellence me protègerait de l’incertitude, et je me suis acharnée à devenir une bête à concours : je me disais que si j’étais la meilleure, rien ne pourrait m’arriver. J’ai eu 19,65 au bac, j’ai réussi le concours de l’ENS Ulm du premier coup à la 9e place, j’ai été reçue première à l’agrégation d’allemand, ma thèse en littérature allemande a reçu un prix prestigieux. Sur le papier, un parcours parfait. Bête à concours, machine, tout ça. En réalité, j’étais juste morte de peur.

Ma génération sait aujourd’hui que même les meilleurs élèves ne sont pas à l’abri, et qu’un diplôme ne garantit aucune sécurité. C’est peut-être pour cela que nous sommes si nombreux à rêver de nous barrer très loin, de faire le tour du monde et de ne jamais revenir : parce qu’aujourd’hui, on est plus récompensé à être bien sage.  Ce n’est plus l’époque des bons élèves.

Au bout de neuf ans d’études, je me suis retrouvée face au vide. L’allemand s’était effondré dans l’enseignement supérieur (les mauvais jours, je dis que je suis Docteur ès Titanic), et il n’y avait plus aucun poste. Ma thèse ne servait, de facto, à rien. Côté enseignement en collège/lycée, l’Education Nationale voulait m’envoyer à l’autre bout de la France, loin de mon compagnon, de ma famille et de mes amis, en remplaçante sur trois lycées dans un endroit où je n’avais jamais mis les pieds et n’avais aucune attache. Je trouvais ça injuste d’être punie ainsi après tant d’efforts. Alors j’ai pris le large.

Pour être tout à fait sincère, je n’avais pas décidé de sauter dans le vide, disons que le destin m’a poussée du haut du grand plongeoir. Le voyage était ma passion, mon bonheur, mon trésor, mais je n’avais pas imaginé qu’il serait mon métier.
Beaucoup de gens de ma génération sont comme moi. Les situations sont diverses – burn out au bureau, chômage, diplôme inutile, etc. Mais ce sont toutes des personnes qui étaient prêtes à rester dans le rang, et qu’on a poussées à bout ou mises au pied du mur. Alors elles se sont barrées.

Peut-on vraiment vivre de son blog de voyage ? Etre payé pour voyager ? Devenir un blogueur à succès ?

Quand on m’énerve trop.

Blogueuse voyage, par passion 

Parce que j’ai deux grandes passions depuis toujours, l’écriture et les voyages, j’ai ouvert Itinera Magica en 2015. Ce n’était pas par effet de mode : Itinera Magica s’inscrivait dans la continuité de mes blogs précédents, et des cahiers de voyage que j’accumulais depuis toute petite.

Peut-on vraiment vivre de son blog de voyage ? Etre payé pour voyager ? Devenir un blogueur à succès ?

Un de mes carnets préférés : en Islande, à l’âge de 10 ans

Je suis une semi-nomade : je suis free-lanceuse (journalisme et traduction) et blogueuse, volatile et toujours par monts et par vaux, mais toujours ancrée en Provence. Je ne fais pas le tour du monde en sac à dos, je ne vis pas en caravane, j’ai une adresse postale. Je suis une demi nomade qui a choisi de garder une ancre.

C’est toujours en voyage que je me sens la plus inspirée, la plus libre, que je me renouvelle et me régénère. C’est aussi pour cela que je n’ai jamais envisagé d’être une « vraie » nomade, une déracinée à long terme. J’ai besoin de préserver le caractère unique du voyage, le choc de la nouveauté et du lointain. Je suis beaucoup en déplacement, mais je repasse toujours par la case maison (ma Provence). Les éblouissements du midi me sont aussi chers que les sirènes des lointains, et je ne veux pas que le voyage devienne une contrainte ou une cage.

A Salvation Mountain, sur les traces de mon vieux rêve californien.

Je réserve toujours un billet aller-retour

Beaucoup de voyageurs ont le fantasme de l’aller-simple, je ne l’ai plus.

Mais j’ai beaucoup de  rêves de voyages encore inassouvis, et rien ne me fait autant frisonner que l’appel du large.

Je rêve de deux ou trois mois à travers le Pacifique. Le plus grand océan du globe, l’éternité capturée sur Terre, m’a toujours hypnotisée. Je rêve de retourner à Hawaï, le lieu qui m’a le plus marquée à ce jour. De découvrir les Samoa, les Iles Cook, le Vanuatu. De partir aux Marquises et aux Gambiers sur les traces de mon arrière grand-mère, qui y a grandi et m’a transmis la fascination polynésienne.

J’aime les océans et les peuples navigateurs – les Polynésiens, donc, et les Vikings. Après être partie sur leurs traces à Shetland et en Islande, je rêve du Groenland. Les fjords démesurés, envahis par des icebergs plus grands que tous mes rêves, me donnent le vertige. Quand on me parle du Groenland, je ressens des frissons d’exaltation dans tout le corps, et je sais que j’irai.

Je rêve de continuer ma quête des plus belles cascades. Je rêve d’îles perdues, dans l’océan Indien ou aux Caraïbes. Je rêve des lumières des villes, des rivières au fond des gorges, des azurs éblouissants. J’ai des milliers d’envies et une vie pour les assouvir. Mais j’assume désormais la profondeur de mon amour pour ma Provence, et mon impossibilité à rester trop longtemps loin d’elle.

Ariane Fornia, blogueuse de voyage

A Giens, avec L’Ile au trésor de Stevenson, un de mes livres culte. Stevenson a écrit n’avoir été heureux qu’une fois, à Hyères. Mon palmarès du bonheur est heureusement plus étoffé, mais je partage son amour pour Hyères, la ville la plus au sud de la côte d’Azur.

Blogueuse de voyage, mon modèle hybride

Mes proches disent toujours de moi que je suis « intense« . (Cela peut vouloir dire que je les fatigue, je sais. J’ai été livrée sans bouton pause. Je suis le genre de fille qu’on envoie courir ou lancer des poids quand elle devient trop insupportable.) Je suis obsessionnelle dans mes engouements, follement enthousiaste. Je renoncerais au blog de voyage si je ressentais de la froideur, du cynisme ou de l’ennui. Et c’est pour ça que je reste suspendue sur le fil – pro ou amatrice passionnée ?

Itinera Magica me rend heureuse et répond à un besoin fondamental d’expression et de partage. Je suis une extravertie, une passionnée à l’enthousiasme presque obsessionnel, qui étouffe quand elle ne s’exprime pas. Et je suis follement curieuse des autres, de toutes les vies que je ne vivrai pas. Grâce à Itinera Magica et aux réseaux associés, j’ai pu tisser des relations que je sais aussi vraies, profondes et enrichissantes que celles qu’on rencontre dans la vie réelle. Des milliers de coeurs et d’intelligences à portée de clic, une myriade de gens fascinants et divers, c’est le miracle d’internet et je ne m’en lasserai jamais.

Itinera Magica a de plus en plus de succès, grâce à vous, ce dont je vous suis infiniment reconnaissante. Est-ce que je gagne de l’argent avec mon blog ? C’est une de mes sources de revenus, mais ce n’est pas la principale. Mon blog est une belle vitrine et un tremplin pour les autres projets que je porte, mais sur ma fiche d’impôts, je suis plus journaliste et traductrice que blogueuse.
Parce qu’Itinera Magica est en train de prendre de l’importance, je suis de plus en plus obligée de me mettre dans la « catégorie 1 » que j’évoquais dans mon dernier article. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas de salaire fixe, et que quand je voyage, je ne peux pas me consacrer à mes travaux en freelance. Et quand on revient d’un merveilleux voyage, il y a toujours les impératifs de la vraie vie qui se manifestent, les factures, les assurances et les courses. Je n’envisage pas de vivre de mon blog – comme je le disais dans l’article précédent, je doute de la viabilité du modèle économique. Mais je suis obligée de veiller à ce qu’il m’apporte aussi des revenus si je veux garder la tête hors de l’eau.
Comme je le disais dans l’article précédent, les voyages évoqués sur mon blog appartiennent tantôt aux trois catégories : opérations de promotion (payées), invitations et blog trips, voyages personnels. Je les vis toujours avec le même enthousiasme, car je ne vais que dans les lieux qui font battre mon cœur plus fort.  Je cherche à cultiver des relations de confiance avec les destinations qui choisissent de travailler avec moi, et j’ai pu vivre des choses merveilleuses grâce à ceux qui m’ont fait l’honneur de me choisir. Ce sont des moments très précieux, non formatés, que je choisis par instinct et par amour. Si je n’étais plus à même de réunir ces conditions, je renoncerais. Je me méfie de la boulimie du « toujours plus », ou du voyage à tout prix. Et c’est pour ça que j’oscille toujours entre les trois catégories, que je zigzague entre les différentes options.

Peut-on vraiment vivre de son blog de voyage ? Etre payé pour voyager ? Devenir un blogueur à succès ?

Et je suis profondément attachée à ma Provence natale. Ici, le pont d’Arc, au sud de l’Ardèche

La fatigue du funambule et l’amour du monde

Je me sens funambule. Devenir une vraie pro ou revenir à une vie plus normale ? Je suis à la croisée des chemins. J’espère être encore là dans vingt ans, et inscrire ce blog dans une très longue durée. Et à ce stade, je ne sais pas quelle est la meilleure option pour me permettre de le faire.

Depuis deux ans, je suis devenue traductrice et journaliste free-lance à plein temps – ce qui n’avait été qu’un à côté durant les dix années précédentes. Ma vie est belle, riche et passionnante. J’ai beaucoup de chance. Mais je ne montre que le côté solaire sur le blog et les réseaux sociaux, pas les déceptions, les contrats loupés, les factures en retard et les moments d’épuisement. Je ne suis pas sûre d’être faite à long terme pour cette vie très précaire. Je sens bien que je me fatigue d’être suspendue dans le vide, et je regrette de ne pas pouvoir mettre en valeur mes longues années d’études. Revenir à un métier plus stable ? J’y pense souvent. J’ai parfois envie d’avoir des collègues, un salaire qui tombe à date fixe, une distinction claire entre mon temps de travail et mon temps de loisir. J’ai parfois la nostalgie de ma vie d’avant, plus simple. Mais je rêve de garder le temps et l’énergie nécessaires pour pouvoir écrire et voyager. Allier sa passion et son métier : la chance d’une vie, ou le meilleur moyen de se gâcher les deux ? Beaucoup d’entre vous êtes ambivalents sur le sujet dans vos réponses, et je le comprends tout à fait.

Un voeu au génie de la lampe

Si vous êtes le génie d’Aladdin, ou que votre carnet d’adresses est la caverne d’Ali Baba, laissez-moi faire un vœu : mon rêve absolu, ce serait d’écrire un jour pour le magazine d’Air France. Il est pour moi le Graal du magazine de voyage, follement littéraire et inspirant. Qui sait. Les rêves sont notre combustible à tous.

Et quoi qu’il en soit, je vais continuer à tracer mon chemin, et à laisser des petits morceaux de mon cœur aux quatre coins du globe, pétale après pétale, jusqu’à ce que la nuit vienne.
La Terre est si vaste, et la vie est si courte. Les blogs de voyage ne seront peut-être qu’une mode, qui sait ? Mais l’acharnement à parcourir la Terre avant de la quitter nous restera toujours.

 

Peut-on rester blogueuse de voyage toute sa vie ? Mon parcours et mes réflexions aujourd'hui.

Epinglez moi !

 

Ariane Fornia blogueuse de voyage – Ariane Fornia écrivain – Ariane Fornia journaliste free lance – Peut on vivre de son blog de voyage ? Peut on rester blogueur de voyage pour toujours ?

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60 commentaires pour
“Ma vie semi-nomade : stop ou encore ?”

  • Bon je vais ecrire ce commentaire en plusieurs points 🙂

    1- j’accorde beaucoup d’importance à celui qui écrit le blog, quand il est personnel et quand on ressent que la personne prend plaisir à écrire un article. Et quand il est impersonnel, le feeling ne passe pas ^^
    2 – J’adore la photo de toi quand t’étais petite, on voit que cette passion est née très tôt c’est trop chou!!!
    3- J’adore ton histoire, le fait que tes parents t’ont transmis la passion des voyages, je trouve ça GENIAL!!!
    4- J’aime voyager et découvrir ( je le fais autant que je peux ) et c’est vrai que meme si prendre un billet aller sans retour me fait rever, il est aussi vrai que j’aime avoir un cocon, une adresse postale. J’aime retrouver mon petit confort.
    5- Les blogs sont peut etre une mode , mais ils resteront une trace indélébile dans les années a venir, et je suis vraiment contente d’avoir crée le mien 🙂
    6- Longue vie a Itinéra Magica, et je peux te dire une chose , c’est que je ressens vraiment que tu écris tes articles avec plaisir, et que chaque destination t’as fait vibrer de plaisir
    7- Bon je crois que je vais m’arreter ici pour le commentaire sinon ca va partir en cacahuète 🙂
    LA SUITE A TES PROCHAINES AVENTURES

  • Laetitia, tu es un amour, MERCI ! Oui, nos blogs sont un petit bout de nous mêmes, une trace de nos émotions, de nos engouements, de nos amours, et rien que pour ça, ils méritent qu’on s’y consacre. Je suis heureuse de pouvoir transmettre ma passion et qu’elle se sente. Je t’embrasse fort. Merci !

  • Bon d’accord je devais arreter mais j’ai oublié un détail, je suis ravie d’en avoir appris un peu plus sur ton histoire 🙂

  • Je suis épatée par ton parcours si brillant ! Nous partageons quelques points communs : le goût pour l’écriture dès le plus jeune âge, la classe prépa littéraire, l’agreg d’allemand, à la différence que j’ai été beaucoup moins bien classée que toi!
    je pense sincèrement que l’homme est devenu un être sédentaire et qu’on a besoin de se poser à un moment donné. Tu m’as l’air tout à fait équilibrée et je suis sûre que tu sauras changer de cap quand il sera temps !

  • Tu es adorable ! Pour l’agreg, je ne racontais pas ça pour me faire mousser, mais pour montrer que j’avais vraiment cherché à « tout faire bien », être dans les clous, être la bonne élève parfaite, et que … voilà, ça ne m’a pas vraiment réussi. Je suis super heureuse de t’avoir découverte dans l’univers des blogs et j’adore ce que tu fais, je sais qu’on a beaucoup en commun et j’adore te suivre. Au plaisir d’apprendre à mieux te connaître !

  • Quel article ! On sent ta passion et c’est ce qui me fait te lire 😊 Je partage beaucoup de tes interrogations, doutes et envies en tant que blogueuse/freelanceuse. Je suis sûre que tu trouveras le bon équilibre, je te le souhaite en tout cas ☺

  • Merci Céline pour ce mot qui me va droit au coeur ! Oui, je suis une passionnée, un peu trop parfois, un peu extrême et chiante, mais toujours à fond 😉 Merci pour tes encouragements!

  • Je sais pas pourquoi mais ton article m’a mis les larmes aux yeux, je me retrouve dans ce que tu dis, cette passion viscérale du voyage, cette image des meilleurs jours que l’on partage et notre blog comme un refuge, on ne s’y donne pas le droit de parler de nos doutes, de nos peurs, qu’on a tous pourtant… Je ne sais pas si l’on peut faire cela toute notre vie, je crois bien que nos rêves changent, car on évolue et c’est parfait, l’important est de toujours écouter son coeur, de faire ce qui nous fait vibrer le plus souvent possible et je vois que tu as été élevée dans cette idée, elle ne pouvait qu’être ambitieuse et hyper-dynamique cette petite fille devenue adulte…
    Pour ton parcours scolaire, j’ai été « formaté » comme toi, j’ai écouté ce qu’on m’a dit, j’ai tenté d’être la plus studieuse, aussi parce que c’était évident que je préparais mon avenir, aujourd’hui aucun de mes diplomes ne me sert concrètement à gagner ma vie, mais je suis heureuse d’etre passé par là car si je me suis ennuyée bien vite dans un métier sécurisant, j’ai surtout appris à prendre ma responsabilité dans ma vie.. Depuis jeune c’est moi qui décide d’aller au bout des choses ou de tout plaquer, j’ai fait les deux plusieurs fois, je ne connais pas la suite mais ce schéma me plait bien pour l’instant. Elle est loin la jeune fille bien dans la norme qui a eu 18 au bac philo, je crois que j’ai eu besoin d’air en fait, que le voyage est la porte de secours, car il nous apprend à être vraiment nous même et à ne pas réfléchir par rapport à « ce qu’on nous dit qu’il est bien de faire ».
    Question blog voyage, c’est seulement un repère pour garder une trace de mes souvenirs, j’ai aucune ambition d’en vivre un jour, s’il est lu tant mieux, mais je sais que j’ai autre chose à donner dans un autre domaine, plutôt voyage intérieur…

  • Lucie <3 Moi aussi tu m'as mis les larmes aux yeux ! Je crois qu'on est nombreux dans notre génération à ressentir ça, l'impression d'avoir tout bien fait, coché les cases et... d'être déçu et le bec dans l'eau à l'arrivée. Je suis mille fois d'accord avec toi sur la responsabilité, la prise de pouvoir, et la force intérieure. Je suis ton chemin en ce moment, j'ai lu avec plaisir ton e-book plein de lumière et de positivité, et te souhaite de tout coeur la réussite, l'épanouissement et l'équilibre, nous sommes à des périodes de doute et de tâtonnement, mais il faut être courageux et fort... Je t'embrasse !!

  • Alors, voilà, j’avoue tout : je pense que tu es un des rares blogs « pro » qui peut être pérenne (si tu en as l’envie bien sûr) car tu as une carte que très peu ont : le récit journalistique. Je trouve que tu dépasses tout le monde au niveau de l’écrit et du récit : recherches, réflexion, humour, on sent tout de suite que tu as autre chose, et c’est certainement ce qui fait ton succès.
    Sinon, si tu cherches une élève en Allemand, je suis là, j’en aurais bien besoin !! 😉

  • Marieke, merci, tu illumines ma journée. Etre pro et pérenne, je ne sais pas, mais savoir que les lecteurs d’IM reconnaissent et apprécient ce que je fais, c’est tellement important pour moi. Merci de tout coeur, vraiment.
    Et pour l’allemand, parfois je me dis que je devrais monter une école en ligne 😉

  • C’est super d’en apprendre plus sur toi et ce qui te fait avancer, vibrer… Entre le coeur, la raison, les aspirations, les risques, les obstacles, les choses qu’on veut se prouver (la liste est longue), c’est difficile de savoir si on veut tracer une ligne, des courbes, si la route que l’on suit est véritablement celle qu’on veut emprunter ou si on se conforme à des normes, si on écoute la petite voix dans notre coeur ou alors si on préfère avancer en se bouchant les oreilles… Je ne pourrai bien évidemment pas répondre pour toi, je peux juste te dire qu’il ne faut jamais s’oublier, toujours se remettre en question, savoir s’épanouir quel que soit le métier, la réussite ne se mesure pas en bonnes notes, ou en fiche de paye, elle est dans tout ce qui t’enrichit toi… Je me pose sans cesse des questions, j’ai toujours 10 000 projets à la minute, je me fatigue tellement je bouillonne tout le temps et pourtant, je travaille dans la même boîte depuis 8 ans, j’y suis plutôt bien même s’il y a des périodes de remise en question ; mon copain a des enfants, donc la question de la vie nomade ne se pose de toutes façons pas pour l’instant. Ma vie me va comme elle est, avec ses imperfections… Maintenant qui sait…. Merci pour ce bel article Alex 😀 😀 😀

  • Ah Amandine miss Lykorne, je t’adore ! Je vois bien ce que tu fais toi, tu as un boulot stable mais tu as mille projets à côté, du coup tu es à 100 à l’heure, et tu n’arrives pas à consacrer à ton blog autant de temps que tu voudrais, et en même temps tu as une stabilité, un truc qui te permet de prendre ton envol sans craindre de t’écraser comme un oeuf au plat qui a oublié de passer au stade volatile (je sais, je suis très imagée. Je me figurais un oeuf qui se jette dans le vide et se dit « merde, je ne suis pas encore un oiseau ». Ma tête est bizarre). Mais tu as raison, « ma vie me va », c’est le stade ultime, le plus important, et j’y travaille 😉 Merci merci pour ton soutien et ton amitié !

  • Tu as vraiment un parcours intéressant et depuis que j’ai découvert ton blog, j’adore te lire. Tes mots sont très beaux, j’aime ton écriture.
    Depuis 2012, je suis ce qu’on appelle, une précaire. De CDD en CDD, jonglant entre chômage, salariat et revenus freelance selon les époques, les clients, les missions … A partir de lundi, je repars dans une autre sorte de précarité, mon poste se transforme en poste à mi-temps, sur des renouvellements tous les 2 mois … C’est pesant parfois.
    Comme toi il m’arrive de penser à plus de stabilité professionnelle, mon compagnon étant indépendant aussi, ne serait-ce que pour envisager acheter une maison … mais je ne suis pas certaine que cela me conviendrait longtemps finalement, je me lasse vite … donc bon, en attendant, je reste à l’écoute des opportunités via mes clients, via le blog, via mon réseau et j’essaie de prendre un maximum de plaisir à ce que je fais. Et puis je repense à mon ancienne vie, lorsque j’étais juriste, en CDI, stable et que je m’emmerdais comme pas possible derrière mon écran, à rédiger des contrats toute la journée … ça suffit à me réconcilier avec ma précarité 🙂

  • Merci Olivia, ça me touche beaucoup et je te renvoie le compliment en toute sincérité, j’aime beaucoup ta plume et ton ton. Précaire depuis 2012 avec ton compagnon qui l’est aussi : respect, vraiment j’admire. Le mien est salarié et j’avoue que c’est la pensée qui m’aide à me rendormir la nuit quand j’ai des insomnies à force de « et si… ». Je pense que je n’ai pas le bon tempérament pour ça, je suis fondamentalement trop angoissée. Mais en même temps, je me reconnais totalement dans ta conclusion ! Qui a dit que j’étais compliquée 😉

  • Superbe article ! Super parcours…. Dis donc, 14 ans premier livre….impressionnée!! En France je trouve qu’il y en a des choses injustes… comme être expatrié à l’autre bout de la France pour son métier 🙁 C’est bien pour cela que je ne suis pas prof… Si encore j’étais seule… l’aventure ne me fait pas peur mais il faudrait que mon mari se joigne à moi et je ne peut pas lui demander ça. J’espère que tu trouveras encore les ressources nécessaires pour voyager, vivre ainsi et être heureuse. Et surtout travailler chez Air France, LE magasine ! 😉

  • Ah merci Lydia, je suis totalement d’accord avec toi, c’est dur le système de l’Education Nationale, je continue de le trouver injuste, j’aimerais que les choses se passent à l’échelon régional, pour limiter les possibilités d’exil… Merci pour ton gentil mot !

  • Je te souhaite d’écrire un jour pour le magazine Air France, et vu ta plume, ce serait amplement mérité! Et j’espère également que ce mode de vie, certes précaire, t’apportera l’argent nécessaire et encore plus de bonheur pour longtemps encore. ^_^

  • Merci Cindy, t’es un amour !

  • C’est très récent que je découvre ton blog, qui est inspirant!

    Ayant moi aussi comme passion le voyage, et ayant des habiletés pour écrire (mais je ne me considère pas comme une littéraire), j’ai commencé à bloguer il y a 10 ans (et même un peu plus à l’époque de MySpace). Pour moi, c’est un plaisir de partager mes photos, mes récits, mes aventures. J’ai quitté ma ville (Montréal) à deux reprises pour voyager et bloguer (3 mois à Hawaii – le voyage de ma vie – et 6 mois au Mexique).

    Bien que j’ai adoré l’expérience, je suis toujours rentrée chez moi pour retrouver mon vrai travail. Être freelancer et entrepreneure (ce que j’ai été durant 2 ans), c’est bien, mais aujourd’hui je me rends compte que je tiens beaucoup trop à un salaire fixe, aux avantages sociaux et une certaine sécurité d’emploi pour devenir freelancer de façon permanente. Courir après les contrats, les clients et les factures impayées, pour finalement avoir peu de revenus, ça m’a un peu dégoûtée.

    Dans tout, il y a une contrepartie. La flexibilité et la liberté de bouger où on veut, c’est extrêmement tentant! Mais en ce qui me concerne, le prix à payer est trop élevé sur le long terme. Je pense qu’il faut essayer les choses pour ensuite se rendre compte de ce qu’on a maintenant envie.

    Au plaisir!

  • Merci Anouk ! Toi aussi, tu as été une vieille blogueuse sur MySpace, on se comprend ! 3 mois à Hawaï… le rêve absolu… j’y ai passé trois semaines et j’étais au summum du bonheur et de l’enchantement.
    J’aime beaucoup ton témoignage de « freelanceuse repentie » et je comprends très bien ce que tu dis. Je pense que le salariat a quand même ses avantages… mais pas à n’importe quelle condition, bref, c’est un équilibre fragile et je tâtonne !

  • Merci pour cette plongée dans ton parcours ! Je le savais depuis les commentaires de ton billet précédent, mais c’est bien de voir que’il y a d’autres traductrices qui font le choix d’être semi-nomades et d’avoir un blog de voyage 😉
    J’apprécie énormément ton blog car il montre qu’on peut avoir du succès tout en ayant un style littéraire et être exigeant sur le texte, direction dans laquelle j’ai envie de creuser à mon niveau puisque c’est bien l’écriture qui est le moteur de ma présence en ligne. Merci pour ce bel exemple que tu nous donnes !

  • Oui, je pense que la traduction est une activité qui s’y prête bien !
    Merci pour ton compliment qui me touche ENORMEMENT, vraiment !

  • Quel bel article! Ton parcours est impressionnant et j’ai adoré en découvrir un peu plus sur toi 🙂 Parcourir le monde en famille dès tout jeune, quel bonheur! Ton récit respire la passion et l’amour du voyage et tes questionnemements sont très intéressants 🙂 Ton blog a une vraie personnalité, une plume particulière qui nous donne toujours envie de revenir te lire 🙂 Bravo!

  • Merci Marion, ça me touche vraiment ça, c’est exactement le compliment que je voudrais qu’on me fasse 😉 MERCI !

  • Cet article est terriblement personnel et touchant. Cette rigueur, cette envie de parfaire chaque chose que tu entreprends, est selon moi une superbe qualité que je reverrai avoir d’ailleurs. Tu te donnes les moyens de réussir est pour cela je ne peux qu’être admirative devant ta force de caractère et ton talent ! Au plaisir de se voir très bientot 🙂

  • Amandine, tu es un amour… C’est toi que j’admire, pour ta résilience et ton courage face à l’épreuve. Et j’adore ce que tu fais !

  • Ton article est simplement très beau !
    Je n’ai hélas pas voyager étant enfant, pas beaucoup plus ensuite. Mais j’ai rencontré l’homme avec qui j’aime voyager et je crois que ça a déclenché qq chose.Nous préparons un voyage au long court, ce qui me semblait inenvisageable il y a encore 1 an …

  • Heureusement que la vie est longue et belle et les possibilités multiples 🙂 VOus allez arpenter le monde ensemble et ça sera merveilleux aussi !

  • Il y a des articles qui me parlent, celui-ci en fait parti d’autant que tu écris très bien. Je pense que l’exposition au « monde » dans sa jeunesse permet de développer l’envie d’explorer le monde lorsqu’on devient plus grand. Après il y a les aléas de la vie qui font qu’on puisse réaliser ses rêves ou pas et en ce qui me concerne ça sera (toujours) avec un domicile fixe. Il me faut aussi un billet retour car mon chez moi est primordial.

    Au passage, merci aussi d’avoir inclus le pont d’Arc dans les photos … je dois vraiment l’inclure dans ma to visit list.

  • Merci Phil, je comprends tout à fait ce que tu dis… et je te dis à bientôt en Ardèche ! Merci pour ma plume, c’est un petit mot qui me touche beaucoup.

  • Article très intéressant. Je suis plutôt de ton avis, à long terme j’ai du mal à croire (pour l’instant) à la viabilité du modèle économique de la vie de bloggeur. Cependant cela peut changer avec l’explosion d’internet difficile de dire comment tout ça va évoluer. En tout cs ton blog semble t’apporter une visibilité dans ton travail et surtout bcp de bonheur donc c’est super. C’est vrai que tu as une sacrée plume. Très agréable à lire ! Plus de 19 de moyenne au bac ?! Ah oui quand même ! Chapeau 😀
    Très bon week-end à toi,
    Valentin

  • Ahaha merci pour le bac, je disais juste ça pour compléter mon parcours d’intello de service 😉
    J’en profite pour te redire combien j’admire tes aventures outdoor ! Blog ou pas blog, la vie d’aventurier des temps modernes, c’est toi qui la vis 🙂

  • Faire des choix a un moment donné, puis en faire d’autres, personne ne sait de quoi sera fait demain, ni après demain en réalité.

    Voià ce qui fait de chacun d’entre nous un exemplaire unique au monde.

    Nice to meet you un peu plus miss Itinera Magica ! kiss

  • Trop hâte de te rencontrer en vrai Chacha !!

  • Cela ne va probablement pas t’étonner, mais je me reconnais terriblement dans cet article.
    Pareil que toi, profil « exemplaire », des notes toujours très bonnes, des distinctions et un perfectionnisme qui frôle l’obsession et m’a souvent rendue malheureuse.
    Je sais que j’ai raté beaucoup d’opportunité pour « faire les choses bien ».
    Et que quelque part, ces hautes études ne me correspondent pas du tout… Cependant, on nous a tellement formatées en nous disant que c’était ce qu’il fallait faire, et puis cette idée de rendre fiers nos parents de leur faire plaisir …
    Ca a été un puissant moteur pour moi et j’y ai sacrifié beaucoup de choses.
    Et maintenant que cela touche à sa fin, je me sens quelque peu perdue et déçue, comme tu le décrits si bien…
    Je ne sais pas de quoi demain sera fait bien entendu, mais en tout cas ça fait du bien de lire cet article et de se retrouver dans tes mots, de savoir que je ne suis pas seule à ressentir cette désillusion et cette angoisse, parfois cette indignation.
    Et je ne sais pas ce que l’avenir te réserves, quelle place tu donneras à Itinera Magica ou à ce métier de prof qui te tente beaucoup et auquel tu semblais promise, mais en tout cas j’espère qu’il t’apportera beaucoup de bonheur et d’épanouissement.
    Avec la certitude que tu as osé faire tout ce qu’il fallait pour l’obtenir, même lorsque cela exigeait de sortir des sentiers battus.
    Et quoi qu’il en soit, Itinera Magica restera à jamais un sanctuaire des beaux mots, de l’aventure, de l’extraordinaire et du partage !

  • Merci pour cette jolie confession qui me touche beaucoup… je sais que tu écris bien et que tu as le sens du bonheur, le goût des beaux moments, la sensibilité pour ce qui est beau dans le monde. Alors j’ai envie de te dire que tout ira bien, même si je ne sais pas, en fait, ni pour moi ni pour toi ni pour personne, mais j’ai envie de me dire que le plus important, c’est la vie, l’amour, la beauté du monde et la capacité à y être réceptifs. On a tout ça. Alors ça ira. Je t’embrasse affectueusement

  • Comme je l’ai écrit sur Facebook, un parcours bien différent du mien mais des aspirations proches!

  • Merci Christian !

  • Merci Alexandra pour ce bel article. Le voyage est bénéfique pour de nombreuses raisons :
    Il améliore votre confiance en vous. On apprend à se débrouiller, loin de nos repères, sans nos proches, dans un environnement différent. Cela demande de l’organisation, de la motivation, l’on doit planifie un budget, c’est toujours une expérience enrichissante pour soi. L’on devient plus tolérant et ouvert après avoir rencontré d’autres peuples et cultures. Le fait d’être dans un nouvel environnement améliore, aussi, notre facilité d’adaptation. Voyager permet de progresser, avec plaisir, dans une autre langue, dans son pays d’origine. En conclusion, je dirais que chaque voyage apporte quelque chose à celui qui le vit. On ne revient jamais tout à fait identique ! A bientôt. Martine.

  • Je suis tellement d’accord avec toi, Martine ! C’est tellement vrai. Voyager est une des nombreuses façons de grandir et de se construire – pas la seule, bien sûr, mais une de mes préférées ! Bises et à très vite

  • Je crois que ton blog est le plus personnel que j’ai pu croiser jusqu’ici et le plus attachant par la même occasion. Pourtant je suis très hésitante quand je commence à lire quelques articles. Mais je peux voir dans le tien que tu y met beaucoup d’importance et ça, ca vaut tout les voyages ! Tu as eu une énorme chance que d’avoir des parents voyageurs dans l’âme et ayant pu te transmettre bien des choses là-dessus. C’est ce que nous comptons faire quand nous aurons notre enfant. Ne pas s’attarder sur des choses minimes et regarder ce qui nous entoure. Ta joie de vivre, tu réussis à le transmettre facilement dans tes écrits, c’est ce que j’aime et c’est ce qui fait que j’ai toujours hâte d’un nouvel article de ta part. Une vie de nomades ou semi-noade n’est pas toujours facile pourtant de plus en plus de gens le font, même sans passer par la case du blog. Nous, ca nous correspond et on peut sentir que tu aime cette vie que tu mène de ton côté. Je te souhaite toujours d’aller plus loin dans tes projets et tes voyages et de nous en mettre plein les yeux avec tes écrits.

  • Merci, merci pour ce commentaire, vraiment, j’ai reçu des messages d’une telle gentillesse sur cet article, vous m’avez motivée à bloguer pour les dix prochaines années là ! Merci !
    J’adore la façon dont vous comptez élever votre enfant, je suis sûre qu’il ou elle sera un amoureux de la nature, des animaux et des grands espaces… ça sera forcément quelqu’un d’intéressant 🙂
    Des bisous et plein de bons voeux pour la suite

  • J’avais sauvé cet article pour « quand j’avais du temps ». J’ai découvert ton blog depuis peu, depuis cette vague absolument gigantesque de Nazaré et depuis je suis séduite. On ne lit pas tes articles comme ça à la va vite, on prend le temps de s’asseoir deux minutes pour comprendre tous les mots, toutes les tournures de phrase et surtout pour saisir toutes les émotions. J’avais remarqué que tu avais une belle plume et c’est pour ça qu’il me fallait un peu de temps. « Peut-on vivre de son blog de voyage? » a tapé fort et celui-ci encore plus. C’est toujours intéressant de découvrir ceux qui se cachent derrière les likes, les partages et les petits cœurs et découvrir une personne passionnée, pleine de doute avec ses jours avec et ses jours sans, c’est beau. Merci ♡
    J’ai un travail à 100%, c’est pour ça que je ne publie pas toutes les semaines mais plutôt une fois par mois. Parfois je doute de Prenez Place parce que je n’ai pas un vrai blog, parce que je ne publie pas assez et parce que j’ai une vie à côté qui ne me permets pas de le faire. Je préfère 1000 fois profiter d’une soirée avec Raphaël plutôt que de m’asseoir et me forcer à écrire. Je n’ai pas envie de devenir une nomade, j’aime trop ma région, ma vie, ma famille pour prendre mon sac à dos et partir au bout du monde mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir toujours envie de voyager. C’est mon oxygène, ma raison d’être. Le voyage permet un enrichissement qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs. La semaine dernière, nos voisins sont venus nous montrer leurs photos du Groenland (mon Dieu, je rêve d’y aller!) et en repartant il nous a regardé et nous a dit « vous savez, les gens qui ne voyagent pas ne lisent qu’une page du livre de leur vie ». Je vais garder cette belle phrase pour la fin de ce commentaire fleuve et je te remercie encore une fois pour ces belles remises en question.

  • Allier sa passion et son métier, ce serait magique… Ou alors une fausse bonne idée ? (c’est ce qu’on dit souvent mais est-ce le cas ?) 😉

    Je suis tellement heureuse qu’Itinera Magica existe, parce que j’aime lire tes articles… Et aussi parce que c’est grâce à ton blog que nous sommes rentré en contact ! ♥ Et ça, je ne l’oublierai jamais !

    C’est génial, j’ai dévoré cet article (comme beaucoup d’autres, tu me diras). J’en apprends toujours un peu plus sur toi à chaque fois ! 🙂
    Et je nous découvre de plus en plus de points communs !
    Tu me donnes sans cesse envie de voyager et d’écrire des milliers d’articles. (oui, des milliers !)

    La vie n’est pas une grande autoroute, en ligne droite, bien bitumée. Il y a des virages, des bifurcations, des chemins remplis de nids de poule. L’important c’est de continuer, en voiture, en vélo ou à pieds. Et s’arrêter pour faire une pause de temps en temps, quand on en a besoin. (ça change du « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » héhé)

    En tout cas, je souhaite très fort que tes rêves se réalisent. ♥ Tu le mérites. xx

  • Je n’ai pas lu l’article précédent, j’ai directement atterri ici et je ne le regrette pas. J’aime tes mots parce qu’ils sont sincères. On sent la passion qui t’anime, l’envie, le talent, et c’est un régal que de te lire. Je te souhaite de garder la tête pleine de rêves, de continuer à t’émerveiller car il n’y a que ça de vrai sur Terre. Les moments véritables que l’on vit sans se mentir à soi même et aux autres. Si tu ressens l’envie et le besoin de te « ranger » du côté de la stabilité alors n’hésites pas. Personnellement j’ai toujours été un peu vacillante, rêveuse, et à côté du chemin qui était tracé pour moi. Je ne suis pas faite pour rentrer dans un moule alors je ne m’impose pas de limite. Rien n’est fixe, rien n’es immuable. Aujourd’hui je suis là, mais demain ? Qui peut le savoir ? Je ne bloque pas mon esprit, je le laisse divaguer, et puis je garde mes rêves bien présents en tête. Etre heureux c’est le plus important… Nous n’avons qu’une seule vie… Une seule, c’est un don précieux que nous ne devons pas gâcher, alors écoutes ton cœur, et fais ce qui te plait !

  • Un chouette article, qui me permet de mieux connaître la plume de ce blog 🙂 Comme tu le dis dans l’une des réponses aux commentaires, je crois que nous sommes nombreux à être (sur)diplômés, et à avoir envie de « plus »… Faire un choix entre les 1001 possibles est parfois difficile (en tout cas cela l’est pour moi), mais je suis persuadée que peu de choix sont irréversibles… et puis, nous vivons à une époque où l’on change de vie sans cesse, aujourd’hui dans tel job, demain dans un autre, et je trouve cela très bien… Cela permet aux curieux (ses) de ne pas se lasser 🙂
    Bon, et puis si tu ouvres ton école d’allemand en lige, fais-moi signe, je rêve de retrouver mon allemand (pour le moment enfoui bien loin dans mes souvenirs… ;-))

  • C’est intéressant de découvrir plus en profondeur qui se cache derrière l’écran. Aucun choix n’est simple. Moi, j’ai opté pour la sécurité au quotidien et les vacances, mais je sais que si je n’y trouvais pas de plaisir chaque jour, ce ne serait pas possible.
    Désolée, je ne connais pas les rédacteurs chez AirFrance, mais as-tu seulement essayé de leur écrire? On ne sait jamais!

  • J’ai lu cet article avant celui sur Chamonix parce que je savais que je connaissais la plupart des photos et que je pourrais écrire ce commentaire rapidement après ma lecture.
    Je savais déjà pleins de choses de toi, ton parcours, tes aspirations… Mais je me rends compte qu’en fait, je ne connaissais pas ton plus grand rêve professionnel : écrire pour le magazine Air France. La vérité, c’est que je ne savais même pas qu’ils avaient un magazine voyage 😮 !
    Je suis tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne la mode des blogs voyages : beaucoup de ceux qui fonctionnent aujourd’hui disparaitront dans quelques temps, par manque de temps, de motivation, d’espoir, d’aspiration. Mais les auteurs, eux, seront toujours là et continueront leur chemin. Blogueuse pour toujours? Pour moi oui, au moins dans le coeur. Je sais que mon blog ne sera pas éternel, comme ceux d’avant, et qu’il y aura surement des après. Alors autant en profiter un maximum aujourd’hui 😉 Je me souviens de n’avoir pris connaissance de la mode des blogs que bien après avoir créé le mien, quand je me suis rendue compte qu’il en existait des dizaines et des dizaines, et que ça ne plaisait pas qu’à moi.
    Bref, j’ai aimé ton article, la sincérité et l’authenticité avec lesquelles tu as écrit ces lignes. J’aime quand tu te dévoiles plus sur Itinera-Magica! 🙂
    A très bientôt, je t’embrasse

  • C’est vraiment bien que tu es abordé le sujet, ca nous permet de mieux te connaitre, et c’est toujours plus sympas un blog plus « humain ».
    Nous (on est un couple) on est encore tout jeune, on a débuté en février avec l’envie de faire découvrir notre région, c’est plutôt un blog plaisir. Il faut d’ailleurs absolument qu’on fasse notre page à propos 😉

  • Cet article me parle beaucoup… ce côté peur au ventre, faire ce qu’il faut etc, puis un jour marre, déception et hop, changement de cap.
    Pour ma part ce n’est pas le voyage à proprement parler. Mais l’expat’. Ca m’est tombé dessus comme ça. J’ai toujours adoré découvrir de nouveaux endroits, mais jamais loin (principalement parce que dans ma famille loin = cher). Du coup je suis une touriste, mais une touriste qui déménage… lol.
    Ton article est très touchant, je pense que si ton blog te rend heureuse, si ta manière de vivre te plait, pourquoi s’arrêter ?
    Un jour des nouveautés arriveront et peut-être que tu arrêteras, pour autre chose. Mais le voyage fait partie de toi,et les raconter aussi 🙂
    Bonne soirée 🙂

  • Un grand bravo à toi de nous avoir confié « l’envers du décor »… Ce n’est jamais facile de vivre de sa passion, et en même temps c’est une grande chance d’y arriver ne serais-ce qu’un tout petit peu ! En situation instable depuis pas mal d’années moi aussi, je te comprends. Notre blog est aussi pour moi un véritable tremplin professionnel, car j’arrive enfin après tant d’années, à valoriser mon travail photographique et à avoir une source de revenus en tant que photographe (ouf, il était temps !).
    Je me joins à d’autre pour souhaiter une longue vie à ton blog, tu as réussi à te créer une identité et à te différencier de tous les autres, et je te souhaite de voyager partout où ton coeur et ta plume te porteront 🙂

  • Comme tous tes articles, j’adore ! (bon, je le lis en plusieurs fois quand même !)
    Je me reconnais beaucoup dans ton caractère de passionnée extrême qui se lance à fond dans ses projets et peut abandonner du jour au lendemain quand le modjo n’est plus là. Je pourrais aussi abandonner si je ne sentais pas de retour ou des mauvais retours ! Comme toi encore.
    Je serais vraiment intéressée par ce que tu ne décris pas justement dans ton blog : les flops, les contrats ratés, la précarité. A mon sens, ce serait un super article car la vie de blogueur, pour beaucoup c’est aussi ça. Je ne serai jamais blogueuse pro ni même semi-pro par choix, du coup ma curiosité me pousse à te poser cette question : envisages-tu d’en parler dans un article ? Je pense enfin que c’est important de lever cette sorte de tabou pour tous ceux qui ont l’ambition dès la création d’un blog d’en vivre. Voire même avant la création du blog ! On ne s’invente pas blogueur professionnel, il faut arrêter de mystifier ce métier.

  • Alors déjà je suis impressionnée par ta note au bac !!! Bravo !! Moi j’en étais bien loin hahaha Mais bon, je ne regrette pas, j’ai quand même réussi à faire les études que je voulais ensuite, donc ce n’est pas très grave.
    Ensuite, je suis très contente d’avoir découvert ton blog, je prends beaucoup de plaisir à te lire et regarder tes belles photos ! (je suis vraiment trop fan de ta photo de princesse des neiges ^^) Alors j’espère que tu continueras encore longtemps ! 🙂
    La photo en Australie, c’est à King’s Canyon ?

  • J’ai dévoré cet article !
    Petit à petit, sans parcimonie, je feuillette l’ensemble d’Itinera Magica. J’imprime quelques articles pour pouvoir les lire tranquilou, à mon envie.
    Heureux de vous avoir découverte.
    Jorge Alves

  • Premièrement, félicitations pour ton concours ! Et ta note au bac, en plus j’imagine que tu étais en série L, donc bien plus compliqué d’obtenir une excellente moyenne qu’en S (où une excellente note en maths réussi à tout rattraper^^). Comme toi, j’ai l’impression que ce n’est plus l’époque des bons élèves. Est ce que c’est bien ? Est ce que c’est mal ? Aucune idée, tout dépend de quel côté on se place (haha!) Le seul intérêt de faire de bonnes études est de pouvoir réellement choisir le domaine dans lequel on veut évoluer. Au final, c’est déjà une réussite 🙂
    A part ça, je te souhaite de continuer ce blog encore longtemps, car il fait partie des rares blogs de voyage qui ont vraiment un « fond » (enfin, entre tous ceux que je lis…) et une plume particulière.

  • Bravo pour cet article personnel et honnête. Tes mots sont vraiment inspirants.
    J’avais lu ton article précédent qui était des plus intéressant quand à ton « analyse » sur la viabilité des blogs voyages, mais j’ai encore plus aimé cet article parce qu’on apprend à te connaître un peu plus. Et comme tu le dis toi-même, j’aime aussi lire des blogs humain (où je peux trouver des photos et les bios des auteurs) et tu nous apportes tout ça ici avec beaucoup de profondeur.
    J’ai aussi aimé parce que je me retrouve pas mal dans ton article, déjà on est de la même génération (voir année 😉 ) et en plus, j’ai vraiment l’impression de voir les choses comme toi (le plus gros point qui nous sépare, c’est que tu as fait des études alors que je suis allée à Los Angeles pour étudier le cinéma ! 😉 ).
    Je te souhaite de pouvoir continuer de faire ce que tu aimes et de vivre comme tu le sens ! C’est le plus important ! Et j’espère pouvoir te lire encore longtemps 🙂

  • […] amis qui lisent ce blog risqueraient de me balancer des tomates (locales). La vérité, c’est que je suis une semi-nomade qui vit toujours entre deux valises, que je bosse beaucoup et qu’en plus j’ai le gène du […]

  • Bravo pour ce nouvel article si sincère qui nous permet d’en apprendre encore un peu plus sur celle qui se trouve derrière cette plume que j’aime tant lire ! Un parcours riche et même si à rebondissement qui a l’air de te correspondre. Je te souhaite de continuer ton chemin avec des rêves plein la tête, c’est important et tout ce que tu as fait jusqu’à présent va forcément dans le bon sens, celui qui te correspond. Intense, volcanique ou enthousiaste obsessionnelle je ne sais pas… 😉 tu as une personnalité bien trempée qui ne rentre dans aucun moule particulier et c’est une énorme force !

  • Merci Céline pour ce mot qui me touche beaucoup ! Volcanique, je garde, j’aime bien 😉

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