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5 février 2016    /    

La porte des mondes : retour en Islande-

A l’âge de dix ans, j’ai découvert l’Islande avec un émerveillement qui ne s’est jamais démenti. Difficile de trouver un autre territoire qui concentre, sur une aussi petite surface, autant de curiosités spectaculaires et de paysages divers : volcans en éruption, lacs de souffre, glaciers immenses, geysers crachant dans le ciel, plages de sable noir, cascades rugissantes, fjords profonds, canyons, landes désertes, cathédrales de basalte ou de lave. L’Islande rassemble toutes les curiosités géologiques du monde dans une succession de paysages sublimes, dont la démesure et l’étrangeté donne du crédit aux légendes et aux sagas scandinaves. Ici s’ouvre la porte qui mène aux neuf mondes magiques, aux sphères de brume, de neige et de lave. L’été prochain, j’y retourne enfin. Voyage au pays du feu et de la glace, entre les souvenirs d’enfance et l’excitation du retour proche.

Le lagon glaciaire de Jökulsarlon sous le soleil d'hiver, vu par ma tante Florence.

Le lagon glaciaire de Jökulsarlon sous le soleil d’hiver, vu par ma tante Florence.

Une fois n’est pas coutume, cet article n’est pas illustré par mes propres photos, car je n’avais alors pas d’appareil. Comme je le raconte ici, je tiens des carnets de voyage depuis l’âge de neuf ans, que j’utilise pour me souvenir du périple entrepris en famille. Cet article est illustré par des scans de ce journal d’enfance, par des photos tirées de l’album constitué après le voyage par ma mère, Sylvie Brunel, à qui je dois le goût de l’exploration et des carnets de bord, et enfin, par des photos prises par ma tante, Florence Brunel, qui a fait un fabuleux voyage d’hiver islandais en janvier 2016, et a eu la gentillesse de me permettre d’utiliser ses images. Un grand merci à elles – voici donc un article estampillé « exploitation familiale » !

Ma mère, devant Skogafoss.

Ma mère, devant Skogafoss.

 

Seize ans plus tard, ma cousine Ambre devant Skogafoss.

Seize ans plus tard, ma cousine Ambre devant Skogafoss.

 

Début de mon carnet d'Islande, avec un herbier.

Début de mon carnet d’Islande, avec un herbier.

J’ai toujours pensé que pour l’homme soudain mis face à la démesure et à l’incroyable, le surnaturel était la dernière clef qui permette d’apprivoiser le monde. Imaginez un pays où, six mois par an, le soleil ne se lève que quelques heures par jour, rôdant tout près de l’horizon comme un œil pâle épiant les hommes frigorifiés, et ne se couche presque jamais durant l’été, baignant sans cesse les paysages de cette lumière extraterrestre qu’on nomme soleil de minuit. Imaginez un pays dont le cœur est constitué d’un gigantesque glacier, transpercé de grottes translucides et de moraines profondes, et dont la bouche froide s’ouvre sur une lagune où des blocs de glace dérivent le long des eaux bleutées. Imaginez un pays où le sol s’ouvre soudain béant et crache un geyser de près de quatre-vingt mètres de haut, où de l’eau brûlante bouillonne au fond des cratères rouges, où les sources sentent le souffre, où la fumée sort du sol, et où les éruptions volcaniques sont si titanesques qu’elles peuvent paralyser le ciel européen pendant des semaines. Imaginez des canyons creusés par des millénaires de glaces, des landes de lave noire, des étendues qui semblent refléter la surface de la Lune ou de la planète Mars, le ciel d’hiver embrasé par les miroitements des aurores boréales, comme les voiles d’un vaisseau fantôme glissant parmi la solitude infinie de ces paysages déserts, où on peut rouler des heures à travers l’incroyable sans jamais rencontrer âme qui vive. Ne seriez-vous pas enclin, vous aussi, à peupler un tel pays de créatures fantasmagoriques, de le croire au cœur d’une lutte acharnée entre les forces du bien et du mal, d’y voir la clef des mondes, la porte magique à travers laquelle on passe d’une sphère à l’autre, et touche aux royaumes des elfes, des fées, des nains, des morts et des Dieux ?

Ambre dansant sur la glace, à Reykjavik.

Ambre dansant sur la glace, à Reykjavik.

Cratère de Viti, photographié par ma mère.

Cratère de Viti, photographié par ma mère.

Nous devons à l’Islande les fabuleux récits de l’Edda, la bible de la mythologie germanique, rédigée au XIIe siècle par le moine Snorri Sturluson. L’Edda est la source de toutes les légendes scandinaves qui ont nourri notre imaginaire, le marteau de Thor embrasant le ciel, Odin retranché dans son palais de brumes, le Walhalla, les valkyries qui vont chercher les morts sur le champ de bataille, l’arbre des mondes, Yggdrasil, sur qui toute repose, le brasier terrible du Ragnarök, crépuscule des dieux. On doit aussi à l’Islande les fabuleuses épopées reprises dans la Chanson des Niebelungen et les opéras de Wagner, la walkyrie Brünhild déposée dans un cercle de feu, Siegfried baigné du sang du dragon qui l’embrasse et lui vole sa toute-puissance divine, la trahison de Siegfried à qui un filtre d’amour fait oublier Brünhild, et l’éclat sournois de l’or des nains, caché dans les profondeurs du fleuve. Bien avant de découvrir Wagner, je baignais déjà dans cet imaginaire apocalyptique, tout de flamboiements, de nuits sans fond et de sortilèges : petite, j’étais une inconditionnelle de la BD Thorgal, et je me régalais d’histoires de glaces éternelles, de géants vengeurs et de vikings courageux. L’Islande est la terre promise vers qui tous les êtres de légende convergent, leur berceau et leur refuge. Le fantastique ici ne se tient pas sagement enfermé dans les livres et les écrans de télé, il affleure partout, il imprègne ce sol gorgé de fumerolles, ces cratères bouillonnants, ces nuits de lumière ambiguë où les hommes deviennent fous et les dieux s’échappent de la prison des siècles. Le peuple magique qui continue de peupler la terre islandaise, gnomes, elfes, fées, nains, mignons, esprits de la montagne, anges et peuple caché sont là, tout près, dans une anfractuosité de la roche malmenée par les tempêtes géologiques, sous une vieille maison aux toits couverts de mousse, ou au creux d’une roche en forme de dragon. Partout en Islande, on croise des tumulus, tas de pierres solitaires au milieu de la lande : on dit que ce sont des créatures enchantées pétrifiées par le premier rayon de l’aurore. Fermez les yeux un instant, la magie vous guette ; ouvrez-les, c’est plus incroyable encore.

Cascades, geysers, féeries d'Islande.

Cascades, geysers, féeries d’Islande. (Et la description d’un pantalon que je trouvais super cool. J’avais dix ans, je rappelle.)

 

Curiosités volcaniques.

Curiosités volcaniques.

Déjà à l’âge de dix ans, j’avais été fascinée. Mais je dois bien l’avouer, la lecture de mon cahier me renseigne sur d’autres obsessions plus prosaïques qui taraudaient mon âme d’enfant. Dans mon cahier d’Islande, il est beaucoup question des choses suivantes :

  • La nourriture. A l’époque de ce premier voyage, à l’été 2000, l’Islande commençait à peine à s’ouvrir au tourisme, et les infrastructures manquaient. Au fil de notre séjour, nous dormions souvent non pas dans des hôtels ou des auberges, mais dans des internats de lycée, transformés en gîte durant la saison estivale. Il n’y avait évidemment pas de restaurant. Il était possible de parcourir cinquante, cent kilomètres, sans tomber sur un seul lieu proposant de la nourriture. Et quand enfin on trouvait le Graal, il n’était pas rare d’attendre plus d’une heure le plat que nous avions commandé. A dix ans, je n’étais pas contente. Au milieu de mes exclamations d’émerveillement face à la splendeur de l’Islande, je dois bien confesser qu’on trouve dans le cahier plusieurs annotations du type « J’ai attendu ma pizza tellement longtemps que j’ai eu le temps de battre trois fois la ligue Pokémon, et en plus elle était un peu dégueulasse. » « On a pas eu le choix, donc on a de nouveau mangé au resto de la pomme pourrie, et j’ai de nouveau détesté. » En revanche, nous nous régalions des myrtilles, énormes, juteuses, délicieuses, qu’on pouvait acheter dans les supermarchés – nous en dévorions des barquettes à la chaîne. Elles poussaient partout, au pied des cascades, au bord des routes. Elles permettaient aux touristes affamés de survivre.

 

Mais aujourd'hui, l'Islande a pitié des touristes égarés dans les mois d'hiver, comme en témoigne cette collection de gants dépareillés qui attendent de retrouver l'âme soeur, à Reykjavik.

Mais aujourd’hui, l’Islande a pitié des touristes égarés dans les mois d’hiver, comme en témoigne cette collection de gants dépareillés qui attendent de retrouver l’âme soeur, à Reykjavik.

Pour avoir planifié le voyage à venir, l’été prochain, je sais que l’Islande n’est toujours pas une destination « facile » sur le plan des infrastructures. Rien à voir avec les Etats-Unis, par exemple, où vous trouvez où dormir et quoi manger même au milieu de nulle part. Les hébergements sont rares, pris d’assaut durant la saison estivale, et très chers – il n’est pas rare qu’un hôtel demande 160 euros pour une chambre minuscule sans salle de bain ni WC. J’ai songé à me rabattre sur les campings, mais les récits d’horreur glanés sur différents blogs m’ont terrifiée : pas de douches, champ de boue sans équipement aucun en guise de camping, pluies diluviennes, ouragans qui arrachent les tentes, torrents de boue, averses de grêle qui déchirent les toiles, j’ai lu mille histoires qui ont définitivement dissuadé l’aventurière de proximité que je suis. A force d’écumer les différents sites de réservation, Air BnB, les guides de voyage et les blogs, je crois avoir déniché des hébergements corrects – je vous raconterai après y être allée. Mais une chose est sûre : le budget d’un voyage d’une dizaine de jours en Islande excède ce que j’avais prévu initialement, et se révèle bien supérieur à ce que j’aurais dépensé dans n’importe quel autre pays, ou presque, pour la même durée. Songez-y, amis voyageurs : l’Islande est peut-être le plus beau pays de la Terre, mais c’est aussi un des plus onéreux.

Quand tu trouves un resto ouvert en Islande, tu te sens tellement VIP.

Quand tu trouves un resto ouvert en Islande, tu te sens tellement VIP.

  • Faire pipi. A force de traverser des paysages sublimes, mais vides de toute présence humaine et donc de toute commodité, cette question devient cruciale. Il y a dans ce cahier un certain nombre d’histoires de pipi sauvage au bord de la route, dans des champs de terre brûlée sans aucun arbre ou rocher pour se cacher, en espérant que personne ne passe (mais personne ne passait). Le gros hit de la catégorie « pipi », c’est l’histoire suivante : « Guillaume [mon frère] va faire pipi contre un rocher qui se met à fumer, faire des bruits bizarres et sentir le souffre. Les parents sont un peu inquiets. » Voilà pourquoi il faut aller en Islande : c’est le seul endroit au monde où vous pouvez réveiller le diable et déclencher la fin du monde juste en faisant pipi.
Cascades d'Islande, illustration appropriée de ce qui précède.

Cascades d’Islande, illustration appropriée de ce qui précède.

 

islande paysage

Paysages d’Islande.

  • Les vêtements. Même en plein été, le temps est froid, humide, changeant. J’ai dix ans, je suis cavalière, amoureuse des équidés et passionnée par les petits chevaux islandais aux robes multicolores et aux allures rares (le tölt, ou amble en VF, cadence incroyablement confortable que les chevaux islandais possèdent de façon innée) que nous croisons partout. Je tanne les parents pour obtenir un pull islandais en laine de mouton, un pull énorme à l’effigie d’un cheval et couvert de traces de sabot, et une fois mon vœu exaucé, je ne le quitterai plus de la semaine, comme le prouve l’album photo : je l’arbore fièrement sur TOUTES les images à partir du jour de son achat. Une fois revenue en France, je refuserai obstinément de le porter en collège, parce ce que « c’est la honte ». Saleté d’ado. (Mais j’ai toujours le pull, et je compte bien le rapporter en Islande cet été, histoire de prouver à mes parents, seize ans après, que le caprice n’en était finalement pas un.)
Le pull, le cheval et moi.

Le pull, le cheval et moi.

 

Robes infiniment variées des petits chevaux d'Islande.

Robes infiniment variées des petits chevaux d’Islande.

 

Typologie des chevaux islandais.

Typologie des chevaux islandais.

Mais j’ai aussi développé une obsession plus poétique, les cascades. C’est du voyage en Islande que date ma passion pour elles, confortée ensuite par d’autres pèlerinages vers les plus hautes et les plus belles chutes du monde : Niagara, à la frontière américano-canadienne, Iguaçu, entre l’Argentine et le Brésil, et Victoria, entre Zambie et Zimbabwe. Depuis l’Islande, je suis une véritable junkie, je collectionne les chutes d’eaux comme Casanova les femmes, et où que j’aille, je ne peux résister à une rando qui me promet une cascade comme récompense. A l’idée de retourner en Islande cet été, et de pouvoir non seulement revoir celles de mon enfance, mais aussi en découvrir de nouvelles, dûment repérées sur Instagram depuis des mois, mon cœur frétille. A l’époque, nous avions commencé par Godafoss, la chute des Dieux : en l’an 1000, lorsque l’Islande a choisi d’accepter le christianisme, le roi d’alors est venu précipiter dans les eaux grondantes toutes les statues à l’effigie des Dieux anciens, prouvant que la géographie islandaise est décidément chargée d’inspirations eschatologiques, et donnant son nom au lieu. A ce que je lis dans le cahier, mon père était très inquiet de la gestion islandaise de la sécurité, où l’on considère que chaque homme est responsable de son destin face aux pierres glissantes et à l’abîme rugissant. « Papa nous inonde de conseils : Ne courez pas ! Faites attention ! MARCHEZ ! Nous avons sauté un petit ruisseau large d’un mètre, à la réception glissante, pour nous approcher de la rive. Guillaume a failli tomber dans l’eau et Papa faire une crise cardiaque, mais Godafoss est encore plus belle de face. On y voit des dizaines de cascades, de nuages d’embruns et de grottes sous les chutes. » Ma cascade préférée, c’est Detifoss, au nord de l’île, sur le cercle de diamant. « Colossale ! Entre les gratte-ciels de basalte tombe un rideau d’écume de quarante-quatre mètres, le plus puissant d’Europe. Etre si petit à côté d’une lame blanche de remous est terrifiant. En remontant la rivière, nous arrivons à Selfoss. Dans un triangle inachevé d’orgues de basalte se rejoignent deux cascades, dans un nuage de brume élégante dont on imagine voir sortir une ondine… Godafoss est située sur la même rivière. »

cascade islande voyage

Godafoss. J’ai toujours le pull.

Je retrouverai les orgues de basalte qui me fascinent tant sur la plage de Vik, au sud-est de l’île, tout près du fabuleux lagon glaciaire de Jökulsarlon. Près de Vik toujours, une autre cascade me ravit, Skogafoss, dont le nom signifie la hauteur. « Entre les berges verdoyantes s’enfonce la lame étincelante de la cascade en une myriade d’arcs-en-ciel auréolés de brume ». Les cascades me rendent manifestement lyrique. Mais malgré sa splendeur, je boude un peu Gulfoss, la chute d’or, car « je me casse la figure sur les pierres » et me fais mal. Je consentirai tout de même à admettre que c’était « la plus belle de toutes ».

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La sublime plage de Vik, vue par Florence.

Le voyage s’est achevé sur le cercle d’or, là où explosent les deux geysers d’Islande, Geysir, celui qui a donné son nom à tous les phénomènes géologiques de ce type dans le monde, et son petit frère Strokkur, moins puissant, mais plus fréquent. Geysir ne crache que toutes les six heures, et nous n’espérions pas le voir, quand soudain… « Au moment de partir, Papa se met devant Geysir et nous demande : Vous voulez le voir exploser, les enfants ? Nous crions tous : Oui ! Et dans la seconde, Papa sursaute, à cause de la soudaine colonne d’eau qui se dresse derrière lui… » L’Islande, atelier de développement des pouvoirs magiques.

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Strokkur, capturé par ma mère.

 

geyser islande

Strokkur, capturé au bon moment par ma tante Florence, au coeur de l’hiver islandais.

Il me tarde de retourner en Islande, de revoir Vik, le cratère de Viti, les champs de fumerolles du Mytvatn, Jökulsarlon, Detifoss, Gulfoss, Skogafoss, Selfoss et Godafoss, et de découvrir les lieux où le premier voyage ne nous avaient pas conduits : les deux cascades célèbres pour leurs orgues de basalte, Aldeyjarfoss et Svartifoss, la péninsule de Snaefells, avec le cône parfait du volcan Kirkjufell au pied duquel jaillit une autre cascade, le canyon de Fjardrargljufur, dont les images me transportent – c’est le paysage que je vois dans mes rêves quand je ferme les yeux –, la route sinueuse qui mène au fjord de Siglufjorðür, les trolls d’Anarstapi. Et de remanger des myrtilles… Thorgal, mon amour, je reviens.

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Préparation de l’itinéraire, avec mon conseiller voyage, Jettatura.

 

Cascades d'Islande.

Cascades d’Islande.

Pour préparer mon retour en Islande, j’ai consulté des dizaines de sites et de blogs, et quatre d’entre eux m’ont émerveillée. Sur les blogs de voyage, l’Islande offre souvent aux auteurs leur plus bel article et leurs photos les plus réussies, car tout est cinématographique, la lumière, les paysages inouïs, l’inventivité de la nature. Je voudrais en citer quatre, notamment pour la qualité des photos qui m’ont fascinée :

  • Le plus touchant : les magnifiques photos de Marion et Vincent sur La Faute au Graph, qui ont même su saisir, au milieu des lumières d’orage et des landes féeriques, une portée de jeunes renards arctiques qui jouent.
  • Le plus spectaculaire : les images extraordinaires du photographe islandais Gardar Olaf, qui s’est notamment spécialisé dans les aurores boréales. Vous pouvez le suivre sur Instagram
  • Le plus original : le parcours de la Californienne Kristin, sur Be my travel muse, dont les photos automnales, qui l’entraînent parfois hors des sentiers battus, m’ont ravie.
  • Le plus complet : pour un road trip de quinze jours en Islande, jour par jour, avec une mine d’infos pratiques utiles, j’ai consulté Au bout de la route 

 

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Jökulsarlon, le lagon glaciaire.

 

 

islande

Reykjavik en hiver

 

glacier islande hiver jökulsarlon

Soleil éphémère sur Jökulsarlon.

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22 commentaires pour
“La porte des mondes : retour en Islande”

  • Waouh ! Quelles anecdotes émouvantes et amusantes ! C’est super d’avoir tenu un carnet de voyage et de le redécouvrir aujourd’hui. Tu retranscris dans cet article tous ce qui fait la magie de l’Islande, je n’aurais fait mieux. En tout cas, je suis contente d’avoir pu t’être utile dans la préparation de ton voyage. J’espère que tu re-découvriras les lieux de ton enfance avec autant d’émerveillement. Bon voyage 🙂

  • Merci beaucoup, Sophie ! Je suis très heureuse d’avoir découvert votre magnifique blog grâce à mes recherches virtuelles sur l’Islande. J’adore vos périples dans les paysages nordiques, vous êtes manifestement des adeptes des terres gelées lointaines, et j’adore pouvoir vous suivre dans de tels paysages… Je suis ravie qu’on se soit trouvées, à très vite !

  • Dire que j’ai loupé la sortie de cet article, qui était de loin celui que j’attendais avec le plus d’impatience ! En te lisant, j’en ai eu des frissons. Déjà parce que les photos et les descriptions m’ont rappelés ma propre expériences, mais aussi parce que – comme toujours – tes mots sont vrais. Aussi, tu as écris ce texte avec un style propre aux nouvelles fantastiques dont je raffole : autant dire que j’ai immédiatement accroché, et que tu m’as recatapultée directement à Arnastapi, sur la plage de nos amis les Trolls…
    Les photos de ta maman et de ta tante sont vraiment superbes ! Les photos de toi sont absolument à croquer. Ma préférée et celle où toi et ton petit frère (je suppose ?) marchaient le long du canyon de Fjardrargljufur (si je ne me trompe pas). Cet endroit fût vraiment mon coup de coeur, et vous y voir 16 ans auparavant m’émeut réellement.
    Quant-à ta passion pour les chevaux… Il est tant de la combler, et cette fois-ci de tester toi même le tölt ! Tu vas adorer, c’est sûr et certain.
    Je n’ai pas vu la Detifoss malheureusement, et comme je le regrette… Je crois que je n’attendrais pas 16 ans pour retourner en Islande, tenter de découvrir tout ce que j’ai manqué la première fois 😉
    Bien évidemment, tes anecdotes d’enfant m’ont fait sourire, parce que nous aussi, la nourriture et les myrtilles nous ont marqué, et pour nous aussi, les ‘pauses pipi’ relevaient du défi.

    Mes idées ne sont pas très bien organisées dans ce commentaire… J’espère toutefois que tu comprendras à quel point j’ai adoré cet article, à quel point je l’ai dévoré, et à quel point j’en demande encore !
    Merci aussi de nous avoir cité, ça nous fait réellement plaisir d’avoir pu t’aider ou t’inspirer pour ton prochain voyage.

    À très bientôt!

  • Merci Marion, tu es adorable ! Vos photos m’ont tellement inspirée et m’ont donné tellement envie de retourner dans ce pays… C’est impossible de ne pas se laisser happer par le fantastique quand on pense à l’Islande. J’ai hâte, hâte de la retrouver avec mes yeux d’adulte et la tête encore plus pleine d’histoires.
    La photo de nous (je crois que sur la photo, c’est ma petite soeur à côté de moi !) le long de ce paysage de collines, moi aussi j’ai cru que c’était Fjadrargljufur, mais en fait, en vérifiant l’itinéraire et en regardant les autres photos prises au même endroit, j’ai vu que non. C’est un endroit dont nous ne connaissons pas le nom, quelque part dans le nord, vers le cercle de diamant…
    J’ai un très beau souvenir de Detifoss, mais toi aussi tu as vu des cascades que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir, comme la Gufufoss ! Celle que je veux absolument voir cette fois, même si elle est d’accès difficile,c ‘est Aldeyjarfoss. La photo de Kirstin sur Be my travel muse m’a convaincue, elle a l’air superbe. Mais on pourrait découvrir des cascades à l’infini là bas…
    Merci de tout coeur, et au plaisir de te lire très bientôt, j’ai hâte notamment de découvrir tes impressions sur ma région natale, la Drôme provençale ! Bonne soirée !

  • Toujours un vrai régal de te lire, et quelle chance tu as d’y aller cet été. Moi c’est mon rêve depuis que je suis petite, mais travaillant dans le tourisme, impossible de prendre des vacances sur les périodes estivales :-(. Alors en attendant je compte sur tes récits !! Et surtout, si tu croises Thorgal, dis-lui qu’Aaricia l’attend à St Raphaël 😛

  • Mais tu passes tous les étés à Saint Raphaël, je t’envie infiniment pour ça 😉 Il paraît que l’Islande est aussi sublime en septembre, c’est ce que j’ai vu sur le blog de Kirstin, les couleurs d’automne sont magnifiques, et en plus, elle a pu voir des aurores boréales (fin septembre). Peut-être à considérer ?
    Merci de tout coeur pour ton commentaire adorable ! Ravie de retrouver une autre fan de Thorgal…

  • L’Islande me faisait déjà rêver, tu attises encore plus ma curiosité avec cette présentation emplie d’histoires mystérieuses… Et j’adore le ton ! Je trouve vraiment ça marrant, original et fantastique, de pouvoir vivre avec toi ta réaction face à tes récits d’adolescente… Je me suis régalée.
    Oh et j’ai par-dessus tout adoré la photo de ta maman devant la cascade (elle a les mêmes cheveux que toi :D) et suivre les aventures de ton pull 😉

  • Merci beaucoup, Julie ! Oui, ma mère et moi avons la même crinière indomptable, qui ressemble à du 220V au saut du lit 😉
    L’été prochain, le pull retourne en Islande, ses aventures continuent, il va retrouver la terre de ses ancêtres !
    Merci pour ta gentilesse. Bonne soirée, au plaisir de te lire bientôt.

  • Génial cet article, je suis fan du carnet de voyage d’enfant, quel souvenir précieux 🙂
    Nous avons également prévu de nous rendre en Islande cet été, partagés entre paysages sauvages et tourisme de plus en plus massif, nous hésitons longuement… Tu y vas quand ?

  • Merci beaucoup, Betty ! J’aime beaucoup votre blog, je suis très heureuse qu’on soit entrées en contact.
    On y va fin juillet, au pic de la saison touristique donc, mais c’était fait exprès : pour avoir discuté avec d’autres amies blogueuses, même au plus fort de la saison touristique, l’Islande reste quand même super sauvage et déserte, car c’est une destination difficile, tu ne trouves pas de Club Med all inclusive et d’autoroutes de bord de mer, et même en juillet, on peut se sentir seul au monde… et en plus, je voulais vraiment avoir le maximum de lumière, car même en septembre, les jours sont bien plus courts et le temps très incertains, je voulais profiter de l’Islande au maximum, avec toutes les routes ouvertes et un temps optimal. En hors-saison, il y a certes moins de monde, et des hébergements moins chers, mais aussi plus d’endroits inaccessibles, plus de risques d’intempéries, plus d’obscurité…

  • Ho merci beaucoup 🙂 Nous sommes encore des petits nouveaux, ça nous fait plaisir de « rencontrer » des voyageurs comme toi aussi gentils et avec qui on peut partager !
    Tu me rassures pour l’Islande, merci pour ces précisions. A vrai dire on voit tellement de photos de ce pays partout, chez beaucoup de monde, que parfois on a l’impression d’être les seuls à ne pas y être allés 😉 De notre côté ce sera trek, bivouac et camping début juillet… j’espère qu’on ne va pas le regretter !

  • Je suis sûre qu’on ne regrette jamais l’Islande 🙂 profitez à fond, je lirai avec plaisir sur votre blog, vous verrez sans doute d’autres choses que moi et je vais adorer enrichir mon expérience islandaise en vous lisant. Je ne me lasse JAMAIS des articles sur l’Islande…

  • Oh, toi aussi tu tiens des carnets de voyage depuis ton enfance. 😀
    J’adore faire ça. J’aime laisser une trace écrite de mes voyages, avec plein de souvenirs dedans. ♥

  • Oh toi aussi ? IL faut que tu fasses un article, j’adorerais les voir !

  • Aaaaah l’Islande… je rêve de la découvrir! Et mention « super mignon » attribuée à tes carnets de voyage! 😀

  • Merci Caroline, c’est super gentil !

  • Juste magique ! Ca m’a donné envie d’y aller comme toujours … Émerveillée ! Êt de magnifiques photos !!! =)

  • Merci, tu es adorable, ça me fait vraiment plaisir !

  • L’Islande est un pays vraiment magnifique. D’ailleurs, je compte y passer mes prochaines vacances cet été. J’ai trouvé pas mal de conseils pour organiser mon congé grâce à ton article. J’ai lu beaucoup d’article sur l’Islande mais j’avoue que celui-ci est vraiment parfait et les photos donnent vraiment envie de voyager…En tous cas tu m’as fait voyager 🙂 Je rêve de voir des aurores boréales depuis toujours et j’imagine que ça laisse un magnifique souvenir. Bonne continuation 🙂

  • Mais… mais… où est la suite ? Y es-tu retournée en 2017, comme annoncée au début de l’article ? Tu as une jolie plume, vraiment, toute plein de lyrisme et de sensibilité, j’aime beaucoup. C’est génial de voir que tu tenais des carnets de voyage à 9 ans, quel trésor ça doit être de posséder tous ces souvenirs comme ça 🙂
    Un dernier point un peu plus pointilleux : quand tu parles des chevaux islandais et de leurs allures rares, tu mentionnes le tölt en disant « ou amble en VF ». En fait non, l’amble n’est pas la traduction de tölt, c’est une allure à part entière bien bien différente du tölt. Les chevaux islandais ont (pas tous mais la majorité) 5 allures, incluant le tölt et l’amble. L’amble est une allure à 2 temps, diagonale, où le cheval déplace simultanément l’antérieur et le postérieur du même côté (c’est l’allure des chameaux aussi). C’est une allure qui peut être très rapide, les Islandais font même des courses d’amble ! Ce n’est pas très gracieux mais c’est impressionnant. Par contre le tölt est une allure à la « cadence incroyablement confortable » comme tu dis, qui suit les mêmes battues que le pas, mais beaucoup plus rapides. Les Islandais organisent également des compétitions d’allures mettant en valeur la beauté et la souplesse du tölt.

    Voilà désolée pour le roman, je suis « à cheval » sur ce genre de détails 😉 J’attends avec impatience la suite de tes aventures sur l’Islande 🙂

  • Merci beaucoup, Sophie, tu es adorable !
    Alors, je suis bien retournée en Islande à l’été 2016 (l’article date de début 2016), j’ai fait plein d’articles là dessus, et j’ai eu l’occasion de monter des islandais et on m’a expliqué que oui, tu as bien raison, le tölt et l’amble ça n’est pas pareil ! Au temps pour moi, j’ai appris quelque chose ! Merci beaucoup pour ces précisions !

  • […] dix ans, mes parents m’ont emmenée en Islande pour la première fois (je vous avais montré mon ccarnet de voyage islandais d’enfant). Ce jour-là, j’ai su que le virus scandinave me poursuivrait toute ma vie. Même si […]

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