Abonnez-vous
 
Français English Deutsch
 
28 novembre 2020    /    

Sept expériences à vivre en Haute Maurienne : Savoie authentique-

La Haute Maurienne Vanoise ? Tout au fond du parc national de la Vanoise, à la frontière italienne, les glaciers ont creusé une des vallées les mieux préservées de Savoie. C’est le pays de Bonneval-sur-Arc, un des plus beaux villages des Alpes françaises, du film Belle et Sébastien, des églises baroques, du fromage Beaufort, et du mythique col du Mont-Cenis.

Bonneval-sur-Arc
Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie
Avérole
Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie
Coopérative laitière de Lanslebourg

Cela faisait très longtemps que je me sentais profondément attirée par ce pays d’Alpes éternelles, d’architecture savoyarde pluriséculaire et de traditions puissantes. Après être tombée amoureuse de Pralognan-la-Vanoise, je rêvais de continuer cette découverte d’une Savoie authentique et somptueuse.
Voici sept idées de choses à faire, à voir et à goûter autour de Val-Cenis, de Bessans et de Bonneval-sur-Arc, sept belles expériences à vivre en Haute-Maurienne Vanoise.

Visite de Bonneval-sur-Arc
Yoga du rire en pleine nature

J’ai réalisé ce reportage en duo avec mon amie photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous formons ensemble sous le nom d’Itinera Favonia un duo de blogueuses-photographes… et de grandes amoureuses de la montagne. Toutes les photos dans lesquelles j’apparais sont les siennes, et de nombreuses autres dans cet article !

Marion avec notre prof de yoga du rire, Thierry

1) Sur les traces de Belle et Sébastien à Bonneval-sur-Arc, village savoyard mythique

C’est le seul village de Savoie labellisé « plus beau village de France », et c’est sans aucun doute un des plus beaux villages des Alpes. Tout au bout de la vallée de la Haute-Maurienne, là où la route s’arrête sur les hautes montagnes, Bonneval-sur-Arc offre le décor idyllique d’une Savoie intemporelle. Maisons de pierres épaisses, toits de lauzes noires, imposantes charpentes de bois, certaines maisons se tiennent ici depuis le XVe siècle. Protégé par sa situation excentrée, en fond de vallée, Bonneval fut l’un des rares villages de la région à ne pas être incendié par l’armée allemande durant la guerre, préservant son exceptionnel patrimoine.

« Bonneval-sur-Arc, bout du monde savoyard »

Bonneval-sur-Arc

Admirer l’architecture savoyarde authentique à Bonneval-sur-Arc

Notre guide, Karine, nous invite à être attentives à certains détails de l’architecture savoyarde traditionnelle. Sur les façades s’avancent des balcons de bois, qui servaient à faire sécher le grébon – galettes de bouses de vaches ou de crottes de mouton, qu’on utilisait comme combustible. La présence des bêtes au rez-de-chaussée des maisons assurait une température plus élevée dans ces régions froides, et grâce au grébon, on allumait le feu pour cuire la nourriture. Pour évacuer la fumée se dresse une cheminée, protégée par une lauze posée à plat sur le conduit, et surplombée d’une « pierre marmotte » : ce gros caillou posé par-dessus la cheminée pour bloquer la lauze ressemble étrangement à un petit mammifère dressé sur ses pieds en position de guet.
A l’arrière des maisons, le mur n’est pas rectiligne, mais arrondi : cette forme circulaire permettait de casser le déferlement des avalanches, permettant à la coulée de se séparer en deux et de contourner la maison au lieu de l’abattre. Sur les hautes pentes qui surplombent Bonneval, on voit distinctement les couloirs d’avalanche, les arbres brisés sur leur passage – dans cette vallée où l’enneigement est spectaculaire, il est vital de lutter contre ce danger.

Rêver au hameau et aux cascades de l’Ecot

Il n’est pas étonnant que ce merveilleux village hors du temps inspire les cinéastes : c’est ici que Nicolas Vanier a tourné son « Belle et Sébastien », au magnifique hameau de l’Ecot. Karine nous conduit dans ce site hors du temps, d’une beauté parfaite. Nous longeons la cascade où Belle prend son bain au début du film…

…avant de rejoindre ce groupement de maisons traditionnelles perdu dans les grands espaces. De nombreux chalets d’alpage ont été restaurés et permettent aujourd’hui une location saisonnière – Karine nous fait rêver en nous montrant ces maisons solitaires, où les habitants venaient passer l’été quand les bêtes broutaient sur les estives, que les touristes peuvent aujourd’hui investir pour une parenthèse bucolique. Partout dans le hameau, de nombreuses chapelles votives entourent les maisons, invoquant la protection de Saint Antoine le Grand, saint guérisseur qui veille sur les ermites et sur les troupeaux, Saint Joseph, patron des ébénistes, ou de Sainte Catherine, qui préserve des avalanches. Pour mener sa vie au pays de la neige, de la pente et des frimas, il faut bien une armée de viatiques avec soi…

Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie

Une guide pour explorer la Haute-Maurienne

Marion et moi avons adoré cette balade avec Karine, qui est accompagnatrice en montagne et propose des randonnées l’été, des sorties en raquette l’hiver. Joyeuse, joviale et passionnée, elle nous a régalées d’un pique-nique savoyard de premier choix à la fin de la visite, et c’est sous le soleil de l’Ecot que nous avons dégusté du beaufort, du pain aux noix fait maison et le « café des bergers », délicieux mélange de serpolet et de miel chaud. On a très envie de revenir vadrouiller avec elle !

Pour contacter Karine Routin, guide en Haute-Maurienne

Et en plus, son compagnon Philippe Roger est l’auteur de l’iconique chanson de Val-Cenis … « ami, viens donc à Val-Cenis », impossible de résister à une invitation aussi enjouée ! (écoutez la chanson, ça vous donnera follement envie de faire la fête en montagne)

2) Rando et yoga au-dessus du lac du Mont-Cenis

En voiture l’été, à skis l’hiver, quand on vient en Haute-Maurienne, il faut monter au mythique col du Mont-Cenis.

2000 ans d’histoire au col du Mont-Cenis

A plus de 2000 mètres d’altitude, ce col fut le principal point de passage alpin entre France et Italie durant tout le Moyen-Âge. Est-ce le col franchi par Hannibal avec ses éléphants ? Impossible de l’affirmer avec certitude, mais on sait que Charlemagne, l’empereur Henri IV, les ducs de Savoie et Napoléon Bonaparte le franchirent, et qu’on doit à Napoléon lui-même la tortueuse route qui monte de Lanslebourg jusqu’au col en 33 virages : il la fit construire en un temps record pour se rendre à Milan ! Le lac est à 90% français, 10% italien : nous sommes véritablement à la frontière, nichée dans les entrelacs des Alpes. Le fort de Ronce qui surplombe le lac n’est qu’un des centaines de forts qui jalonnent la Haute-Maurienne, pays frontalier que plusieurs puissances se sont disputé, des siècles durant…
Curiosité amusante, le barrage du Mont-Cenis est gardé jour et nuit par un Français, un Italien… sauf pendant le covid, qui a perturbé une tradition vieille de plusieurs décennies !
Ouverte à la circulation en été, la route du Mont-Cenis est enneigée et intégrée au domaine skiable de Val-Cenis l’hiver. Marion et moi avons bénéficié de la toute dernière journée d’ouverture pour monter à ce lac superbe.

S’essayer au yoga du rire en pleine nature

Avec notre guide Thierry, Marion et moi sommes montées au-dessus du lac, d’abord au fort de Ronce, puis en direction du Lac Clair. A environ 2600m d’altitude, nous avons trouvé les premières neiges de novembre, et joui d’un coucher de soleil extraordinaire sur le lac du Mont-Cenis. Devant nous, la Dent Parrachée ceint le lac d’une couronne glaciaire à 3697m d’altitude, et au loin, les Aiguilles d’Arves se découpent comme des vaguelettes à l’horizon. Dans ce cadre extraordinaire, Thierry Bardagi, chaleureux accompagnateur en montagne, prof de yoga et sophrologue nous propose une activité originale : le yoga du rire. Insolite, déconcertante, cette activité nous invite au lâcher-prise et à la libération des tensions. Par un mélange de gymnastique, de théâtre, d’exercices de respiration, de grimaces et de jeux, Thierry nous incite à nous libérer du négatif et retrouver par le rire et l’oxygène de la montagne un nouveau souffle. Cela éveille votre curiosité ?

Contactez Thierry Bardagi, guide et prof de yoga en Haute-Maurienne

Après notre session, nous avons profité d’un sublime coucher de soleil sur le lac…

3) Goûter le Beaufort à la Fromagerie

Connaissez-vous le Beaufort AOP ? J’en salive rien que de l’écrire : ce délicieux fromage savoyard à pâte dure a le goût doux et fleuri des alpages. Fromage doux, fromage d’été, il séduit par sa finesse et sa fraîcheur. C’est un de mes fromages préférés, et j’étais très heureuse d’aller visiter la Fromagerie de la coopérative laitière de Haute Maurienne Vanoise à Lanslebourg, pour comprendre toutes les étapes de sa fabrication. Une quarantaine d’éleveurs associés sont propriétaires de cet atelier où naît ce fromage savoyard emblématique du Beaufortain, de la Haute-Maurienne et de la Tarentaise. Comme pour toute AOP, les critères sont stricts : la nourriture des vaches de race Taurine et Abondance, qui reçoivent foin en hiver, herbe fraîche en été, l’utilisation d’outils traditionnels comme la toile de lin et le cerclage de bois, l’affinage 5 mois en cave, sont très contrôlés afin de garantir le goût léger et fruité. Nous assistons au caillage du lait frais, sous la houlette du maître fromager. Le caillé est ensuite mis en meule et cerclé de bois. Il s’affinera en cave, où un robot aura la lourde tâche de retourner plusieurs fois par jour ces meules de 40kg à talon concave. La visite de l’atelier du fromager est passionnante, et celle des caves, de toute beauté. Grandes amatrices de fromage, Marion et moi nous sommes régalées…

Fromagerie de Lanslebourg  : visites et boutique

… D’autant que nous avons ensuite dégusté non seulement le Beaufort, mais aussi le bleu de Bonneval, un bleu plus doux que les autres fabriqué avec le même lait de montagne – Marion s’est régalée, j’avoue que le Beaufort reste indétrônable pour moi ! Nous sommes reparties de la boutique avec du fromage (évidemment), mais aussi d’autres spécialités savoyardes comme les crozets ou le jus de pomme-myrtille…

4) Découvrir un patrimoine religieux extraordinaire

Qui a déjà suivi les « routes du baroque » le sait : la Savoie est célèbre pour son patrimoine religieux extraordinaire. A Morzine, je m’étais passionnée pour l’histoire de St François et la beauté de l’église paroissiale. En Haute-Maurienne, nous avons eu la chance d’être conduites par Armelle, guide du patrimoine, à la découverte des églises de la vallée.

Les églises de Haute-Maurienne portent leurs clochers en étendard, si distinctifs de cette vallée : ces églises de style roman lombard ont été réhaussées au 17e siècle de clochers où une tour principale est entourée de quatre petites pyramides à chaque angle. On les cherche des yeux et on les trouve dans chaque village, en harmonie avec les formes des hauts sommets qui les surplombent. Mais outre la verticalité superbe des églises, on retrouve d’innombrables et parfois toutes petites chapelles votives, comme un rempart de prières et un chapelet de saints contre les dangers des montagnes.

Armelle nous conduit tout d’abord à l’église Saint Michel à Lanslevillard, emblématique des églises de la région à plus d’un titre : bâtie au XIIe siècle en style roman lombard, restaurée de façon somptueuse (à l’intérieur, l’extérieur restant très sobre) à l’époque baroque, de nouveau restaurée de façon néo-classique au XIXe siècle. Ce qu’il reste aujourd’hui du baroque dans cette église, et qui la rend célèbre, ce sont ses trois retables, absolument somptueux. Le plus ancien et le plus précieux, le Retable du Rosaire, date de 1627, et a été réalisé par un grand maître, Jean Clappier, à la gloire de Marie et de son rosaire (la prière du chapelet). Datant des années 1700, le second est emblématique d’un baroque très orné avec ses superbes colonnes torsadées, et met en valeur Saint Antoine le Grand, l’ermite chéri des montagnards. Le troisième retable enfin est d’une grande richesse, la prébelle (partie basse) représentant la vie terrestre, ses moissons et ses fleurs, tandis que l’attique (la partie haute) est céleste – au milieu, anges et saints assurent l’intercession entre ici-bas et là-haut. Les colonnes dorées qui entourent le tabernacle, « saint des saints », évoquent le tombeau de Saint Pierre à Rome, tandis que le pélican s’ouvrant le ventre pour nourrir ses petits est une figure du sacrifice ultime ; ce retable est un véritable univers spirituel en miniature.

A Lanslevillard toujours, nous découvrons la chapelle Saint Sébastien, saint patron criblé de flèches des pestiférés, des guerriers et des mourants, qui me fascine par la qualité de ses fresques, intactes depuis leur création dans les années 1460. A la charnière entre l’art gothique médiéval et les premières impulsions de la Renaissance, ces fresques peintes à même la pierre (d’où leur excellent état de conservation) sont de véritables bandes dessinées retraçant d’une part la vie du Christ, d’autre part celle de Saint Sébastien. Colorées, didactiques, vivantes, elles replacent les évangiles dans un cadre familier des fidèles de l’époque : ainsi, ici Jésus est savoyard, évolue parmi les Alpes, et mange du fromage et de la charcuterie !  

Armelle nous conseille une dernière visite, que nous effectuerons sur la route du retour : celle de l’église d’Aussois, plus bas dans la vallée, où la décoration baroque a été refaite sur un mode art déco au début du XXe siècle, mêlant les anges de la contre-réforme à ceux des années 1910.

Cette visite très riche m’a passionnée, et j’ai découvert qu’Armelle proposait également des ateliers de peinture ancienne – si le patrimoine savoyard vous intéresse, n’hésitez pas à la contacter.

Contacter Armelle Filliol, guide du patrimoine et peintre en décor

5) Se perdre au bout du monde dans la vallée de l’Avérole

C’est toujours sur le conseil d’Armelle que Marion et moi décidons de nous aventurer « au bout du monde », en quittant la route principale à Bessans pour se perdre dans une vallée adjacente, celle de l’Avérole.

Au bout du bout du monde, le but de notre escapade : le hameau d’Avérole, construit au Moyen-Âge à 2307m d’altitude. Dans une solitude absolue, nous arpentons environ 7km de route sinueuse, surmontée par des sommets majestueux culminant à plus de 3500m, avec la sensation de remonter le temps. Nous longeons le hameau en ruines des Vincendières, où je suis triste de voir s’écrouler des maisons datant du XVIe ou XVIIe siècle – ah, être riche et restaurer ce village ! – avant d’arriver dans ce décor pastoral figé dans le temps, surplombé par sa majestueuse église sur fond de pentes enneigées et de solitudes gelées. Un moment de grande beauté…

6) De bonnes adresses originales en Haute-Maurienne

Nous sommes venues en plein confinement, et en novembre – les deux adresses que nous sommes allées découvrir, La Ferme du XXIII et l’Outa, étaient encore en fin de travaux. Mais j’ai vraiment hâte de les voir ouvertes cet hiver, car les lieux sont attachants et originaux, et proposent typiquement le genre d’expériences décalées que j’adore !

La Ferme du XXIII (23) se situe sur la route du Mont-Cenis, au 23e virage. L’été, on y accède en voiture, mais l’hiver, elle est intégrée au domaine skiable, et devient un resto d’altitude, accessible à skis pour les heureux amateurs de neige. A l’époque napoléonienne, il s’agissait d’une maison cantonnière, relais de poste pour les mules. Bien des décennies plus tard, ce nouveau projet va ramener des animaux vivants parmi ces murs. Le propriétaire de la Ferme du 23 est agriculteur : soutenu par la municipalité, il a travaillé depuis plusieurs années à ce projet original, et a entièrement restauré la ferme pour la changer en un restaurant insolite, où les vaches seront sous le plancher. Par une lucarne de verre, on pourra voir les animaux sous le décor chaleureux et montagnard, avec un grand bar de bois et une déco typique de la région. A table ? Une carte courte, mais 100% locale (et on ne peut plus branchée circuit court) : le fromage et la viande de ses propres vaches. Hâte de revenir en hiver pour découvrir cette expérience de terroir !

Au bar de la ferme du XXIII – sous le plancher de verre, les vaches

La Ferme du XXIII, resto d’alpage à Val-Cenis, menus terroir 100% locaux

A Termignon, l’hôtel L’Outa réouvre cet hiver avec un tout nouveau concept. Après avoir grandi à Chambéry et tenu une brasserie célèbre à Annecy, un couple de jeunes savoyards dynamiques et plein d’idées reprend ce vieil hôtel-restaurant. Au programme ? Une restauration et métamorphose intégrale des lieux, pour créer un vrai espace à vivre accueillant et chaleureux au rez-de-chaussée, avec de grandes verrières ouvertes sur les montagnes, un coin canapé autour du poêle à bois, un bar et une salle de restaurant. L’équipe annecienne les a suivis en Haute-Maurienne, et l’Outa sera avant tout un resto à la fois régional et original, où on ne mangera pas les traditionnelles raclettes et tartiflettes, mais des produits locaux transformés de façon fraîche et moderne. La carte change chaque jour, et les suggestions du dernier menu avant le confinement nous ont fait saliver : en entrée par exemple panna-cotta au chèvre, nage de potimarron à la coppa, œuf cocotte à la fondue de poireau, champignons et beaufort… Les 19 chambres proposent des configurations variées, chambre duo, suite familiale ou dortoir de 6 personnes, le tout avec une déco hipster chaleureuse et acidulée. Cerise sur le gâteau ? L’espace détente au sous-sol, avec notamment un immense jacuzzi ! Hâte de voir le spa savoyard une fois achevé. On a aimé l’atmosphère cool et décalée, la carte qui promet des merveilles et la bulle de bien-être face aux montagnes, on note l’adresse et on reviendra !

L’Outa à Termignon, restaurant, bar, hôtel et spa, ambiance arty et conviviale, cuisine raffinée

Je termine enfin par le lieu qui nous a accueillies pendant deux jours. La Vieille Poste à Lanslebourg n’est pas un hôtel-resto « branché », c’est un 2 étoiles un peu dans son jus, pas une adresse chic ou insolite comme on en trouve usuellement sur ce blog. Mais ils nous ont accueillies en plein confinement avec beaucoup d’efficacité, et on tient à souligner la gentillesse et le sens de l’hospitalité de l’adorable famille polonaise qui tient les lieux. Leur cuisine est roborative, généreuse et pleine de saveurs. On a fini intégralement nos assiettes à chaque repas et on recommande chaleureusement leur resto de spécialités.

La Vieille Poste à Lanslebourg, hôtel-restaurant traditionnel

7) Revenir en Haute Maurienne en toute saison

Nous sommes venues en Haute-Maurienne dans des conditions très particulières, en novembre, qui est généralement un mois dormant en montagne (ce n’est déjà plus l’automne et ses couleurs, ce n’est pas encore l’hiver et sa neige), et en plein confinement. Les conditions n’étaient donc a priori pas idéales pour tirer parti de tout ce que cette vallée peut offrir, et malgré cela, nous avons toutes deux eu un immense coup de cœur pour ce pays magique. Marion et moi nous sommes promis de revenir en Haute-Maurienne, car il y a tant de beautés à contempler et d’expériences fortes à vivre ici en toute saison !

En Haute-Maurienne en hiver, on reviendra skier sur l’immense domaine de Val-Cenis, pour avoir la joie de dévaler à skis les grands virages de la route napoléonienne qui descend du col. On ira faire du chien de traîneau et des raquettes à Bessans, qui a des airs de petit Canada avec ses grands espaces nordiques, et profiter d’un enneigement extraordinaire à Bonneval-sur-Arc, qui est si riche en flocons que la station ne ferme usuellement que début mai. A Bonneval, on monte skier jusqu’à 3000m, sur l’une des plus grandes calottes glaciaires des Alpes.

L’été en Haute-Maurienne, on louera un chalet d’alpage – ils sont nombreux dans cette vallée si préservée, et proposent une expérience de déconnexion fabuleuse, au plus près des cimes dans un décor idyllique – et on ira randonner parmi les fleurs autour du lac du Mont-Cenis, qui abrite la plus grande biodiversité florale de toutes les Alpes. Notre guide Karine Routin nous a donné quelques bons tuyaux concernant les chalets à louer, vous pouvez lui faire signe !

L’automne en Haute-Maurienne, by Marion – Foehn Photographie. Un air canadien, non ?

A l’automne, on reviendra encore en Haute-Maurienne pour ses fabuleux mélèzes : le seul résineux qui perde ses aiguilles en hiver se change en véritable torche dorée en octobre, et illumine les paysages d’un roux flamboyant. La plus grande mélèzeraie (forêt de mélèzes) des Alpes françaises est ici en Haute-Maurienne, aux alentours de Bessans, et c’est un incroyable terrain de jeu pour les randonneurs et les photographes quand octobre l’incendie de mille couleurs.

Bref, la Haute-Maurienne, nous y reviendrons encore et encore !

Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie

Nous avons effectué ce reportage dans des conditions très particulières, en mission pour un des magazines pour lesquels je travaille. Un grand merci à l’office de tourisme de Haute-Maurienne Vanoise et à l’agence Duodecim, et notamment à Nadia et à Lise, pour cette belle organisation inventive. Merci à tous les prestataires qui ont joué le jeu avec beaucoup de gentillesse. Nous avons adoré ce séjour hors normes et nous reviendrons !

Nous gardons vos données privées et ne les partageons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vous avez aimé cet article ?
Alors n’hésitez pas à le partager ou à l’épingler !

-


Pour suivre l’actualité d’Itinera Magica, aimez notre page Facebook
ou inscrivez-vous à notre newsletter


Merci pour votre soutien et à bientôt !

9 commentaires pour
“Sept expériences à vivre en Haute Maurienne : Savoie authentique”

  • Voilà un coin que je connais bien… mais qu’en hiver…et pendant la saison de ski alpin… on y allait avec un ami collègue et l’un de mes Beaux frères… avec une Association de jeunes de Nancy, mon collègue connaissait bien l’organisateur des stages de ski, et on passait une semaine avec ces jeunes … moyennant un petit prix de séjour bien sûr ! Et je peux te dire Ariane, qu’on ne s’amusait pas avec eux… c’était du ski très, très…sportif ! Fallait les suivre ! Car nous, on avait une cinquantaine d’années… et eux entre 16 et 20 ans ! Mais, de sacrés beaux souvenirs de bonnes rigolades lors des soirées dans l’immense chalet situé à Lanslevillard… et plusieurs fois on est monté à Bonneval-sur-Arc, chez un copain perchiste de Val Cenis… Merveilleux ce village de Bonneval-sur-Arc… montagnard à 100% authentique. Avec des mètres de neige sur les bas côté et 1 m sur les toits en hiver ! Ce coin de montagne est vraiment magnifique ! Pour les amoureux de la Montagne sauvage, il y a pas mieux !
    Bises de Bourgogne…
    Gilbert d’Ahuy ( CO )

  • Magnifique article. Cela semble beau , simple, accessible et sans doute, pour l’essentiel, pas trop cher.
    Très beau texte. Très belles photos.
    Donne envie de tout essayer, tout goûter.
    Sauf peut-être, pour moi, le yoga dans la neige. Je méditerai devant le Lac …

  • Moi qui suis pourtant plus sensible à la mer qu’à la montagne, je suis complètement subjuguée par ces paysages et ce patrimoine magnifiques… Je ne connaissais pas du tout cette région, mais je rêve déjà au déconfinement pour suivre tes pas à travers ces vallées d’exception !

  • […] Par Alexandra du blog Itinera Magica (à lire: que faire en Haute Maurienne). […]

  • Ce secteur de la Maurienne me fait de l’oeil depuis un moment et ce n’est pas ce genre de reportage qui va me faire changer d’avis 😉
    Merci pour ces belles images d’évasion !
    Je te souhaite ainsi qu’à tes proches, un très bon Noël.

  • Bonjour. Tres beau reportage mais La Haute Maurienne ne se limite pas à ce que vous décrivez. De magnifiques lieux sont aussi à découvrir et à soutenir. Sollieres-Sardieres et Bramans font aussi partie de VAL CENIS. Leurs eglises sont baroques aussi, les villages ont leur charme, le Musee d’archéologie de Sollieres est un trésor de la vallée, à Bramans : Hannibal et son arcours qui le relie à Giaglione son village jumelé italien, son parcours de ski de fond-raquettes au Planay avec ses vues magnifiques, ses vallees profondes et accessibles à Tous: Rtache, Ambin, Bramanette avec des agriculteurs qui acvueillent, ses refuges, mais aussi son parcours des chapelles, la plus vieille eglise de la vallée : St Pierre d’Extravache, sa montee vers le Petit Mont Cenis et Savine/Le col clapier franco italien , son bivouac, toujours grâce au parcours Hannibal, ses ruelles de village typique avec la découverte via de magnifiques panneaux du Patrimoine, un commerce multiservices ( bar, restaurant, chambres, refuge, épicerie, salle hors sac, relais poste ) traditionnel de plus de 10 ans pour la plus vieille partie, des artisans du savoir faire: boulanger, menuiserie…bref à voir. Sans compter les Forts de l’Esseillon avec via Ferrata….alors à bientôt dans cette tres belle partie du départ de la Haute Maurienne.
    Merci . Cordialement.

  • Chère Thérèse, vous avez entièrement raison. Un reportage n’est qu’un instantané, une possibilité parmi tant d’autres, mais ne prétend pas épuiser la richesse d’un territoire, et surtout pas d’un territoire aussi riche et divers que la Maurienne. Merci pour ces magnifiques pistes pour aller plus loin. Je note précieusement. J’ai adoré cette région et je reviendrai, soyez en sûre ! Merci.

  • Joli article, je l’adore ! Bravo

    Au plaisir de vous lire

  • […] testé le yoga des neiges aux Saisies, en Haute Maurienne, à Saint Martin de Belleville, et la marche nordique en […]

Laissez un commentaire


Explorez Itinera Magica

Consultez le profil de ItineraMagica sur Pinterest.