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14 décembre 2019    /    

Une pluie d’or et de paillettes : maquillages irisés-

Décembre est la saison de toutes les illuminations. Nos centres-villes arborent des constellations clignotantes, nous suspendons des étoiles à nos arbres et à nos cous, et nos salons le soir se mettent à ressembler à des essaims de lucioles ou à des galaxies lointaines. En cette saison de toutes les paillettes, j’avais envie de vous parler maquillage, et de mettre l’or et l’iridescence à l’honneur.


Je vais tout d’abord me livrer à une petite introspection et vous parler du rapport que j’entretiens avec le maquillage. Puis je vous présenterai les produits que j’ai utilisés cette année, de façon totalement sincère : cet article est 0% sponsorisé et je serai parfaitement honnête quant aux produits dont je raffole… et ceux qui m’ont vraiment déçue. De quoi vous donner des idées maquillage pour Noël 2019. Et enfin, je vous proposerai un concours – non sponsorisé – afin de remporter mon coup de coeur de l’hiver.

ariane fornia
La palette Naked Honey d’Urban Decay, mon coup de coeur de l’hiver, à remporter

Féministe et accro aux cosmétiques : le maquillage et moi

Le maquillage fut longtemps un amour secret. J’ai commencé à me maquiller très tôt, bien avant d’avoir reçu la permission parentale – je mettais à profit les trajets en bus vers mon collège drômois pour décorer mes paupières et mes lèvres. Je me suis maquillée depuis l’âge de onze ou douze ans, tous les jours ou presque, avec une passion non démentie.

ariane fornia maquillage
Saisie en plein maquillage (avec un rouge à lèvres Givenchy dont je vous parle plus bas). Photo par mon amie Marion Carcel, Foehn Photographie, en Autriche


Profondément féministe, je me suis longtemps sentie mal à l’aise avec cette passion cosmétique. Je l’assouvissais mais je n’en parlais pas, comme si elle était quelque chose d’un peu honteux. J’avais peur d’être réduite à ça, peur que mes rouges à lèvres éclipsent mes diplômes et mes livres. Je m’insurgeais contre les injonctions normatives imposées aux femmes – sois belle, sois mince, sois parfaite, en toutes circonstances – tout en ayant la carte Gold chez Sephora. Je ne parvenais pas à résoudre ce que je ressentais comme une contradiction : être sincèrement féministe, c’est-à-dire, me battre pour le progrès des droits et de la dignité des femmes partout dans le monde, et adhérer pourtant à un standard de beauté que de nombreuses femmes ressentent comme oppressif. Je sais que dans certaines professions – hôtesse de l’air, agent d’accueil, par exemple –, le maquillage est un code imposé, une obligation contractuelle, et les femmes sont perçues comme négligées si elles ne sont pas maquillées. Dans ces mondes, le visage à nu (comme celui des hommes), est une marque de désinvolture, un tabou. Quand parfois elles s’expriment pour revendiquer le droit à être elles-mêmes, je suis la première à comprendre et approuver leurs revendications.

ariane fornia
Miroir miroir, me permettras-tu de me voir sans artifices ? Photo prise par mon amie Magali dans le Lot


Je crois que j’ai toujours aimé le maquillage car il ne m’a jamais été imposé. Dans le monde universitaire d’où je viens (avant de devenir blogueuse, j’ai été l’autrice d’une thèse en littérature allemande), beaucoup de femmes font le choix du naturel, ne teignent pas leurs cheveux blancs, ne se maquillent pas, et n’en sont pas moins respectées et considérées, car l’intellect prime sur l’apparence.

Voyage et mise en scène

Dans le monde du voyage, nombreuses sont les backpackeuses, les bivouaqueuses, les baroudeuses, qui ne voudraient jamais s’alourdir et s’embarrasser de maquillage dans leurs épopées autour du globe. Je me souviens du sourire gentiment moqueur de ma chère amie Marion lorsque nous sommes parties ensemble bivouaquer sur le Grand Veymont, après une incroyable randonnée dans le Vercors, et que j’ai trimballé ma petite trousse à maquillage sur 1000 mètres de dénivelé dans les pierriers, en plus de tout le fatras requis pour ce genre d’opération. (Mais Marion avouera que le lendemain matin, elle m’a quand même piqué mon crayon khôl 😉).

ariane fornia vercors
Dans le sac de rando, il y a (aussi !) du maquillage 😉 Photo Marion Carcel, au sommet du Grand Veymont

Nombreuses sont celles qui revendiquent de s’affranchir des codes sociaux quand elles voyagent, de vivre pleinement l’instant sans se soucier de leur brushing ou de leur mascara. Je les comprends et respecte profondément leur choix.
Mais aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée par une certaine vision stéréotypée, idéalisée, de la féminité : la femme aux cheveux longs, aux formes de sablier, aux yeux ourlés de noir, aux lèvres rouges comme l’automne, aux ongles peints, la femme mise en scène, la femme de Mucha, de Rossetti, de Moreau, a toujours habité mon imaginaire. Je suis amoureuse des archétypes de la beauté féminine intemporelle, de Vénus ou de Marie-Madeleine.

Je l’avoue : je m’aime en robe, je m’aime avec les cheveux longs, je m’aime maquillée. Depuis toujours. Sur mon compte Instagram, je préfèrerai toujours une photo mise en scène à une photo « naturelle », non pas parce que je me déteste au naturel (je n’ai pas de problème à être le dimanche en jean, tee-shirt et queue de cheval), mais parce que je conçois cet univers comme une expression de mon sens esthétique et de ma créativité, et que j’aime le théâtre, j’aime la mise en scène. Factice ? Evidemment. Instagram n’est pas la vraie vie et tout le monde le sait. C’est un monde beau, esthétique, harmonieux. J’ai un côté très 19e : en photo, je préfère l’art à la vie.

Château Sainte Sabine, hôtel de luxe en Bourgogne
Château de princesse en Bourgogne, robe rouge, talons, maquillée : le genre de mises en scène que j’aime sur Instagram. Photo Marion Carcel
ariane fornia alexandra besson
Halloween à Tivoli, Copenhague. Le maquillage, une forme de sorcellerie joyeuse à laquelle j’adhère

Assumer d’être ce que je suis et mon amour du maquillage

Grandir et vieillir a été pour moi une façon d’assumer qui je suis, de me libérer de certains diktats de branchitude –  le plaidoyer affecté pour le naturel est lui aussi un diktat, et la critique des femmes maquillées comme idiotes et superficielles est aussi insupportable que la critique des femmes non maquillées.
J’ai trente ans désormais et je sais bien mieux qui je suis et quels sont mes goûts. Quand je faisais mes études, il était de bon ton de préférer Berlin, la punk, la bordélique, l’approximative, à Munich, l’alpine, la bourgeoise, la tradi. J’ai vécu trois mois à Berlin en écumant les happenings dans des stations de métro désaffectées pour prouver à la Terre entière que j’étais super cool et alternative, alors que je ne rêvais que d’un spa bouillonnant dans les montagnes. J’ai mis longtemps à oser avouer que je préférais mille fois Munich, ses lacs, ses géraniums, ses Biergärten, son bon ordre bavarois. J’ai mis longtemps à oser dire que non, je ne suis pas une backpackeuse, mais une aventurière bourgeoise, que j’aime le confort et l’organisation, que « l’ambiance conviviale » des hostels où des gens bourrés te réveillent à 3h du mat me sort par les narines et que je préfère mettre 100 balles dans un bel hôtel que 10 dans un lit en dortoir (et que si je n’ai pas assez de budget pour voyager confortablement, je préfère rester tranquillement chez moi que de subir l’approximatif).

ariane fornia
Voyager, oui, mais pas n’importe comment 😉 Photo prise en Champagne par mon amie Cécilia

J’assume mon côté rétro et, disons-le, un peu conservatrice sur les bords. J’assume de préférer la Renaissance italienne au street art, j’assume de ne pas être très touchée par le design minimaliste et de kiffer les façades baroques d’Innsbruck, j’assume d’être catho et d’être dingue de vieilles églises, et j’assume mon côté girly, d’aimer le rose, les paillettes, les robes, les rouges à lèvres et le vernis à paillettes. J’ai passé l’agrégation et mon doctorat, j’ai écrit des livres, j’ai rempli mon quota de prestations intello pour prouver au monde l’état de mon cerveau. J’estime maintenant que si quelqu’un me prend pour une idiote parce que je mets des jupes et que j’aime les petites fleurs, le problème vient de lui, de ses stéréotypes et de ses représentations périmées, pas de moi.

Après cette longue introduction, on va enfin parler maquillage & cheveux. Cet article est garanti 0% sponsorisé, je vous livre en toute candeur ce que j’ai adoré… et ce qui m’a déçue.

Maquillage, session Noël 2019 : de l’or sur les joues et les paupières

Palettes d’été : sirène pailletée

J’ai un immense amour pour les dorés, les cuivrés, les fards chauds, couleur joaillerie et géologie. Or pâle, or vif, brun chaud, ocre, brun mordoré, j’en raffole. En été, je mélange à cet or des tons de bleu et de vert, en hiver, je reste le plus souvent sur l’or pur.
L’été dernier, j’ai beaucoup utilisé la palette High Tides & Good vibes de Tarte Cosmetics. Plusieurs tons de bleu, des tons plus chauds pour contraster, et surtout, plusieurs fards ultra pailletés pour se la jouer sirène sur son rocher, c’était la palette d’été parfaite. Petite série ci-dessous en août au Lavandou pour le prouver.

high tides good vibes

Puis, à mon anniversaire début septembre, on m’a offert la palette Mar de Colourpop, et cet énorme coup de cœur a été ma palette unique jusqu’à la fin de l’été (= environ mi-octobre en Provence). Cette marque californienne a une gamme de teintes et une pigmentation incroyables, et elle est en plus très abordable.

Palettes d’hiver : écorces et joyaux

Puis aussitôt la pluie revenue, je suis revenue à mes teintes d’hiver : des tons très chauds, entre brun et or, avec une pointe de cuivré. L’hiver dernier, j’avais beaucoup utilisé la célèbre palette d’Huda Beauty The New Nude Palette (mon cadeau de Noël 2018 !), dont le fard « Grave » est officiellement mon fard doré préféré de tous les temps. C’est une palette d’une qualité fantastique, mais elle compte un peu trop de teintes rouges/rosées à mon goût, qui ne me vont pas.

huda beauty
Palette The New Nude de Huda Beauty, image prise sur le site de la marque.

Du coup, quand Urban Decay a sorti sa nouvelle palette Naked Honey, je me suis précipitée dessus illico. 12 teintes très chaudes, dans des tons de crème, brun, or et cuivre, des pailletés ultra pigmentés et des mats un peu crémeux, tout ce que j’aime pour un maquillage d’hiver. La pigmentation est excellente et tient très bien tout au long de la journée (j’utilise depuis toujours la célèbre base Primer Potion d’Urban Decay, qui intensifie et prolonge la tenue des fards à paupières, et qui contient en plus un actif anti-âge). C’est mon énorme coup de cœur de l’hiver et c’est elle que je vous propose de gagner aujourd’hui en participant au jeu concours sur mon compte Instagram.

ariane fornia
Palette Naked Honey d’Urban Decay. Une série de photos prises à Paris par mon amie Camille

Illumine donc ta face : Paint with Light de Laura Mercier

Pourquoi limiter le déluge d’or aux yeux ? Mon autre grand coup de cœur de l’hiver, c’est la palette Paint with Light en tons Golden de Laura Mercier, qui vient de sortir. Il s’agit de trois illuminateurs/blush dans des tons très chauds et intenses, qui brillent de mille feux. J’en suis folle. Les trois teintes sont sublimes, parfaitement complémentaires, et très pigmentées. Le maquillage de fêtes idéal (ce qui ne m’empêche pas de le porter au quotidien, en junkie de l’or que je suis). J’ai l’impression d’être une déesse métallique des temps anciens, quelque part entre sarcophage égyptien et marteau de Thor.

Maquillée avec la Paint with Light de Laura Mercier & la Naked Honey sur les yeux
Maquillée avec la Paint with Light de Laura Mercier & la Naked Honey sur les yeux. Et un rouge à lèvres YSL, Volupté Shine en teinte 16, que j’adore – voir les détails plus bas !

 Il remplace avantageusement l’autre palette d’illuminateurs/blush que j’utilisais jusque-là, Sweet Peach Glow de Too Faced, que je continuais d’utiliser jusque là faute de mieux mais qui m’a beaucoup déçue par son manque de pigmentation et d’intensité – les teintes ne se voyaient pas, l’effet était bien trop léger, quasi invisible. Aucun danger avec le Paint with Light de Laura Mercier, qui est très intense (ayez la main légère !).

laura mercier paint with light
Paint with light, golden tones, Laura Mercier
ariane fornia

Et les lèvres ? Rouge pomme empoisonnée

Je suis allée essayer des rouges à lèvre couleur or avec une amie, pour un total look doré, mais j’ai été déçue par le résultat sur moi. Je reste donc au rouge, plus classique mais qui me va beaucoup mieux (avis unanime de mon amie, ma mère et moi-même, ce 3-0 me paraît incontestable). Je partage donc avec vous ma déception de l’année : la collection de rouge à lèvres Studded Kiss de Kat von D. J’avais une opinion favorable de la marque, étant donné que je suis une grande utilisatrice de son feutre eye-liner Tattoo Liner, qui est lui absolument génial (cela fait 4x que je le commande). A la recherche d’un rouge sanglant et intense, j’ai jeté mon dévolu sur la ligne Studded Kiss, très chic avec son packaging dark un peu post-punk, et j’ai choisi la teinte Adora. Quelle déception ! Le rouge à lèvres s’applique mal, est sec, dessèche mes lèvres, et surtout, part de façon non uniforme, en me laissant avec des espèces de tâches de rouge éparses qui donnent l’impression que j’ai une maladie de peau au bout de quelques heures. L’antithèse du glamour et un achat que je regrette vraiment.

Préférant mettre l’accent sur le positif, je choisis cette photo (prise par ma mère à Copenhague) où je porte l’eye liner Tattoo Liner de Kat von D, qui est lui super et mon eye liner favori au quotidien. Rouge à lèvres YSL Rouge volupté shine #16.

Je reste donc sur mes deux indispensables, mes fidèles depuis longtemps, deux rouges à lèvres crémeux, faciles à appliquer, de très bonne tenue, qui hydratent mes lèvres et s’estompent de façon uniforme :
* côté rouge sombre, le Rouge Givenchy, en teinte Grenat volontaire #334

ariane fornia alexandra besson
Maquillée avec ce rouge à lèvres Givenchy. Photo Marion Carcel, prise en Bourgogne

* côté rouge clair, tirant sur le corail, le Rouge volupté Shine d’Yves Saint Laurent, en teinte #16 Orange impertinent

maquillage noël 2019
Avec le rouge à lèvres YSL (et un vernis OPI, teinte Big Apple Red)

Ce sont deux excellents rouges à lèvres et je ne leur ferai plus d’infidélités.

Et les ongles ? OPI toujours

Je suis une inconditionnelle d’OPI et j’ai un nombre de teintes assez conséquent, je l’avoue (d’autant que pour un œil extérieur, il s’agit d’une infinie variation de rouge, roses et bordeaux assez similaires, et moi seule vois les nuances de framboise, de porto, de cerise, etc. J’ai des yeux bioniques.) Mais j’ai été particulièrement impressionnée par la gamme Infinite Shine qui crée un effet gel assez bluffant (je refuse d’utiliser du vernis gel, qui a trop abîmé mes ongles, je reste au vernis classique !). La brillance est très impressionnante.

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Vernis OPI Infinite Shine Malaga Wine. Je possède aussi le Malaga Wine en version classique, et je préfère largement le Infinite Shine. Photo prise par Cécilia en Champagne

De l’or dans les cheveux

J’ai toujours aimé accentuer la blondeur dans mes cheveux par des balayages dorés. J’ai dû arrêter à une époque, parce que mes cheveux étaient trop abîmés, mais tout a changé avec la découverte d’Olaplex.

maquillage noël 2019
Balayage blond doré. Photo Marion Carcel, en Bourgogne

Olaplex, le miracle

Laissez-moi vous le jurer, foi d’obsédée de la beauté qui a tout testé : ce n’est pas un gadget, ce n’est pas un coup marketing, ce n’est pas une arnaque. Ce produit est HALLUCINANT. C’est simple, je ne vois presque plus de dégâts à la décoloration sur mes cheveux, alors que j’ai les cheveux longs, bouclés, secs, bref, le super combo de la fragilité, et que jusqu’ici toute décoloration m’avait systématiquement flingué les cheveux (même avec des formules soi-disant douces et novatrices et blablabla – selon mon expérience, tout est du vent, sauf Olaplex). Olaplex est utilisé en salon exclusivement. La coiffeuse mélange Olaplex numéro 1 au produit décolorant (ce qui rallonge un peu la pose) et je laisserai les plus chimistes d’entre vous chercher l’explication scientifique précise, mais en résumé, il empêche la destruction des liaisons hydrogène dans le cheveu lors de la décoloration. Après rinçage, on applique Olaplex numéro 2 et on laisse poser 20 minutes. Olaplex numéro 3 s’utilisera ensuite à la maison (environ une fois par semaine en ce qui me concerne, à laisser poser une heure avant le shampooing). Ce n’est pas un soin – il ne rend pas le cheveu plus lisse, plus souple, ou que sais-je, ce n’est pas un démêlant ou un nourrissant. Utiliser Olaplex ne rend pas le cheveu plus facile à coiffer ou plus brillant, il ne remplace absolument pas un après-shampoing ou un masque, son utilité n’est pas là. C’est « juste » une petite merveille chimique qui empêche l’oxydation d’anéantir vos cheveux, et qui fait son boulot avec une efficacité redoutable – des 3 étapes, la numéro 1 étant la plus importante de toutes, car elle intervient en protection PENDANT la décoloration. Bref, depuis 4 ans que je connais ce produit, je refuse désormais toute décoloration sans lui.

Nourrir en profondeur : après-shampoings et masques

Parce que j’ai des cheveux compliqués – comme je le disais, fragiles, décolorés, longs, bouclés –, j’ai besoin de les nourrir ENORMEMENT. Mais sans les alourdir. Parce que sinon, ils ne bouclent plus. (Je sais, c’est compliqué ma vie.) J’ai testé un million de produits à ces fins. J’utilise bien sûr à la fois un après-shampoing, et un soin sans rinçage (comme toutes les bouclées). Il y a des choses très bien pour le quotidien dans les produits peu chers, par exemple, l’Après-shampoing Nutri réparateur d’Yves Rocher et le soin sans rinçage Huile extraordinaire – Huile en crème d’Elsève – deux produits à moins de dix euros qui font très bien le job et dont le prix bas me permet de les utiliser généreusement.

maquillage noël 2019
Moi & mes cheveux dans les gorges du Verdon, photo Marion Carcel

Mais parfois, on a envie de mettre le paquet et de nourrir vraiment à fond les ballons. Je suis prête à mettre le prix pour ça. En revanche, rien ne m’énerve plus que de payer beaucoup pour un masque qui ne tient pas ses promesses. Mon grand regret capillaire de l’année, c’est d’avoir été victime du marketing : à force de voir passer sur Facebook le masque Coco & Eve (vous savez, typographie vert sombre sur pot rose) qui me promettait monts et merveilles, j’ai fini par griller 45 euros pour l’acheter, et j’ai regretté. Ce n’est pas qu’il est nul, non. Mais c’est juste un masque de base au silicone, qui démêle et fait briller sans nourrir en profondeur, et le masque de supermarché Total Repair de Jean-Louis David fait exactement la même chose pour 6 euros chez Carrefour, donc bon, je reste sur JL.

Moi et mes cheveux à la roche de Solutré au sud de la Bourgogne, photo Marion Carcel

A ce jour, j’ai testé beaucoup de choses et je n’ai trouvé qu’une seule marque qui mérite que je paie très cher un masque, parce que le résultat est véritablement spectaculaire : Shu Uemura. Leurs produits sont d’une qualité phénoménale, et absolument sans silicone – le résultat est réel, et non dû au plastique. Le masque Silk Bloom est une véritable cure miraculeuse pour les cheveux abîmés. La crème Essence absolue est la meilleure crème sans rinçage que je connaisse sur le marché. Alors oui, cela coûte près de 50 euros par produit. Mais si vous voulez un soin sauvetage qui récupère vos cheveux bousillés sans avoir à les couper, votre salut passera par là.

maquillage noël 2019
Silk Bloom et Essence absolue de Shu Uemura, deux produits fabuleux

Je m’arrête ici, en sachant que j’ai encore beaucoup en réserve, car nous n’avons parlé ni fond de teint, ni crème hydratante, ni crème de nuit, ni shampoing, ni mascara, ni… bref, à suivre !

N’hésitez pas à me raconter, je suis curieuse : et vous, quel est votre rapport au maquillage ? Ami occasionnel, ami fidèle, ennemi, contrainte ? Avez-vous eu cette année des produits coup de cœur et de grosses déceptions ?

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18 commentaires pour
“Une pluie d’or et de paillettes : maquillages irisés”

  • J’aimerais savoir me maquiller mais c’est une catastrophe (j’avais même pris un cours chez Lancome ^^). Le problème c’est que je me frotte souvent les yeux donc même si par miracle cela peut être réussi, je finirais très vite en Panda ^^ comme je travaille dans un milieu très masculin, cela ne pose pas de problème. Le problème c’est plutôt qu’à l’inverse de toi j’ai l’impression de ne même plus chercher à me mettre en valeur alors que j’adore les robes et les jupes ! J’ai même récemment sorti les chaussures de rando pour aller bosser (avec les grèves c’est mon excuse!). En vacances je suis tjs en Tshirt de sport (du coup je ne pose jamais sur mes photos et pour Instagram il faudra repasser ^^).

    Le problème avec les femmes c’est que l’on est toujours trop ceci ou trop cela (je te rassure dans le milieux scientifique aussi cela fait mal vu d’être trop bien apprêtée, mais c’est pas super non plus d’être négligée…).

    Par contre je suis passionnée des produits cosmétiques de soin. J’adore décrypter les compositions et comprendre l’effet et l’utilité de chaque famille de composés. Depuis je n’achète presque plus que du bio pour éviter les sulfates irritants et les silicones.

  • Oh je t’imagine avec tes chaussures de rando en plein trek urbain, j’adore !
    Mon ex était scientifique (ingénieur) et j’étais amie avec plusieurs de ses collègues, des filles qui me font penser un peu à toi d’ailleurs, curieuses sportives dynamiques, et j’admirais leur goût du naturel : elles étaient toujours sans maquillage, habillées de façon sportive, assumant pleinement qui elles étaient, et je trouvais cela aussi très inspirant et sympa. Après, si le revers de la médaille, c’est que la femme qui choisit une forme d’expression un peu stéréotypée de sa féminité comme je le fais est prise pour une idiote, c’est tout de suite moins cool… On oscille toujours entre diverses injonctions et je voudrais que chacune puisse avoir la liberté de définir son point d’équilibre exactement là où elle le souhaite.
    J’adore la scientifique amoureuse de cosmétique qui déchiffre les compos, c’est génial d’avoir une biologiste sous la main quand on fait son shopping beauté !
    Merci beaucoup pour ton témoignage <3

  • Super intro, j’ai beaucoup aimé. Ton honnêtée ravit ! Enfin une nana qui n’est pas à nous vendre le côté “roots” etc, il y a de la place pour tout le monde. Je suis exactement comme toi, j’ai préféré Munich à Berlin, trop underground pour moi. Continue comme ça !

  • Ah t’es adorable ! je suis plein de nanas super roots que j’adore (par exemple Morgane Little Gypsy avec son aventure de fou dans le désert), mais il faut que j’assume, ça n’est pas moi, je sais pas monter une tente et je meurs sans après shampooing :p

  • C’est marrant de te lire dans un registre totalement différent… et en même temps tellement plaisant de découvrir cette part importante de ta vie !

    Pour moi, le maquillage au quotidien est une contrainte. Je m’en suis rendue compte en Pologne quand je me maquillais tous les jours parce que toutes les filles en fac de médecine étaient toujours tirées à quatre épingles. Ça a été la libération quand je suis rentrée en France et que j’ai pu aller en cours sans maquillage sans me sentir mal.
    Depuis, le maquillage au quotidien est revenu parce que je n’assume pas mon acné face aux patients, j’ai peur qu’ils me trouvent encor plus gamine que ce que je fais déjà, et ne me prennent pas au sérieux à cause de ça. Mais c’est un maquillage léger : BB crème qui unifie le teint et correcteur de teint sur les cernes et les rougeurs. Pas de mascara, pas de rouge à lèvres.
    Et paradoxalement, le maquillage est aussi souvent un plaisir pour moi. Me maquiller me donne l’impression de prendre soin de moi et de me mettre en valeur. J’ai toujours adoré ça, depuis que j’ai à peine 10 ans ! Alors le week-end ou quand je sors, je me maquille pour le plaisir mais sans en faire des tonnes (par manque de temps généralement) : correction du teint, mascara et rouge à lèvres. Le jour où l’on m’a appris à me mettre du rouge à lèvres (il y un an et demi) a révolutionné ma vie, rien que ça !
    En voyage, j’aime bien me maquiller pour me sentir plus belle, mais surtout pour les photos. C’est très superficiel mais j’assume, j’aime me trouver (presque) belle sur les photos ! Alors j’ai toujours mes 3 essentiels avec moi : anticernes, mascara et rouge à lèvres. Je ne les utilise pas tous les jours, mais parfois ça me fait plaisir. Même en backpack, surtout en backpack ! Parce que quand tu baroudes pendant 2 mois dans des hébergements miteux comme tu les décris (et les déteste 😉), se sentir belle et propre sur soi compte encore plus !

    Voilà le patchwork de mes sentiments face au maquillage. En tout cas, j’adore les mêmes tons que toi ! Je suis plus vers le taupe ou l’orangé que le doré généralement, mais tes photos me donnent envie de changer un peu ça. Merci pour tous ces conseils et ce beau concours !
    Je t’embrasse

  • Merci Julie pour ce beau témoignage plein de sincérité… j’ai hâte de te lire à nouveau sur ton blog, hâte que tu écrives à nouveau, car j’adore ta façon de partager avec beaucoup de sensibilité et ça me manque de te lire !
    C’est très intéressant ce que tu dis sur la Pologne, je l’ignorais. C’est peut-être parce qu’il s’agit d’une société plus conservatrice, qui a une image de la femme plus figée, plus stéréotypée ? Je ne sais pas, mais je comprends ce que tu dis, la sensation de contrainte et de prison.
    Je comprends aussi ce que tu dis sur le fait de se maquiller pour être prise au sérieux, c’est dur mais le visage à nu on a parfois peur de faire bébé, d’être prise pour une gamine, et tu assois ta légitimité ainsi… Ca me fait toujours et encore réfléchir sur ces normes sociales, dont je suis parfaitement consciente, même si j’ai choisi d’assumer de les avoir intériorisées et d’y prendre plaisir.
    Je pense effectivement que le taupe va très bien avec ta carnation ! ma teinte de peau fait que ça ne me va pas, mais je pense que ça doit être super joli sur toi, oui !
    Au plaisir de te lire, je t’embrasse fort !

  • J’ai été très touché par cet article. Je me suis reconnue dans beaucoup de choses. Pour ma part je n’ai jamais été très attirée par le maquillage, je m’imposais cette corvée car c’est ce qu’attendait les autres de moi. On m’a toujours regardé et considéré comme une espèce de poupée blonde sans matière grise. J’avais pourtant tellement de choses à dire. Je me suis alors enfermée dans ce rôle de sotte pomponnée. J’ai eu la chance de rencontrer l’homme de ma vie (oui j’assume totalement le côté fleur bleue ^^) qui m’a libéré des apparences, qui a écouté ce que j’avais à dire et qui a reconnu ma valeur. J’aime maintenant prendre soin de moi, avoir 30 crèmes différentes pour le visage et faire mon petit rituel avec, le matin et le soir. Acheter des shampoings et masques hors de prix pour avoir de beaux cheveux longs ( ils sont actuellement très longs, je le dis car je suis fière comme paon de mes cheveux ^^). Et j’apprends à aimer le vraie moi aussi girly que débraillé. 30 ans est une belle période de vie, on s’assume plus et moins en fonction des autres. Merci pour votre témoignage touchant et rempli de sagesse.

  • Merci beaucoup pour ce témoignage qui me touche beaucoup. C’est quelque chose dont on parle peu car c’est vu comme une complainte de privilégiée, mais oui, il y a une souffrance des jolies filles qu’on prend pour des idiotes. Ce n’est pas quelque chose que j’ai vécu moi – je ne me suis trouvée belle qu’à l’âge adulte -, mais j’ai des amies qui étaient ado déjà très jolies selon les canons classiques de la beauté féminine, et qui étaient réduites à leur joli minois et prises pour des idiotes. C’est une forme de sexisme aussi.
    J’aime ce parcours, ce récit, merci beaucoup de l’avoir partagé ! Heureuse de savoir que toi aussi, tu vis tes 30 ans comme un moment de réconciliation avec toi même, de plus grande harmonie 🙂

  • Étonnante Alexandra qui arrive à passionner avec un article sur le maquillage. Je n’y croyais vraiment pas mais j’ai pourtant lu l’article jusqu’au bout avec une avidité qui m’étonne moi-même.
    Je crois qu’assumer qui on est, rend véritablement plus léger et peut-être même plus beau non ?
    Tu le fais très bien en tout cas 😘

  • Oh Olivia, je suis hyper touchée, merci pour ton commentaire !
    C’est ce que je me dis : assumer qui on est, sans posture et sans affectation, j’essaie de m’acheminer vers cela, plus de paix intérieure, c’est ma résolution 2020 😉
    Je t’embrasse 🙂 Merci beaucoup.

  • Je comprends tout à fait ton envie de te maquiller. Et bravo pour ta franchise. Effectivement on peut être féministe, baroudeuse et féminine ! Je me maquille moins qu’avant mais je ne sors jamais sans un minimum de maquillage, et lors de me voyages j’ai toujours ma petite trousse de secours make up ! Bon dépaysement sous les tropiques !

  • Merci beaucoup Corinne ! Je respecte l’expression de la féminité sous toutes ses formes, des nanas badass qui n’ont peur de rien et préfèrent la machette à la palette, je respecte aussi 😀 Merci pour ton gentil mot !

  • J’ai beaucoup ri en lisant ton article devant toutes ces anecdotes que je connais déjà bien. Avec ou sans maquillage, tu es toujours jolie.
    J’ai hâte de connaître ton avis sur la Melt!! Et je pense que mon cadeau de noël serait aussi ta came: la nouvelle Nabla dreamy 2. Attention les yeux.
    Vivement qu’on se voie pour tester tes paillettes 😬

  • Ah mais oui dès que je reviens on se fait une séance j’ai trop trop hâte ! Merci ma poulette chérie <3

  • Je rêve de cette palette qui est sur ma liste de cadeau de noël !! 😁 Je me retrouve beaucoup dans ton article et surtout la partie cheveux !!! J’ai vraiment pleuré cette année quand j’ai dû les couper suite à la dengue que j’ai attrapé en Thaïlande. Ils sont tombés par grosses mèches et je n’avais pas d’autres solutions. J’ai essayé tous les traitements et les produits. J’ai découvert la marque myriam K qui a eu un bon effet mais qui coûte vraiment une blinde. J’ai dû stopper pendant presque 6 mois mes mèches. Autant dire que je prie chaque jour pour récupérer mes belles boucles blondes. Je vais essayer la coloration dont tu parles . Et le coup du brushing après le coiffeur, idem chez moi! La seule fois oú je lisse mes cheveux et idem mes proches détestent 😅 voir mon père dit ne pas me reconnaître. Bref ça me motive pas pour le faire très souvent. Je suis aussi super adepte des cremes jour/nuit maintenant je suis passée aux gammes anti age. La joie de vieillir lol et là je teste enfin les petites brosses avec les effets supplémentaires pour faire pénétrer les produits … bref sinon je voyage léger 😅 en revanche en voyage j’adore les 2 , je peux me faire du backpack comme du luxe. J’avoue que ces dernières années j’ai plus eu trop envie des dortoirs non plus … et je suis définitivement une fan de jaccuzi 🤣🤣

  • Je ne savais pas du tout que tu avais subi ça, la dengue, la perte de cheveux, la grosse galère :/ Je suis navrée, ça a dû être super traumatisant. J’ignorais que ça faisait tomber les cheveux, outre tous les autres symptômes ultra déplaisants… je suis désolée !
    Du coup, si tes cheveux sont encore super fragiles, attends peut être encore un peu, je ne sais pas ? Je ne me rends pas compte ! en tout cas, j’espère vraiment que tout va bien maintenant <3
    Ahaha moi aussi mes proches détestent quand j'arrive avec les cheveux lissés ;))
    T'es adaptable mais tu évolues vers le jacuzzi avec l'âge, je connais, bientôt tu ne jureras plus que par les peignoirs molletonnés 😉

  • C’est un article très rafraîchissant ! Merci de partager avec nous ce bout d’intimité (et tes bons plans) 😉 J’admire ta maîtrise du maquillage, j’en suis incapable ! Je me maquille peu au quotidien. Tout dépend de mon humeur du moment, du temps disponible et du programme de la journée. Si je veux être tranquille dans les transports en commun (par exemple), zéro maquillage (pas de robe/jupe mais un jean/basket). La différence est saisissante en ce qui concerne le “harcèlement de rue” … Et terriblement triste et révoltante.
    Sinon, pour revenir sur une touche un peu moins glauque, je n’utilise que du mascara (effet réveillée et bonne mine garantie !), du khôl/eye liner et du rouge à lèvre rouge (étant brune aux yeux marrons, les autres teintes de RAL sont horribles sur moi!).

  • Ariane ! J’ai adoré cet article ! Il me touche beaucoup. Souvent je sors sans maquillage, pour faire ce que j’ai à faire tout en me fondant dans le décor… Et pourtant j’aime le maquillage, un certain type de féminité. Je préfère aussi l’art au naturel. C’est bien d’assumer sa personnalité sans se soucier des stéréotypes, des préjugés, du regard d’autrui ! Stéréotypes qui pèsent toujours plus sur les femmes…. Bref tu me donnes envie de me sentir bien plus souvent 😘

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