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21 juin 2016    /    

Hyères ou l’invention de la Côte d’Azur-

Bercée par les palmiers et les orangers qui couvrent ses larges allées claires, Hyères est un jardin sur la côte d’Azur, au charme délicieusement rétro. Les villas extravagantes des écrivains qui l’ont chantée, les fontaines de bronze, les fleurs qui courent sur les façades lui donnent une douceur de carte postale aux tons sépia. Mais saviez-vous que Hyères doit son décor de film muet à un seul homme, un entrepreneur visionnaire et un peu mégalomane ? J’ai voulu remonter le temps, retrouver la Belle Epoque, sur les traces de celui à qui Hyères doit sa beauté colorée : Alexis Godillot.

Sur les traces d'Alexis Godillot, découverte de Hyères au temps des villas et des grands hôtels, alors qu'on invente la Côte d'Azur. Jardins et fontaines, palmiers et histoires extravagantes.

Sur les traces d’Alexis Godillot, découverte de Hyères au temps des villas et des grands hôtels, alors qu’on invente la Côte d’Azur. Jardins et fontaines, palmiers et histoires extravagantes.

J’ai toujours adoré Hyères, la ville la plus au sud de la Côte d’Azur, où on se barricade contre l’hiver à coup d’azurs étincelants, de plantes exotiques et d’oranges amères. J’ai toujours été fascinée par l’arrivée par la route depuis Toulon, où on quitte soudain l’autoroute pour arriver au cœur d’un jardin, accueilli comme un prince par une délégation de palmiers au garde à vous.

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Hyères, vue depuis les hauteurs du Castel Sainte Claire – un jardin sur la côte d’Azur

 

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Avenue des Palmiers. La ville a officiellement choisi d’être nommée « Hyères-les-Palmiers ».

 

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La carte est explicite : Hyères est la ville la plus au sud de la Côte d’Azur, la proue lumineuse du navire France. Elle se situe à la même latitude que Florence.

 

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Hyères autrefois, grands hôtels et palmiers. Source de l’image

Cette allée magique est la clef des ailleurs. Depuis Hyères, on embarque pour son archipel doré, les îles de Porquerolles ou Port-Cros, on débouche sur les ravissants villages du Lavandou et de Bormes-les-Mimosas, on croque à pleines dents ce qui sera toujours, à mes yeux de provençale forcément partiale, la plus belle côte du monde.

Porquerolles, la plus grande des îles d'Hyères, enchante par ses plages paradisiaques et ses paysages d'île au trésor.

Porquerolles, la plus grande des îles d’Hyères, enchante par ses plages paradisiaques et ses paysages d’île au trésor. Plus d’infos ? Voir l’article ici.

 

Port-Cros, l'Eden retrouvé

Port-Cros, l’île la plus magique, la plus parfaite de la côte d’Azur. Plus d’infos sur cet Eden retrouvé ? Voir l’article ici

Mais je ne vous ai pas encore assez parlé de Hyères elle-même. De la ville, ses jardins, de sa beauté d’aristocrate par un jour de grand bal.
C’est pourquoi j’inaugure une nouvelle série sur Itinera Magica : un été à Hyères.

Je vais passer de longs et beaux jours à Hyères cet été, et j’espère vous faire aimer à votre tour cette ville qui me séduit tant.

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Le versant le plus riant de la côte d’Azur

Nous commençons par une promenade au cœur de la ville 19e siècle, face à la mer et aux îles d’Or, en compagnie d’élégants fantômes. Pour fêter le bicentenaire d’Alexis Godillot (oui, celui qui a donné son nom aux fameuses chaussures), l’office du tourisme de Hyères organise des « Balades en Godillot » , sur les traces de celui qui a dessiné la ville nouvelle.

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Les grands hôtels de Hyères, tradition d’antan

 

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Façade d’un des grands hôtels du centre. Victor Hugo y séjourne, Lamartine s’y sent « transporté dans une oasis de Libye »

Paris a eu Haussmann, et Hyères a eu Alexis Godillot. Le 19e siècle a été la grande époque des visionnaires un peu mégalomanes, des bâtisseurs assoiffés de grandiose, et les villes sont sorties de leur chrysalide. Nous parlons d’une époque où Hyères était encore une petite bourgade d’allure médiévale, enfermée dans ses remparts, qui faisait le dos rond contre cette mer que tous craignaient tant. L’amour des rivages, c’est une invention de la modernité – ce sont de riches aristocrates, autour de 1800, qui ont commencé à se toquer d’azurs et d’écume rieuse. Pendant des siècles, on a détesté la mer, pleine de noyés, de malédictions et de pirates. En face de Hyères, les îles d’Or étaient un repaire de brigands, d’évadés du bagne de Toulon venus à la nage rejoindre ces confettis rocheux hors-la-loi, et ils détroussaient les navires marchands. Les villes se méfiaient de tout ce qui venait du large.

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Au loin, l’orage sur les îles d’Or rappelle les menaces d’antan. Atmosphère lourde et électrique en cette fin de journée… Mais le mauvais temps est rare sur la côte d’Azur, et deux heures après, le soleil était revenu.

Puis surgit le 19e siècle. Les foules riches et cultivées font la découverte du voyage. Les Anglais se lassent du froid et de la pluie, et ils fabriquent la Côte d’Azur, cette terre bénie où les aristocrates peuvent fuir l’hiver et venir se reposer à l’ombre des orangeraies. Les Anglais affluent à Nice, d’où le nom de la célèbre Promenade, et à Hyères, qui se couvre de palaces luxueux et de jardins luxuriants pour accueillir ces nouveaux visiteurs qu’on nomme « les hivernants ». Les hivernants rêvent d’exotisme. Voilà pourquoi j’aime tant le 19e siècle, voilà pourquoi j’aime tant Hyères : c’est l’époque des folies dispendieuses, des villas mauresques et des châteaux de conte de fées, des fêtes costumées et des fleurs venues d’ailleurs.

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Les ipomées couvrent les façades de la Côte d’Azur.

 

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La villa tunisienne de Hyères, édifiée pour Alexis Godillot

 

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Eglise anglicane de Hyères, un petit morceau de campagne anglaise au soleil

 

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Fouillis de yuccas et cactées au parc Ste Claire

Alexis Godillot est un homme de son siècle. Il naît d’une famille pauvre, mais aventureuse, en 1816 à Besançon. Son père est sellier – il tient de lui sa grande passion des chevaux et de l’univers hippique, qui lui fera édifier à Hyères un superbe manège, et des écuries de grand luxe.

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Le manège Godillot

 

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Les détails équestres sont omniprésents : fers à cheval, têtes de cheval, statues cabrées, etc. Magnifique !

Opportuniste et débrouillard, il parvient à une prodigieuse ascension sociale au fil des régimes qui se succèdent. Il est « malletier du roi » sous Louis-Philippe, « entrepreneur officiel des fêtes » sous la Seconde République et le Second Empire, « fournisseur aux armées » (en équipements militaires divers, notamment en chaussures : les fameux « Godillots ») sous Napoléon III et la Troisième République, comme on le raconte ici.
Détail qui a tout particulièrement plu à la voyageuse acharnée que je suis : parmi les succès de Godillot, on compte une boutique appelée le « Bazar du Voyage », qui se trouvait 3, place de l’Opéra, à Paris, où on vendait des malles, des sacs de dimension diverses, des tables pliables, des lampes de voyage, et tout ce dont on pouvait avoir besoin pour voyager au 19e siècle.

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Le bazar du voyage, un lieu que j’aurais adoré découvrir ! Source de l’image

Puis il découvre Hyères. Alexis Godillot raconte : « En arrivant ici, je fus littéralement ébloui. Il me sembla avoir trouvé la terre promise et je résolus de ne pas aller plus loin. » Il décide de tourner la ville entière vers la mer – d’ouvrir les portes, et de descendre vers le rivage. Il fait percer de larges allées, notamment l’avenue qui porte son nom, l’avenue Alexis Godillot, et les couvre de fontaines.

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Avenue Alexis Godillot, au coeur de la ville nouvelle.

 

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Carte postale d’époque. Source de l’image

Il reprend le Grand Hôtel des Iles d’Or, et le transforme en paradis verdoyant. Alexandre Dumas racontera son émerveillement devant les jardins à perte de vue – un océan de feuillage, jusqu’aux vagues de la Méditerranée.

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Talentueux comédien incarnant Godillot, devant l’hôtel des Iles d’Or

 

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On retrouve la luxuriance de cette époque au jardin Ste Claire

Après une Exposition universelle, il rachète à la Norvège son pavillon, un immense chalet scandinave, et l’installe sur la colline de Costebelle. Mais ses maisons à lui sont plus spectaculaires encore. Après avoir amené la Scandinavie à Hyères, il y fait venir le Maghreb. Pour lui, son architecte fétiche, Pierre Chapoulart, édifie la Villa Tunisienne et la Villa Mauresque, symboles des mystères de cet Orient qui fascine.

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La villa mauresque, hélas fermée au public, aperçue depuis la rue…

 

Avec ses tourelles et ses pignons, la villa Saint Hubert reprend les codes de l’architecture normande, soudain transportée sur une côte autrement méridionale, et inondée de lumière par ses verrières multicolores.

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Villa St Hubert, Hyères

Et pour les hivernants anglais nostalgiques de leurs îles abandonnées, il fait construire une église anglicane, petit morceau de campagne britannique sous le soleil du midi.

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Eglise anglicane

Si nombre de Hyérois sont fascinés par l’industriel génial et extravagant mécène, d’autres lui en veulent de plier leur ville au goût d’étrangers oisifs, et s’en sentent exclus. Près de l’église anglicane, on a conservé un panneau anachronique, qui témoigne des tensions entre paysans et vacanciers : sur la flamboyante avenue Alexis Godillot, on interdit les « véhicules non suspendus », soit les charrettes des cultivateurs, dont le bruit perturbe le sommeil des aristocrates…

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Le symbole des conflits sociaux suscités par la nouvelle richesse de la ville… Elitisme contre ancien temps. « Défense aux voitures non suspendues de passer par cette avenue. »

Les écrivains, eux, aimeront passionnément cette ville nouvelle. Victor Hugo, Léon Tolstoï, Alphonse de Lamartine, Anna de Noailles, Edith Wharton, Alexandre Dumas tomberont amoureux de Hyères.

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Les hôtels et villas qu’on construit alors pour eux – teintes claires, tourelles, grandes fenêtres et petits jardins exotiques.

En me baladant dans les hauteurs de la ville, je tombe soudain par hasard sur ce panneau qui orne la façade d’une maison, et commémore le passage d’un des auteurs préférés de mon adolescence, le merveilleux Robert Louis Stevenson (Dr Jekyll & Mr Hyde).

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« J’ai été heureux une fois seulement, et ce fut à Hyères », dit Stevenson, qui séjourna dans cette maison en 1883-84.

Je continue mon chemin et pars sur les traces de la romancière Edith Wharton au Castel Sainte Claire, qui surplombe Hyères et offre un panorama jusqu’aux îles d’Or. C’est un jardin sauvage, emmêlé, comme ceux qu’aimaient tant les Anglais romantiques, un des quatre jardins remarquables de la ville. En haut des remparts dort à jamais Olivier Voutier, héros de l’indépendance grecque, qui découvrit la beauté sans bras de la Vénus de Milo sur une île de la mer Egée. Un orage gronde sur l’archipel, je vois les trombes noires s’abattre au loin. La vue est grandiose, et je songe avec nostalgie à la Hyères que je n’ai pas connue, où on allait en robe blanche pique-niquer sous des pavillons et des kiosques à musique, sous les palmiers.

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Panorama de la ville

 

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La tombe d’Olivier Voutier. Reposer au plus haut sommet de Hyères… une belle fin.

 

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Parc Sainte Claire

Les grands hôtels n’ont pas survécu à la Seconde guerre mondiale, aux réquisitions et aux dégradations. Tous ont peu à peu mis la clef sous la porte, et sont devenus des logements privés, des hôpitaux ou des bâtiments militaires. Il ne reste plus qu’un palace aujourd’hui à Hyères : le mas du Langoustier, sur l’île de Porquerolles. Il y a deux ans, j’avais eu la chance d’y passer une nuit, et je me souviens de la nuit étoilée depuis le balcon, au milieu des bougainvilliers et des braseros qui crépitent.

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Mas du Langoustier, Porquerolles

Un tourisme plus démocratique a vu le jour. Aujourd’hui, on ne vient plus seulement à Hyères pour se réfugier de l’hiver, on célèbre l’été, en bikini, en palmes de plongée, ou en godillots. Alexis a réussi son pari. Hyères n’a plus peur de la mer, elle l’aime à la folie. Elle est devenue la terre promise qu’il imaginait, l’azur idéal, celui vers lequel on revient toujours.

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Coeur de ville par un jour de marché

 

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Tour fondue, d’où partent les bateaux vers Porquerolles

Et il me reste tant de choses à voir.

Hyères en pratique

On accède à Hyères par le TGV (train direct depuis Paris, en 4h30), par l’aéroport de Toulon-Hyères (vols directs depuis six villes françaises, dont Paris, Lyon et Bordeaux, et plusieurs villes européennes, dont Bruxelles et Londres), par l’autoroute (une heure et demi depuis Marseille).

Les visites « Promenade en Godillot » auront lieu tout l’été pour le bicentenaire d’Alexis Godillot. Elles sont très divertissantes, car elles font intervenir des acteurs, et font revivre le 19e siècle. Mais en dehors de ces manifestations, des dizaines d’autres visites culturelles ont lieu, notamment « Hyères au temps des palaces », qui permet elle aussi d’explorer la ville nouvelle. Toutes les infos sur l’agenda de l’office du tourisme.

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12 commentaires pour
“Hyères ou l’invention de la Côte d’Azur”

  • Merci pour cet article passionnant et fort érudit 🙂
    J’ai fait la balade XIXe proposée par l’office de tourisme en suivant leur dépliant et elle vient de prendre une tout autre dimension avec tes explications !

  • Merci beaucoup, c’est adorable ! Je suis très heureuse d’avoir pu partager ma passion pour Hyères avec toi, je suis ravie de savoir que le texte t’a plu 🙂

  • Ca y est, je me remet à jour ! J’ai appris beaucoup de choses sur Hyères grâce à toi, et j’espère que j’aurais la chance de t’y rejoindre cet été pour en voir encore plus 😉
    J’ai adoré l’histoire, la transformation, et surtout le mélange de culture et d’architecture ! C’est fou!
    Pour les photos :
    – « Hyères, vue depuis les hauteurs du Castel Sainte Claire  » l’atmosphère sur toute cette série avec l’orage est juste incroyable ! J’adore ! Celle-ci est ma préférée, mais je dois remarquer que la compo de « Au loin, l’orage sur les îles d’Or » est très bien pensée, avec ce cadre naturel. Malgré tout, il cache peut-être un peu trop le paysage/prend trop de place sur la photo – c’est pourquoi je préfère la première. Le panorama « Panorama de la ville » est juste à couper le souffle, je l’adore!
    – Toutes les photos d’architecture me plaisent, mais j’aime particulièrement « Avenue Alexis Godillot, au coeur de la ville nouvelle. » qui pour moi aurait eu sa place en photo de couverture de cet article 🙂
    – J’aime « Talentueux comédien incarnant Godillot, devant l’hôtel des Iles d’Or » pour la dynamique qu’elle dégage et les couleurs, mais elle présente un défaut majeur : l’aberration chromatique, que je trouve très présente sur pas mal de photos de cet article. Celle sur laquelle ça m’a le plus frappé, c’est « On retrouve la luxuriance de cette époque au jardin Ste Claire » (le liseré rose sur les arbres à gauche). Pour l’atténuer, LR possède un outils « supprimer l’aberration chromatique » : tu choisis la gamme de couleur de l’aberration (ici, le rose), et tu descends le curseur pour qu’elle se fasse moins ressentir. A essayer, voir si ça améliore le rendu ! 🙂
    – « Tour fondue, d’où partent les bateaux vers Porquerolles » : la compo est parfaite, les couleurs sont très belles, l’atmosphère est sereine… J’aime !

    Je m’en vais lire ton dernier article ! À très vite !

  • Merci BEAUCOUP, Marion, pour l’aberration chromatique – j’avoue que je n’avais jamais entendu le terme, et maintenant que tu me le dis, ça fait tilt. Pour mes photos de Capri, c’est trop tard, je les ai déjà traitées (et j’ai la flemme de reprendre…) mais je ferai attention pour les séries suivantes. Merci beaucoup, je vais faire attention à ça ! Tes commentaires sont toujours un vrai enrichissement pour moi, merci de tout coeur !

    Pour les deux photos du panorama, je suis d’accord avec toi, c’est pour ça que j’ai mis les deux : deux effets différents, j’adore le cadre naturel, mais voir + de paysage, c’est bien aussi !

    Tu sais combien j’adore Hyères, j’espère qu’on aura l’occasion de la voir ensemble cet été, j’en serais ravie ! Au plaisir de te voir et lire très vite.

  • Magnifique récit d’un destin balnéaire tout à fait similaire à celui de Saint Raphaël, ma ville. Merci de décrire si bien cette période charnière, où les aristocrates et notables ont transformé les villages de la Côte d’Azur ! Et si on jour tu veux découvrir les charmes de la fin du 19°siècle à Saint Raphaël, tu me fais signe !

  • Merci Marieke, tu es adorable ! Je retiens l’invitation avec joie pour St Raphaël, j’adore cette ville, et je serais très heureuse de mieux la comprendre et de la découvrir plus avant grâce à toi – cet automne, un joli samedi à Saint Raph’, j’adorerais ! merci 🙂

  • Bonjour Ariane,
    Puisque vous le citez, permettez-moi de vous signaler mon essai : « Robert Louis Stevenson à Hyères » et aussi « La fille de la lune » qui évoque, avec d’autres, Edith Wharton, sur les hauteurs de Hyères.
    Bonne continuation dans vos périples.

  • Cher Jean-Luc,
    Merci pour ce commentaire ! Je serais très heureuse de vous lire et qui sait, de vous entendre me raconter Hyères un jour. Stevenson à Hyères, Wharton, cela va me plaire… Une belle journée à vous.

  • […] explorer Hyères et les îles d’or : vous avez depuis le Lavandou des bateaux qui vous emmèneront directement […]

  • J’aime énormément les villas extravagantes du XIXème. Il y en a quelques unes sur le front de mer de la Seyne sur Mer côté Tamaris (pas toujours bien entretenu, c’est un crève cœur) on se sent transporter dans les contes des Milles et Unes Nuit rien qu’en les contemplant !
    En tout cas je comprends que tu ais succombé aux charmes de Hyères car cette ville semble sublime ! J’ai hâte de la découvrir 🙂

  • Merci Mathilde, je pense que Hyères saura te séduire, c’est vraiment une belle ville pleine de richesses inattendues ! J’ai hâte de te lire 🙂

  • […] En réalité, deux circuits sont proposés : celui de la ville haute, que je vous présente ici, et un second sur la ville basse, la ville du XIXème siècle et ses villas plus folles et excentriques les unes que les autres, mais que nous n’avons pas eu le temps de faire cette fois-ci. Pour en savoir plus sur cette partie de la ville, je vous invite à lire cet excellent article d’Alexandra du blog Itinera Magica. […]

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